[Théatre] Book of Mormon

For my review of this musical in English, see below the En Français part.

Comme je vous l’ai déjà dit ici, je me suis donné l’objectif de faire dans les semaines qui viennent un certain nombre de choses que je ne pourrais pas faire une fois loin de Londres. Par exemple, voir les hits des comédies musicales du West End. Après Aladdin et le Roi Lion, je suis allée hier en compagnie d’une Amie voir le « Book of Mormon », un spectacle d’un autre genre. Le comédie n’y est pas utilisé à la légère, loin de là.

Attirée par les critiques élogieuses, j’avais mis cette comédie musicale dans ma « bucket list » et j’ai réussi à trouver une Amie qui était tout aussi intéressée par ce spectacle. Après un dîner tellement bon à la branche « Covent Garden » de Dishoom, selon moi l’un des meilleurs restaurants londoniens, nous nous dirigeons vers le théâtre et des places très honnêtes pour le prix modique payé (dans les stalls, un peu sur le côté mais une vue d’ensemble nickel). Et pour une fois, pas de gens gênants à côté de moi, quel bonheur ! ça change tout à une telle expérience, c’est clair. Mais, il faut bien le dire, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Que ce soit pour Aladdin ou le Roi Lion, je connaissais les chansons et l’histoire. Là, je n’ai aucune idée de ce qui m’attend, si ce n’est que c’est drôle et que ça parle de la religion/secte mormone. Hors je n’y connais pas grand chose aux mormons moi, si ce n’est ce que j’ai pu glaner en regardant la série Big Love, il y a quelques années déjà. Bref.

Ce n’est qu’après la représentation que j’ai lu que cette comédie musicale avait été créée par les auteurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone. Tout s’explique. J’ai tellement rigolé durant ce spectacle, ça devrait pas être permis. Alors, clairement, âmes sensibles et choquées facilement, et si vous êtes un tant soit peu religieux fondamentaliste, il ne faut pas y aller… Tout y passe, pas de quartiers! Les noirs, les chinois, les gays, les lesbiennes, les français, la circoncision féminine, le SIDA mais surtout les américains en général et les mormons en particulier s’en prennent plein la tête. Et le rythme est assez effréné. Il y a aussi des personnages qui n’ont rien à faire dans cette histoire, je cite – entre autres – Yoda, Dark Vador, des Hobbits, Hitler… Joseph Smith (le fondateur de la religion) et jésus/guirlande lumineuse sont excellents. Je crois que mes scènes préférées sont « Turn it off » (rien que pour la performance du très très gay mais très très refoulé Elder McKinley) et la mise en scène théâtrale des Ougandais à la fin. Par contre, il faut quand même un bon niveau d’anglais pour suivre, ça va vite et ça va fort.

Je ne savais pas du tout ce que la partie « musicale » du show allait donner, puisque clairement le but est purement humoristique. Et bien, j’ai été étonnée, ça marche vraiment bien. Les chansons sont entraînantes avec des refrains excellents (« I have a plate », « Two by two »), et les chanteurs/danseurs sont à la hauteur. Bien sûr la plupart sont ridicules et d’excellentes satires, mais on n’est pas là pour des hits du Top 40 non plus. L’un des personnages principaux, Elder Cunningham, a vraiment une voix d’une gamme impressionnante: du très très grave (« Man up ») au fluet aigu (« Later day »). L’héroïne Nabulungi (Nigelfarage/Nutella/JonBonJovi/Necrophilia comme l’appelle Elder Cunnigham) a une très belle voix et plusieurs solos sympathiques.

Donc pour résumer, je ne savais pas du tout ce que j’allais voir, mais j’en suis ressortie agréablement surprise et avec l’envie d’en voir plus, beaucoup plus.

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As I already told you here, I gave myself the objective of ticking things off my bucket list before I leave London, as there are things one can only do in London. One of them is going to see Musicals in the West End. There are many of them, and I already saw a fair few of them. But there are some I still need to see, and Book of Mormon was one of them. But, now I have seen it. And I am glad, although I truly did not know what to expect. This is not lying when it says it is a comedy…

After yet another amazing diner at Dishoom, this time at the Covent Garden branch, a friend and I go to the Prince of Wales theatre, right in the Leicester Square area. Thanks to careful research and, well, luck, we had great seats: in the stalls, a bit on the side but with a great view. And for once, I did not have an annoying neighbour. That changes everything… As i said, I had no clue about what that musical was about. When I went to see Aladdin or the Lion King, at least I knew the story and most of the songs, here: nada! I knew it was about the Mormons and their weird religion, but no more than that really. And what I knew beforehand about Mormon was limited to what I learned watching Big Love a few years ago.

It’s only after the show that I read that this musical had been written by the creators of South Park, Trey Parker et Matt Stone. This explains that. If you are easily offended, or if you’re even a bit of a religion fundamentalist, I think this is not for you. I laughed so much during the show, and all the while cringing with delight (yes, that’s possible) at the heavy sarcasm of the story and the true dark humour of the numerous jokes. Everything goes, and this play does not take any prisoners: gays, lesbians, black, Chinese, French, AIDS, female circumcision… But mostly Americans and Mormons in particular! And you literally have not time to take a breath, it is a real whirlwind. We also see interesting characters from, Star Trek, Star Wars, Lord of the Rings, and even Hitler. I loved how they portrayed Joseph Smith (the founder of the Mormon religion) and how tacky they made Jesus, with his switch on « holy » light. I would say my favourite scenes are « Turn it off » (if only for the wild performance of the very gay but very closeted Elder McKinley) and the last song of villagers. Beware, you will need a good English level to catch the jokes flying around.

