[Australie] Ballades et randos, Vol. 1.

Vous le savez surement maintenant, j’aime marcher. De la courte ballade tranquille à la bonne randonnée bien intense, j’aime marcher. Quoi de plus naturel donc que de découvrir l’Australie à pied ? Sachant que je suis partie de France le 10 aout, j’ai eu le temps d’avaler quelques kilomètres de chemins… Ce que j’aime en rando, c’est réunir les trois points forts suivants : 1) un peu de difficulté parce que c’est d’en haut que c’est le plus beau, 2) un paysage époustouflant et semblable à nul autre et 3) pas grand monde sur le chemin.

Rim Walk, Kings Canyon
Je commence fort, à mon avis l’une des plus belles randos que j’ai faites jusque-là. Kings Canyon se trouve dans un coin bien paumé, au nord-est d’Uluru, et en direction des West McDonnell Ranges. La première montée est rude mais il y a des marches, et dans la fraicheur du matin, ça passe sans problèmes. La majeure partie de la rando s’effectue sur un plateau, et donc on a l’avantage d’un chemin relativement plat et d’un point de vue extraordinaire. Cette rando est faite pour les amateurs de géologie, et aussi de faune locale : j’ai pu observer un wallabie (sorte de petit kangourou) et son petit qui rentrait et sortait de la poche de sa mère. Merci pour les jumelles ! Sur le dernier point – celui du monde, je suis partie tôt pour éviter à la fois les cars de touristes et la chaleur qui monte vite en cette fin d’hiver dans le désert. Étonnamment, c’est l’une des seules randonnées en boucle qu’on ne peut faire que dans un sens (une porte bloque l’accès dans l’autre sens).

Uluru Base Walk, Uluru
Je suis sûre que vous avez déjà vécu cette sensation d’avoir attendu quelque chose avec impatience, et quand cette chose tant attendue arrive, finalement vous êtes déçus ? Le Base Walk d’Uluru c’est ça… Pour en revenir aux trois points ci-dessus, alors c’est un fait, je n’ai pas croisé grand monde et la vue de près du « Rock » est impressionnante, mais le chemin est tout plat, passe relativement loin d’Uluru en beaucoup d’endroits et devient rapidement monotone… Bref j’ai été déçue même si je suis contente d’avoir mis « à fait le tour d’Uluru » sur mon CV (non ?). J’ai décidé de ne pas faire le Uluru Climb (monter sur le rocher), il faut être étonnamment peu observateur pour ne pas voir que c’est un grand non pour les aborigènes (Uluru est un site sacré).

Valley of the Winds, Kata Tjuta
Autant j’avais entendu parler du Base Walk, autant je n’avais rien lu sur les deux randos possibles à Kata Tjuta, la grande sœur d’Uluru (plus haute de quelques centaines de mètres, il me semble). La plus longe est celle-ci, justement appelée « vallée du vent ». Deux jeunes retraités croisés au début de la ballade me donnent un excellent conseil : faire cette randonnée circulaire dans le sens des aiguilles d’une montre. Tous les panneaux vous poussent à la faire dans l’autre sens mais un cercle est un cercle, je ne vois pas le problème. Je croise quelques personnes mais ce conseil a nettement aidé avec le point 3, je marche seule ! Les paysages sont époustouflants, je passe au milieu de gorges escarpées et de poches de verdures étonnantes dans ce paysage désertique balayé par les vents.

Walpa Gorge, Kata Tjuta
Cette randonnée est facile, ce qui explique surement le monde qu’on y trouve. Le parking est juste à l’entrée de la gorge, d’où l’attrait certain pour les non-adeptes de rando. Le problème du monde dans une gorge ? Le bruit ! Un vrai bazar – autant vous dire que je ne suis pas restée longtemps…

Hidden Gorge, Mount Remarkable National Park
On repart au tout début de mon road trip, et ma première vraie randonnée. 18km de solitude intense (bon je n’aime pas trop le monde mais là je n’ai croisé PERSONNE pendant 5h), c’est assez étonnant et je ne suis pas sûre d’aimer. Cette rando est longue et présente juste suffisamment de difficultés techniques (un peu d’escalade) pour casser la monotonie. Certes le passage dans la gorge est magnifique, mais le reste est moins intéressant. Un des points fort de cette rando reste l’envol de l’aigle d’Australie, à peine à 5m de moi. La frousse ! Ce n’est pas petit comme bête. J’imagine que c’est l’avantage d’être sur un chemin peu fréquenté.

Pound Walk, Ormiston Gorge
Partie très tôt (7h50, un record), je profite du passage du soleil au-dessus des West MacDonnell ranges pour commencer cette belle rando. Le chemin monte bien comme il faut, ça décrasse, et la vue de la vallée en contrebas est vraiment sympa. Plus tard, le chemin « n’est plus balisé » il faut juste suivre la gorge… Soit. Cette rando se transforme en passage de rochers et marche sur sable au milieu du lit de la rivière asséchée, ce n’est pas désagréable mais qu’est-ce que c’est lent ! Encore un fois je ne croise absolument personne sur la route, mais que font les gens quand ils visitent les West MacDonnell ? La randonnée finit sur l’apothéose que sont les trous d’eau permanent d’Ormiston Gorge. J’ai eu le plaisir de tester la baignade dans le plus proche du camping : c’est très frais mais quel bonheur par cette chaleur et pour se débarrasser de la poussière omniprésente dans le Centre Rouge !