Another thing I was not sure about before going to this play was its « musical » part. I knew it would be funny, but would the songs be good? Well, we are not here to listen to top 40 hits but I found the songs excellent: catchy and very funny (« I have a plate », « Two by two »), and the singers/dancers are up to the task. I have a special mention to one of the main character, Elder Cunningham, who show a quite impressive voice range, from very deep (« Man up ») to extremely high pitched, almost boyish (« Later days »). The heroin Nabulungi (also called Nigelfarage/Nutella/JonBonJovi/Necrophilia by love struck Cunningham) has very good voice and gets a few solos to show it off.

So, to summarize, here is an excellent play – if different from anything else you’ll see on the West End. I’d love to see more, if there was more…

[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 3

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Je crois que ce qui m’a le plus plu lors de ce week end de randonnée dans le Pays de Galles, c’est la variété des ballades que nous avons faites. Après la rando tranquille sur un chemin de contrebandier du samedi et celle qui m’a fait détester le sable le dimanche, nous avons quitté la péninsule de Gower et nous nous somme dirigés vers la fameuse région galloise des Brecon Beacons (ou les bacon bacon, parce que c’est plus facile à dire quand même). Tout ça après avoir nettoyé l’auberge de jeunesse que Outdooraholics avait privatisé pour nous pour trois nuits.

La ballade promet de belles cascades, et qui dit cascade dit montées et descentes… C’est dur mais ça vaut le coup. Bon, j’aurai pu me passer de ce passage via un « champ-rivière », c’est à dire un champ tellement mouillé que des ruisseaux d’eau le traverse un peu partout. Avoir les pieds mouillés (ça s’enfonce dur) dès le début d’une rando, y a mieux. Après une pause déjeuner expédiée (20 mins top chrono), nous arrivons enfin à la première cascade (nous en verrons quatre successives). Il y a un monde fou ici, on est loin du calme des deux premières randos, mais après tout cette région est plus proche de Londres, et il fait beau… Cette fois-ci, nous marchons sur un sentier de terre dure bien tracé, mais qui glisse bien comme il faut en descente. Vive les bâtons de marche !

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En avançant, on croise deux filles de notre groupe qui viennent en sens inverse, et là, horreur, je me rends compte qu’on ne les a pas attendu au départ… Elles sont plantées à cause de leur GPS, et ni les guides ni personne du groupe (moi inclut) ne les ont calculées. Horrible. Je trouve ça super moyen de la part d’un groupe de professionnels quand même. Elles ont décidé de faire la balade quand même mais n’ayant pas de carte ou notre itinéraire, elles ont suivi le chemin qui partait du parking. J’ai plus tard appris qu’elles s’étaient à moitié perdues, les pauvres… Pas cool. Pour nous, le clou de cette rando est la quatrième cascade, Sgwd yr Eira (aucune idée de comment ça se prononce, non), car on peu passer dessous, comme dans les films ! Helas, la grotte de Batman ne se cache pas derrière, c’est quand même super dommage. Compte-tenu du monde, on ne peut pas vraiment rester longtemps, c’est dommage ! Si je pouvais, je reviendrais hors saison.

C’est vers 15h qu’on retourne vers nos voitures, plus tot que prévu (et tant mieux) pour rentrer sur la capitale. Etonnament, la route est fluide jusqu’à destination… heureusement, parce que je suis bien crevée par ce week end sympa mais physiquement épuisant ! 60 km en 3 jours, record battu. Je suis prête pour les Great Walks de Nouvelle-Zélande l’année prochaine… J’aurai aimé refaire d’autres week ends avec Outdooraholics, mais maintenant ce sera trop juste avant mon départ d’Angleterre. Je ne vous ai pas dit ? Je pars !

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What I really appreciated about this weekend away in Wales was the shear variety of walks we did during this short time. In three days, we went on three very different hikes, and the last one was even more different, as we left the coast of the peninsula to reach the Welsh region of the Brecon Beacons (or as I like to call them the Bacon bacons, it is so much easier for me to say), and more specifically the Waterfalls region. All that after cleaning the nice youth hostel that Outdooraholics had privatised for us.

On we went, about 1h10 drive from port Eynon. There are a lot of people parked everywhere, but surprisingly enough, nobody in the little free parking we get into. The heat is even worse around here, as there is no sea breeze to cool it down, but well I will never complain of warmth in the UK. We start straight up with a hard climb – water has to fall from somewhere for a river to make – guess what – a waterfall. The next bit of the walk I could have done without, as we cross a field-river: not sure how else I could call a place that is so wet that you see streams of water flowing under your feet – when they are not fully immersed in a nice combination of water & mud. Having my feet wet is not the best to start a hike… After a very fast lunch break, we reach the first of the four waterfalls that we will see on this walk. It is quite impressive but so is the shear amount of people that are there too. It certainly is different from the two previous hikes, where we barely saw anybody else. We keep walking up and down on a path made of hardened soil, nice when you go up but quite slippery on the way down. I am glad for my walking sticks!

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We keep going, and suddenly we cross path with two girls from our group, and that’s when I realise that they were not with us: they did not reach the meeting point because their GPS was crap, and nobody realised they were not there! Not even the professional guides… That is not right, for sure! When they arrive at the parking, we had already left. They decided to go walking anyway, but they had no map or itinerary, so they ended up walking so much more than us, but that I heard only later as they just started when we passed them. For us, we were near the most interesting part of the trip, the Sgwd yr Eira, a waterfall you can walk under, like in movies. There is no Batman cave behind it, unfortunately! We didn’t really stay long, as there was indeed a lot of people here too, and people were queuing to get under the waterfall. I wish I could come back on a less busy day…

It was only 3pm when we got back to our cars, eager to start the journey home and hopefully beat the traffic. Actually, the road was quite clear, and I got home around 7pm, knackered but very happy with my choice of week end. I wish I could do more Outdooraholics weekends, but there is no time before I leave England…

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[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 2

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Qu’y-a-t-il de meilleur qu’une journée en auberge de jeunesse après une belle rando sous un soleil estival ? OK, tellement de choses… Bon, ça fait partie de l’expérience, et je sais que mon lit m’attend en rentrant. Aujourd’hui encore, le soleil brille, la crème solaire est de rigueur et j’utilise mon deuxième tee-shirt – et le même pull. Cette fois-ci, nos voitures nous amènent du côté d’Oxwich, à quelques miles par des routes super étroites de Port Eynon, en direction de Swansea. 4.50£ au gardien du parking dépassé par l’afflux soudain de voitures, et hop nous partons à pied sur la plage.

Marcher sur la plage, c’est bien mais c’est bien crevant, surtout que le groupe est plutôt rapide ! Rapidement, nous montons sur la dune (le sable en montée c’est encore mieux), puis nous suivons la côte en direction de Swansea. On arrive rapidement assez haut, suffisamment haut pour passer au dessus d’un brouillard résiduel qui donne une impression surréaliste du paysage. Beau. Cette rando est un peu plus dure que la précédente: ça monte et ça descend, il y a beaucoup de sable et il fait encore plus chaud. Mais c’est tellement beau. Surtout l’arrivée (en courant toute la descente à fond dans le sable – souvenir de volcan au Cap-Vert) à la Three Cliffs Bay et sa rivière sinueuse. Notre objectif pour le pic-nic, le château de Pennard en ruine, se dessine sur le haut d’une des falaises. De là-haut, la vue se mérite mais est vraiment exceptionnelle.

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Après le lunch, nous redescendons dans la baie. Les guides, compte tenu du fait que nous sommes un groupe rapide (y avait le choix?), décident d’allonger le parcours et de rentrer par l’intérieur des terres au lieu de passer par la plage comme  l’aller. Nous partons donc en direction d’une belle colline. Encore une fois, ça monte dur et vite mais la vue est superbe. C’est dingue ce qu’un groupe peut faire à votre motivation. Je me serais sûrement arrêtée des centaines de fois si j’avais été seule… Mais je ne veux pas être à la traîne, alors j’avance. Pfiou. La resdescente est moins évidente que le reste de la ballade, et je vois bien que cette partie là est improvisée. On voit bien le parking du haut de la colline mais les « quelques kilomètres, et seulement une heure de descente » annoncés se transforment en deux heures de hauts et de bas mais surtout de bataille contre la boue qui crève bien tout le monde. J’aime bien les sentiers bien marqués moi… Quand enfin on arrive au village d’Oxwich, tout le monde est sur les rotules après une rando de 22 km au lieu des 14 annoncés. Ah bravo.

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Même si cette rando s’est révélée bien difficile, nous avons eu droit à un temps exceptionnel et à des vues hallucinantes. Je ne regrette rien,  mais autant dire que je n’ai pas été voir les étoiles le soir… Surtout que le repas du soir s’est révélé désastreux, dans un pub pas du tout équipé pour recevoir un groupe de 30 personnes affamées. Allez, il reste encore un jour sur ce beau week-end dans une région dont, il faut bien l’avouer, je n’avais jamais entendu parler auparavant !

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I am asking you – what is better than a night in a youth hostel after a tiring hike under a sun stronger than expected? A lot of things, indeed. But hey ho, I chose it so I am going to enjoy it, no matter what! Today, the sun shines even stronger, I put on my second tee-shirt, and keep the same hoody I had the day before, just in case in the bottom of my backpack… This time we take our cars to the nearby village/beach of Oxwich, only a few miles away. The parking attendant is obviously dumbfounded by this influx of cars at 9 in the morning on a Sunday but well. Here we go, and this time we start on the beach.

Walking on the beach on a sunny day is amazing, but it is pretty tiring when the sand is soft and the hiking group fast. Soon, we leave the beach and get up through the dunes – if walking on the beach was hard, i let you guess how the very sandy dunes were… We get to the top quite fast, and I am amazed by the view: a thick fog blinds the valleys but the top of the cliffs is piercing through and it is beautiful. This hike is more difficult, it goes up and down, and there is sand everywhere but it is indeed worth it. It is near noon when we arrive at Three Cliffs Bay, and I am the only one who follows our guides running down to see level in the sandy path. That reminds me of a very impressive hike down the side of a volcano in Cape Verde… There is no danger, I trust the guides and I just let go. So fun. The bay is amazing, with its river meandering in the middle. Pennard Castle, the ruins were we will have lunch is visible on one of the cliffs. From there, the view is – guess what? – amazing, and somehow soothing.

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After lunch, we go back down to the bay. The guides, as we are a fast group (did we have a choice not to be?), decide to extend the hike. Instead of going back through the beach as planned, we get up to the hills. It goes up hard and goes up fast. I am quite out of breath, but then again, the view is also amazing. I guess I would have stopped so much more if I had been on my own – what a group makes you do is crazy! Once we are done with going up, we see the parking down below, but the end is far from near unfortunately. Even if the guides clearly said it would just be « an hour and all downhill », it turns out to be more like two hour, up and down, with the last part of it inches deep in mud. It’s 25C out here and there is no water left. Not the best way to finish a hike… I like my ways clearly planned, but well… Everybody in the group is parched (we thought it would be only an hour…) after walking 22km instead of the 14 planned, so the (large) cold one is again more than welcome before we go back to the hostel.