Stanley Chasm
Je vous parle de cette ballade rapidement, juste pour vous dire que payer 12$ à la communauté aborigène locale pour voir certes une belle gorge mais de loin pas la plus impressionnante du coin, ce n’est pas un bon emploi de votre budget…

Redbank Gorge
Par contre la courte ballade qui amène à Redbank Gorge, au bout opposé à Alice Springs des MacDonnell Ranges, vaut largement le détour. J’ai eu le trou d’eau au bout rien que pour moi pendant 45 minutes avant qu’un groupe de randonneurs chevronnés ne débarquent. La randonnée en soit n’a rien de très intéressant si on a déjà marché dans une « rivière » à sec du centre rouge mais la fin est tellement chouette que ça vaut vraiment le coup. Comme à Ormiston, il vaut mieux ne pas sous-estimer le passage au milieu de la rivière asséchée.

Voilà pour le moment… Je suis sûre qu’il y aura un volume 2 au moins ! Je reprends mon road trip vers le Nord dès demain…

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You probably know it by now, I like walking. From easy stroll to good hiking, I like walking. What’s more natural then that trying to discover Australia on foot? Knowing that I left France last August 10th, I had time to get a few kilometers of ways under my feet… What I like on a hike is to bring together the following three highlioghts: 1) a little bit of difficulty because it is from above that it is the most beautiful, 2) a breathtaking landscape, if possible similar to no other and 3) not many people on the way.

Rim Walk, Kings Canyon
In my opinion, this is one of the most beautiful hikes I’ve done so far down under. Kings Canyon lies in a well-deserved corner, northeast of Uluru, and towards the West McDonnell Ranges. The first climb is rough but there are some steps, and in the morning cool air, it goes easy enough. Most of the hike takes place on a plateau, so it has the advantage of a relatively flat path and an extraordinary point of view all the way. This hike is for geology and rock lovers, and also those who delight in observing local wildlife: I was able to watch from afar a wallaby (kind of small kangaroo) and her little one who kept going in and out of the pocket of his mother. I love my binoculars! On the last point – that of the amount of other people on the track, I left early enough to avoid at the same time the coaches of tourists, as well as the heat which rises quickly at the end of winter in this desert. Surprisingly, this is one of the only loop hikes that can only be done in one direction (a door blocks access in the other direction).

Uluru Base Walk, Uluru
I’m sure you’ve already experienced this feeling of having waited for something impatiently, and when this long-awaited thing arrives, in the end you’re disappointed? Uluru Base Walk is that … To go back to the three points above, indeed, I did not meet many people and the view of the « Rock » is impressive, but the path is quite flat, passes relatively far from Uluru in many places and quickly becomes very monotonous … To sumlmarize, I was disappointed even if I am happy to have « walked around Uluru » nows on my resume (no?). I decided not to do the Uluru Climb, you must be surprisingly thick not to see that it is a big no no for the aborigenes (Uluru is a sacred site).

Valley of the Winds, Kata Tjuta
As much as I had heard beforehand about the Base Walk, I had not read anything about the two possible hikes to Kata Tjuta, Uluru’s big sister (higher by a few hundred meters to the rock, I think). The longest is this one, very aptly named « valley of the wind ». Two newly retired hikers crossed my path at the beginning of the walk and gave me an excellent advice: walk this circular hike clockwise. All the panels try to make you to do it in the other direction but a circle is a circle. I meet a few people but mostly I walk alone, i like that. The scenery is breath-taking, I go through steep gorges and pockets of amazing greenery, quite exceptional in this windswept desert landscape.

Walpa Gorge, Kata Tjuta
This hike is easy, which surely explains why it feels like a mall on a Saturday afternoon before Christmas. The car park is right at the entrance of the gorge, hence the attraction for non-hikers. And what happens when lots of people gather in a gorge? So much noise! Let me tell you that I did not stay long…

Hidden Gorge, Mount Remarkable National Park
Let’s go back to the beginning of my road trip, and my first real hike. 18km of intense loneliness (well I do not like to many people on a hike but I did not meet ANYBODY for 5h), it’s quite scary and I’m not sure I like that. This hike is long and has just enough technical difficulties (a little climbing) to break the monotony. While the passage in the gorge is beautiful, the rest is less interesting. One of the strong points of this hike was when a large specimen of eagle from Australia took off just 5m from me. Crazy! These things are NOT small. I guess that it is the advantage of being on a less travelled path.