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Even if this hike was longer and more difficult than the first one, it was great. It would be no surprise to you that I did not get to see the stars that evening, i just plunged in my bed. I need to make sure I was still alive for the last hike of the week end!

[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 1

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Pour une fois, j’ai réfléchis très tôt à l’organisation de mes longs week-end de printemps: si je me souviens bien, j’ai du réserver tout ça peu de temps après le premier de l’an. OK, j’ai annulé un week-end rando dans le Lake District prévu pour Pâques, ne me sentant pas en forme pour attaquer des randonnées « challenging », comme ils disent sur le site de Outdooraholics. Et apparemment j’ai bien fait: il a fait tellement froid que les randonneurs ont eu droit à de la neige tout le week-end ! Cette fois-ci, les prévisions annoncent un temps sec, pas très chaud mais trop chaud + rando, je ne suis pas sûre d’aimer, alors tant mieux. Toujours avec Outdooraholics, une compagnie trouvée sur Meetup et avec laquelle j’ai déjà fait des randos à la journée autour de Londres. Randos parfois violentes (>25km en un jour), je sais donc à quoi m’en tenir… Cette fois-ci, direction la péninsule de Gower, au sud du Pays de Galles (la ville la plus proche est Swansea).

Première étape: récupérer Eimar (prononcez imeur), une Irlandaise qui a accepté ma proposition de covoiturage – le Pays de Galles c’est loin ! On est parties pour 5h30 – avec pauses – sur les routes… Heureusement Eimar s’avère très sympathique, il semblerait qu’on ait les mêmes idées sur la vie et les randos, tant mieux, le voyage sera moins long ! Compte-tenu du monde sur la route (vive les bank holidays weekends), nous n’arrivons pas avant 21h30, et il fait bien sombre malgré notre envie de voir les dernières lueurs du coucher du soleil – tant pis, nous verrons ça demain. Les organisateurs arrivent à l’auberge de jeunesse de Port Eynon en même temps que nous, c’est un peu le bazar… On décide d’aller voir la plage juste à côté pour leur laisser le temps de s’organiser, il ne fait pas chaud mais l’absence de pollution lumineuse laisse entrevoir ce que pourra être le ciel plus tard dans la nuit. Mais 5h30 de route dans les jambes me font revenir vite à l’auberge et on nous assigne rapidement notre chambre – bien petite pour 2×2 lits superposés… La nuit est agitée, je ne suis plus habituée aux AJ moi.

Après une bataille rangée pour accéder à la salle de bain que nous partageons à quatre, et un petit dej pris dans le jardin, je me rends compte qu’il fait assez chaud pour se mettre directement en tee-shirt. Mais enfin ! Quand je pense à toutes les affaires à manches longues que j’ai amené et les trois tee-shirts qui se battent en duel dans ma valise, je me dis que je vais peut être avoir un problème quand même… C’est armée de mes fidèles bâtons de marche que nous attaquons la rando, directement de l’auberge, en direction de Rhossili, notre « terminus » si je puis dire. 21.5km de rando côtière exceptionnelle, pas trop violente en collines, mais riche en vues exceptionnelles. J’adore randonner sur les sentiers côtiers, je peux dire sans hésiter que c’est de loin ce que je préfère. Malgré la brise, le temps est à la chaleur: je n’ai pas mis mon pull de la journée c’est dire !

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Les criques et les pointes (heads) se suivent et ne se ressemblent pas, jusqu’à l’arrivée à Worms Head, une île reliée à la péninsule uniquement à marée basse. Les marées jouent en notre faveur (ou alors le weekend est extrêmement bien organisé), et le passage s’ouvre tout juste quand nous arrivons. Me voilà exposée à un genre de rando différent: la marche de crabe, pas de côté non, mais imaginez-vous marcher sur une fond marin tout juste découvert, avec pierres bien glissantes mises n’importe comment, pas de chemin marqué, le tout recouvert de moules et de flaques d’eau de mer éparses… intéressant mais fatiguant ! Sur la terre ferme de l’île, la vue de la peninsule est magnifique malgré une sorte de brouillard persistante qui recouvre les hauteurs au delà de la plage exceptionnelle de la baie de Rhossili. Je renonce (!) à aller jusqu’au bout de l’île, y a une partie escalade sur pierres glissantes qui ne me tente pas du tout. On est quatre à rester derrière et attendant les autres, nous avons la chance de recevoir la visite d’un phoque énorme. J’utilise mon excellent cadeau de Noël pour la première fois, ces jumelles sont vraiment super (merci papa, maman) !

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Après une bière bien fraîche et encore plus méritée, nous rentrons à l’auberge grâce à un système  ingénieux de covoiturage – pour une soirée sympathique à base de lasagnes, de bonne bière et d’observation du ciel étoilé magnifique. Je dormirai mieux chez moi mais le lit est tout de même le bienvenu. Encore deux jours de rando !

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For once, I managed to organise and book activities for all the spring long weekends, and I did that early enough so that I could choose nice things to do. All right, I chickened out of an Easter hiking week end in the Lake District with Outdooraholics. I did not feel up the « challenging » hikes they were announcing… On hindsight, I am glad that I did not go, as the group who did had snow and rain all week end long. If you don’t know them, Outdooraholics is a company who organises day hikes around London and longer hiking week end in exceptional parts of the UK and even abroad. You can find them on Meetup. If you like hiking, you should check them out, they are great. For the May Bank Holiday week end, I took the direction of Wales and spent three amazing days in the Gower Peninsula, based in Port Eynon.

But first things first, I had offered car sharing as Wales is quite far. After getting a nice girl from Northern Ireland from St Albans station, here we go for 5h30 minutes on the road. It seems everybody is on the road this Friday evening, all fleeing away from London. My co-pilot is nice and we get on quite quickly. Although we hoped to see the last lights of sunset on our arrival, it is actually quite dark when we get to the hostel at Port Eynon. The organisers arrived at the same time as we did, much later than they were expecting. We leave them organise themselves and go on the beach to see the clear sky and the first stars lighting up. This will be amazing later, there is no trace of light pollution around here. I wish I could stay more, but the drive has taken its toll, and I am quite tired. I get assigned to a very small room, with 2×2 bunk beds and one bathroom to share… Well, I need to get used to hostels again…

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After a proper battle for the bathroom in the morning and very decent breakfast taken in the garden, it is time to start the hike. Straight from the beginning, I am wearing only a tee-shirt – this day is going to be hot. It pains me to think about the numerous long sleeves tops I have in my suitcase when I took only 3 tee shirts for the week end… Anyway, it is armed with my walking sticks and a thick coat of sun cream that I start on the journey from Port Eynon to Rhossili, 21.5 km of amazing coastline. Under an unusually strong sun for these parts of the world, the path takes us around many beaches and heads, but is actually quite soft and not too hilly. The day is quite well organised as the path to the island of Worms Head is accessible just when we get to Rhossili. And here we go for an interesting new type of walking: crab walking. No, not sideways, but up and down slippery rocks that are usually underwater, covered in mussels and quite slippery. The view of the Rhossili bay from the island is quite exceptional, even if a weird fog covers the top of the dunes. I decide not to get to the last part of the island, as there is a scrambling part I don’t feel like passing. The sun shines, and a few of my hiking mates stay back with me. We get the visit of a very large seal buck – far enough to be safe but I can get my new binoculars out and observe.

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After a well-deserved cold one at the Rhossili pub, we get back to the hostel for an evening of nice beer, lasagnas and star gazing. The bed is not even close to mine, but it is welcome after a great day out. One done, two more to go !

[Cinema] The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, de Mike Newell.

Je ne suis pas sûre d’avoir vu un titre aussi long depuis que j’ai commencé à fréquenter les cinémas… En tout cas si The Guernsey n’est pas le plus long, on tient quand même un champion, non ? Je m’étais déjà dit ça en lisant le livre, il y a quelques années déjà. Je me souviens d’ailleurs m’être dit à l’époque que ce livre allait d’office se voir adapter en film. Ma prescience m’épuise parfois. En tout cas, ça, c’est fait : Mike Newell (Mona Lisa Smille, Love in Time of Cholera), quand même une sacrée pointure du film d’époque, s’est attelé à la tâche de ce double film historique.

Double ? Oui, double ! Car nous n’y voyons pas seulement une mais deux époques du passé proche s’entremêler sur l’écran. On assiste à deux histoires parallèles, celle de la société littéraire pendant la deuxième guerre mondiale et l’occupation de Guernesey par les allemands ; et celle de Juliet, écrivain en panne d’inspiration, qui vient enquêter sur le phénomène qu’est cette société littéraire. Et c’est justement ce duo qui donne une dimension très riche a cette œuvre, que ce soit en livre ou en film. Je m’explique. Il y a un mystère qui court tout au long de l’histoire, le spectateur/lecteur suit Juliette dans son enquête, à essayer de découvrir ce qui a donc bien pu se passer pendant les années troubles de l’occupation. La communauté blessée de Guernesey n’est pas vraiment facile à intégrer, sauf peut-être via les plus jeunes, qui n’ont pas subi les horreurs de la guerre de la même manière. C’est une période grise et dure de l’occupation (ciels bas, nuit, froid dominant…). De l’autre côté, on assiste à la reconstruction effrénée de Londres, où tout un chacun se lance dans une course au plaisir acharnée (danse, bar bondés, bling bling dans tous les sens), mais aussi la reconstruction de l’ile (soleil, beaux paysages…). Newell nous montre ce contraste d’une main de maitre par les jeux de lumière qu’il utilise. Et maintenant, bravo, j’ai envie d’aller visiter Guernesey. C’est malin !

Pour ceux qui se poseraient la question, non, film n’est pas une suite de Downton Abbey – même si le casting ressemble étrangement à celui de la série historique phare de ITV. On a d’abord en période d’après-guerre la lumineuse Lily James, que j’aime beaucoup, qui joue Juliet, la journaliste en quête d’inspiration. Elizabeth, l’héroïne pendant l’occupation, est quand a-t-elle jouée par Jessica Brown Findlay (souvenez-vous de Lady Sybil). On trouve aussi dans ce film Matthew Goode (une des prétendants de Mary), qui joue l’excellent amie de famille/éditeur de Juliet, ainsi que Penelope Wilton (ah, Mrs Crowley) qui joue la figure maternelle d’Elisabeth, blessée mais fière. A priori les autres acteurs au générique n’ont pas joué dans Downton Abbey, j’ai vérifié… Mais ça ne joue pas du tout en leur défaveur. Parmi eux, notons le délicieux et brulant Michiel Huisman (ou le second Daario Naharis de Game of Thrones si vous preferez), qui joue tres bien le beau brun tenebreux, tellement tenebreux qu’il en réussit à presque louper sa chance de bonheur. Le GI amoureux de Juliette est assez insipide mais bon, il est bien utile mais il n’est pas là pour briller non plus.

Je mettrais deux bémols à ce film quand même. L’héroïne Juliette tourne un peu à la Mary-Sue à mon gout, un poil trop niaise. Elle n’a pas de problèmes cette petite, et on dirait qu’elle a peine vécu la guerre (à part un évènement tragique, choupette). C’est l’après-guerre mais elle passe au-dessus des problèmes que cette période difficile a engendre… Ce n’est qu’au milieu du film qu’elle se demande si elle a encore de l’argent, et surprise elle en a encore ! on applaudit ! C’est un poil too much quand même. Et cette robe jaune, non, juste non. Un autre point qui m’a embêté, j’ai trouvé que la résolution du triangle Elisabeth-Dawsey-Juliet bâclée par trop de non-dits. Il me semble que dans le livre c’était plus clair que ça, mais je vous laisse juger.

Dans l’ensemble, c’est un bon film, avec de bons acteurs et un set plus que chouette, mais un peu trop léger pour ce qu’il aurait pu être. 3.5/5.

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Good evening to you to my dear cinema-lovers! Today I will review the movie with the longest title ever (or at least of the movies I have seen and remember). Seriously, this title is a mouthful. When I read it a few years ago, I remember thinking that first, this would be a great movie, and that, second, this title would be interesting on a movie poster. Well, they did certainly avoid around the problem by making it in the form of a post stamp, way smaller than the heroin played by Lily James. Well done. So, I knew this would be a movie and I am glad one of the champion of period movies, Mike Newell (Mona Lisa Smile, Love in Time of Cholera), has tackled this double historical feature.

Double! Yes, indeed… In this movie, we are getting back and for the between two different periods, one during the German occupation of Guernsey during the Second World War, and the second during the reconstruction years after said war. The two periods are finely meshed around a mystery involving a literary society and a fierce woman named Elisabeth that Juliet, a writer looking for inspiration, is trying to decipher. So, we alternate between the grim, cold and menacing period of the occupation, with gay and jolly circus period that followed for those who survived it unscathed, in fun times spend dancing in bar, bright new paint on door and sun shining. Mike Newell plays the colour palette quite well in this creation of his. And now I want to visit Guernsey!

Some people, looking at the cast, may ask: Is that a sequel of Downton Abbey? No, it is not (unfortunately?), but the actors certainly make you think so. The heroin Juliet is played by the impossible-to-avoid-lately Lily James (I like her, don’t get me wrong, but she is indeed everywhere, isn’t she?), and her occupation counterpart is played by Jessica Brown Findlay (remember Lady Sybil?). We also find on Guernsey Penelope Wilton (Mrs Crowley) and in London, Matthew Goode (one of Mary’s suitors). The non-Downton cast are not to be left aside, especially the hot and brooding Michiel Huisman (Daario Naharis in Game of Thrones). Too brooding that he almost looses his one chance of happiness but well. The actor playing the GI is not worth mentioning, a bit meh I thought.

I would put down two minus marks for this movie. The first one is about the heroin, who I find just too naïve to my taste. The period after the war was quite grim, and she goes around without a care in the world and only ask halfway if she still has money. Well. And that yellow dress, although she wears it well, no, just no. The second point I did not like so much was the way the resolution of the love triangle is done – I think it was way clearer than that in the movie. But let me know what you think.

Overall, a good movie, with interesting characters and a nice set, but a bit too light for what it could have been. 3.5/5.

[Foodies] Afternoon Tea at the Langham, Londres.

For my review of this experience in English, check below the en français part.

Il y a un rituel qui n’existe dans sa forme la plus parfaite qu’en Angleterre – et le tester dans un palace de Londres est ce qu’il y a de mieux, à mon avis. Compte-tenu de mon départ relativement imminent, c’est donc avec plaisir que j’ai rejoint une Amie dans le salon de thé du Langham hotel pour un afternoon tea plutôt royal. Les majordomes à l’entrée sont habillés de gris souris, avec chapeau haut-de-forme et sourire obséquieux de rigueur. Je fais un peu tâche, à attendre l’Amie devant l’entrée avec mon jean et mes baskets ! Quoi, j’aurai dû m’habiller ? Un samedi ? Jamais ! OK, l’Amie a sorti la jolie petite robe noire… Oups !

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un afternoon tea ? C’est un vrai repas (et franchement plus que ça dans les établissements de qualité), mais composé de « finger sandwiches », soit des sandwiches à base de pain de mie et de divers « intérieurs ». Parmi les plus classiques, on a inénarrable sandwich au concombre (si, c’est bon), aux œufs mayo (j’en ai mangé, si, si!), au saumon… J’en passe et des meilleurs. En général, on vous propose un deuxième tour, et c’est là que le danger d’explosion guette : les sandwiches ne constituent que le tiers d’un afternoon tea… Après avoir (un peu) résisté à une nouvelle série de sandwiches, les scones apparaissent. Avec de la confiture et de la clotted cream, du Devon s’il vous plaît ! Je décrirais la clotted cream comme étant entre la crème fraîche et le beurre, si vous avez un jour trop battu votre chantilly, vous devez savoir de quoi je parle. Cette partie de l’afternoon tea est une vraie institution anglaise, au point qu’on assiste à une guerre ouverte entre le Devon (crème d’abord puis confiture) et les Cornouailles (confiture puis crème). Enfin, parce que non ce n’est pas fini, on nous sert une série de gâteaux miniatures joliment placés sur une assiette, ou parfois il s’agit d’un chariot de desserts. En général par contre, impossible d’obtenir une deuxième. Il s’agit sûrement d’une bonne chose, je vous mets au défi d’avoir encore faim après tout ça !

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Et bien sûr, je n’ai pas oublié l’élément essentiel, qui suit chacun de ces plats… Le thé, bien sûr ! Omniprésent, à volonté, et de qualité supérieure, je suis au paradis. La plupart des endroits proposent le thé que vous avez choisi à volonté pendant le repas. Dans les endroits les plus chics (comme le Langham), on vous propose même de changer de thé autant de fois que vous le voulez. Cette fois-ci, j’ai choisi Darjeeling First Flush pour commencer, puis Flowery Earl Grey pour la suite et enfin un White Tea Silver Needles pour accompagner les desserts. Un vrai bonheur pour l’amatrice de thé que je suis.

Nous nous sommes organisées un peu tard, l’Amie et moi, donc notre réservation est à 12.45, soit un peu tôt pour un vrai afternoon tea. OK, techniquement c’est bien après midi mais en général, on parle plutôt du milieu d’après-midi. C’est d’ailleurs dur pour mon organisation! Avec mes trois repas pas jour de bonne française qui se respecte, mais comment caser un afternoon tea là-dedans ? Est-ce que je saute le déjeuner, mais j’arrive affamée; ou est-ce que je mange à midi, mais alors je n’aurai pas assez faim pour vraiment apprécier l’ensemble de l’afternoon tea. Dur, dur. Samedi dernier, pas de problème: 12.45 c’est pile l’heure du déjeuner. Et j’ai à peine mangé le soir, évidemment !

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Un afternoon tea, c’est bien sûr à manger, mais c’est beaucoup plus que ça. On parle d’un service hors pair – au Langham, nous avons eu droit à un serveur tellement français (et donc chic, ici en Angleterre) mais qui ne nous a pas sorti un seul mot de notre langue maternelle à tous les trois. Amusant. Il y a aussi un piano et son pianiste – au Langham, pas de bande son ! Bon d’accord la déco est too much, ça brille, il y a des miroirs partout, mais bon, ça fait partie de l’expérience.

Si je devais comparer, je pense que j’ai préféré les sandwhich du Langham mais les gateaux de Fortnum & Mason, mais j’attends avec impatience de voir ce que le Ritz nous réserve ! Réponse: début juin…

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I am sure you’ve tested a lot of different afternoon teas in the the area, and so have I, because, guess what : I love it ! So when a Friend proposes a reunion around an afternoon tea in one of London’s numerous palaces, I say yes, many times yes ! Our choice (and, truthfully, poor short-term organisation) takes us to the Langham, north of Oxford Circus. I have to admit, I have never walked around that area, and I am surprised to see the BBC studios right there ! There is so much I don’t know about London…

I have explained in the French part what an afternoon tea is, but I guess I don’t need to do that here. It must be weird for you that this ritual is not really known in continental Europe.

The feeling when you get in is very posh, with a few grooms dressed in grey, top hats and fake smiles waiting for rich people coming out of sleek black cars with chauffeur. I am slightly out of tune in my jeans and sneekers ! But, truly, I could not care less. It is Saturday after all ! The room is quite nice, with a very high ceiling, mirors all around and lots of small round tables with white cloth and silver cutlery. The restaurant is full, but it is nicely set-up, and gives the patrons a sense of being isolated from the hustle and bustle of the numerous other afternoon tea adepts. Nicely done !

The sandwiches are very good, with one of the freshest bread i’ve ever had in afternoon tea. Yes, the usual cucumber, salmon and egg salad are there (beautifully done) but they also offer some unusual options, like roasted pepper and spicy hummus. Quite interesting ! Also, they are very open to adapt the offer for the Friend, who does not eat meat or shell fish. My favourite sandwich, I think, was the crab one. The scones, unfortunately, were a bit disappointing, ridiculously small and quite crumbly. The cakes were overall good and original (nice strawberry and basil millefeuille), but there were a few big misses, I did not like a carrot mousse (too carrotty to my taste) and l’Amie says the madeleine is tasting wrong. By then, I can’t eat anything else, so I really can’t judge. The teas are amazing, and like a kid I change as many times as I can to taste as many different teas as possible. I start with a delicous Darjeeling First Flush, then I choose a Flowery Earl Grey (which unfortunately gets bitter way too fast) and I finish the whole experience with a very delicate Silver Needles White Tea. I love it !

Overall, I think i liked this afternoon tea – but I would not place it maybe 4th, after Fortnum & Mason, The Grove and the Great Fosters (in that order, respectively). What do you think ? Where did you have the best afternoon tea ever ? Where should I go next ? Actually my next step is the Ritz, in June – but I will take any other suggestions. Watch this space !

[Theatre] Aladdin, The Disney Musical.

For my review of this musical in English, see below the En Français part.

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J’habite à proximité de Londres, quoi de plus naturel que de profiter de l’offre plus qu’alléchante qu’on y trouve en terme de comédies musicales. Le West End de Londres est le Broadway de ce côté-ci de l’Atlantique, et ne pâlit pas en comparaison (même si mes connaissances de la Mecque du « musical » datent de l’époque pre-9/11). Certes, on y trouve de tout: des comédies musicales intimistes qui ne restent que quelques semaines à l’affiche avant de disparaitre sans un bruit, mais aussi les blockbusters qui sont là depuis des années, et qui ont réussi à épuiser plusieurs séries d’acteurs sans fatiguer le public ! Aladdin est le dernier venu de cette dernière catégorie puisque la première représentation de ce classique de Disney a eu lieu en Juillet 2016. Mais clairement, cette comédie musicale est bien installée au Prince Edward Theatre, et devrait rester à l’affiche un bon bout de temps.

Déjà, il suffit d’entrer dans le théâtre pour être plongé dans la magie d’Aladdin. Le rideau qui ferme la scène en attendant le début du spectacle est très beau: coloré, sur des tons chauds rose/orange et un style très Disney (un peu too much d’accord, mais après tout on est là pour ça, non ?). La scène d’ouverture fait opérer la magie directement: c’est le génie (non déguisé pour les puristes) qui ouvre le bal. Mais la première chose que j’aurais dû faire – je le saurai pour la prochaine fois – c’est regarder le dessin animé Disney en anglais. Pourquoi ? Parce que même si je reconnais l’air, je ne connais pas les paroles des chansons et c’est quand même dur d’essayer de déchiffrer ce que les acteurs disent tout en appréciant la beauté des décors et le rythme de l’action. Alors oui « Arabian Nights » reste facile à comprendre, de même que « Friend Like Me » mais je pense que ça diminue quand même le plaisir de l’expérience.

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Si on s’intéresse au casting, le premier personnage qui vient en tête est le fameux Génie. Extrêmement drôle, plus vrai que nature, et avec de l’énergie à revendre: pour moi, c’est vraiment le héros de cette comédie musicale. C’est aussi le seul personnage qui casse le quatrième mur et s’adresse à nous – les spectateurs – directement (souvent avec des blagues sympas). Le tout avec un style très diva américaine excellent. Jasmine est juste comme il faut, très belle et, même si ce n’est pas vraiment politiquement correct de dire ça : de la « bonne » couleur (c’est d’ailleurs vrai pour l’ensemble du casting). Aladdin est très charmant aussi, mais je ne me souviens pas qu’il avait des pectoraux de cette qualité dans le dessin animé (bon ok, a 10 ans, je suis pas sure que c’est-ce que je regardais). Un seul bémol pour moi, j’ai trouvé que la voix d’Aladdin était juste en dessous de celle de Jasmine, et ça se sent d’autant plus dans le duo « A Whole New World » (« Ce Rêve Bleu » en version française). Par rapport au dessin animé, on a quelques changements de casting: pas de singe Abu (à la place on a un trio comique de compères d’Aladdin: Babkak, Omar, and Kassim) ni de tigre Rajah (remplacé par trois suivantes de la princesse). Iago n’est pas un perroquet mais un homme plutôt petit. Ces changements ne m’ont pas choquée, et plus de personnages apporte de la richesse au spectacle.

Je crois que ce qui m’a le plus dans cette comédie musicale, c’est le rythme : tout s’enchaine très vite, que ce soit les chansons ou les changements de décor. J’en ai pris plein les yeux, et c’est-ce que j’attends d’un tel spectacle. Apres avoir vu d’autres comédies musicales qui m’ont un peu déçue (Wicked, Dirty Dancing…) me voilà réconciliée avec le genre. J’ai d’ailleurs décidé d’aller en voir d’autre avant de rentrer en France (voir compte à rebourd ci-contre), à commencer par le Roi Lion la semaine prochaine.

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disneys-aladdin-theatre-tickets-19120136If you’ve ever been visiting London, I am sure you’ve considered going to a West End Musical. It is less expensive than a trip to New York’s Broadway, and, in my opinion, just as good. But then again, I would love  to go back to NY, and then I would definitely go and see a musical there. You can find many different shows in the West End: the small production kind, that comes in for a few weeks and then disappear, but also the mega-production that is here to stay for many many years, tiring squads of actors but never those who come to watch it. Aladdin is of the last kind, although one of the most recent. The premiere was in July 2016, but I believe it is in the Prince Edward Theatre to stay. It does not mean that you should not run to watch it – I say you should !

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One of the first thing that strikes the mind when getting into the theatre is the decor. All around me is in hues of red, orange and red. The most striking feature is actually the curtain that protects the stage before the show starts. As the Mother said : it would do a nice curtain in your house, and indeed it would as it is very pretty and one of a kind. A bit too much maybe but well, this is a musical. And a Disney one at that ! Actually there is one thing I should have done before going to watch this musical : watch the Disney movie again, and in English. I know the tune of the songs, but not the lyrics – having seen the movie in French only when I was a kid. If I have known the songs beforehand, I think I would have appreciated more the upbeat rhythm of this show, as well as its amazing stage décor. Yes, I recognized easily « Arabian Nights » and « Friend Like Me » but well – it is not the same. There was also an very annoying kid in my back that obviously did not know the English version of the story and kept asking – out loud – to her mother to translate. Which she did – out loud too. SHUT UP !

Looking at the casting, the first one who jumps to your mind will be the Genie. What a character ! He is truly amazing and larger than life, in a kind of an American diva style. Breaking the fourth wall and addressing us, the audience is only one of his perks (« not bad for a Monday »). Jasmine is just as she should be – very pretty – and, dare I say, of the right « colour ». I know I am not politically correct, but I would have hated it if they had white-washed this show. They did not, and that is true for all of the casting. After all, the story is supposed to happen somewhere in the Arabian peninsula. The actor playing Aladdin is very charming – but I don’t remember the movie character having such nice pectorals (maybe I was not looking at 10 yo). I would not give him a 10/10 though, as I felt that his voice was slightly under Jasmine’s, and that made the duo a bit feeble on his side, like in the famous « a whole new world ». There are few casting changes compared to the book, but I believe that they were justified and bring a nice touch to the play: there is no monkey Abu (but three friends of Aladdin taking over: Babkak, Omar, and Kassim), no tiger Rajah to protect the princess (but three maidens to keep her company), and the evil Iago is not a parrot but a very small man.

I think that what pleased me most in this musical is the rhythm of it all – you’re here to get stars in your eyes, and this show does the job. After a series of mildly satisfying musicals (Wicked, Dirty Dancing…), I have a renewed interest in the genre, thanks to Aladdin. In the days that I have left in the UK before I come back to France, I will go and see a few of those, starting with The Lion King next week !