Pound Walk, Ormiston Gorge
As I left very early (7:50, a record), I enjoyed the sun rising above the West MacDonnell ranges. The path goes up steeply at first, and the view of the valley below is really nice. Later, the path « is no longer signposted », you just have to follow the gorge … Right. This hike turns into a passage of rocks and sand in the middle of the bed of the dried river, it is not unpleasant but how slow! Once again, I do not see anyone on the way, I am really wondering what people do when they visit the West MacDonnell ranges? The hike ends on the apotheosis that are the permanent water holes of Ormiston Gorge. I had the pleasure of swimming in the closest one to the campsite: it is very cold indeed but what a joy in this heat and what great way to get rid of the dust that gets everywhere in the Red Centre!

That’s it for now, I am sure there will be a Vol.2. Tomorrow, I leave Alice Springs and will resume my way north.

[Australie] Merende Loop & Ormiston Gorge.

For the English version, please scroll under the « en français » part.

Je n’ai utilisé aucune photo pour cause de très mauvaise connection… I did not use any picture as my connection is quite bad…

Camping d’Ormiston Gorge, West MacDonnell Ranges National Park.

Je me rends compte que ça fait plus de trois semaines que je suis arrivée an Australie, et je n’ai quasiment rien écrit ici. Shame. Ou pas en fait. Je trouve mon rythme peu à peu et j’écris si l’envie me prend, comme là maintenant tout de suite par exemple. C’est beau d’avoir le temps. Et de le prendre. Vous avez peut-être suivi mes aventures sur la route jusqu’ici (au milieu des West McDonnell ranges), si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à suivre mon Instagram ou ma page Facebook. Si je n’ai pas le temps d’écrire, j’ai en général celui d’y poster une ou deux mises à jour régulières.

Cette après-midi, je prends mon temps. Parce qu’il fait chaud d’abord (on dépasse les 30°C), parce que le coin est chouette et aussi et surtout parce que j’ai atteint un objectif ce matin : conduire de Kings Canyon à Ormiston Gorge via la Mereenie Loop. Comme ça, je suis sûre que ça ne vous dit rien… à Kings Canyon, pour continuer mon chemin vers Alice Springs, j’avais plusieurs options : 1) revenir sur mes pas via la Lasseter Highway bituminée, 475km et 6h de route monotone ou 2) prendre mon courage à deux mains et emprunter la Mereenie Loop, 150km de piste bien moche et réservée aux 4×4. L’idée d’avaler du bitume me plait moyen alors qu’une autre option existe. Mais j’ai à peine testé les capacités de mon char sur les pistes courtes du Flinders Range National Park, alors je ne fais pas vraiment la maline. Mais le choix est évident, inutile de tergiverser.

C’est donc à 8h après avoir plié le camp rapidement (je suis de plus en plus efficace, vive l’expérience) que je prends la route après avoir acheté mon permis (5.50$ pour 3 jours de validité) à la station essence du resort. Je suis étonnée de voir que les dix premiers kilomètres sont en bitume mais pas de panique, voilà la piste. La voie est globalement très large, relativement plate. Je croise en tout et pour tout deux voitures, me fait doubler par une autre (je laisse passer gentiment, je sens bien qu’il va plus vite que moi) et je me retrouve à suivre une autre voiture de loin (loin du nuage de poussière qu’on fait tous). Ça ne fait pas grand monde quand même, et pourtant il y a des panneaux indicateurs identiques à ceux qu’on trouve sur la Stuart Highway, l’axe Sud-Nord qui traverse l’Australie. Je suis donc sur une autoroute, pas de doute ! La couleur du sol passe du beige sablonneux au rouge typique du red centre, en passant par le gris de quelques tentatives de gravillonnage (ça se dit comme ça ?), et les conditions de conduites sont… Intéressantes ! Tôle ondulée presque partout, petites pierres qu’on m’a dit « coupantes », sable ou poussière… Je ne fais pas la maline mais ça passe à la vitesse raisonnable moyenne de 50km/heure. J’ai un regret quand même, je n’ai vu aucune de ces fameuses troupes de chevaux sauvages qui se baladent tranquille dans la région. Au vu du nombre de « preuves » de leur existence sur la route, je suis déçue. Pas de chameaux non plus, juste un kangourou pépère qui traverse devant moi (pas trop non plus, ouf).

Il est à peine 11h quand je prends une pause bien méritée au premier point de vue que je trouve sur la route enfin bituminée. Je l’ai fait, woop woop ! Et maintenant direction Ormiston Gorge, où il y a un trou d’eau naturel et surtout un camping pas trop cher (10$ par nuit par personne). L’eau est très froide, mais la femme du ranger local m’assure que la température est montée depuis une semaine ou deux…. Soit. Elle me dit aussi de faire attention aux serpents, qui commenceraient à sortir compte tenu des températures de plus en plus chaudes… Soit. N’empêche qu’il n’y pas grande chose de mieux qu’un bon bain bien frais pour se débarrasser de toute cette poussière. Et l’endroit est idyllique… Je vais rester un peu dans le coin.

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Ormiston Gorge Campground, West McDonnell Ranges National Park.
 
I realise I arrived in Australia more than three weeks ago, and I barely published anything here. I have done a lot of stuff, changed state (or actually went from a state to a territory), and yet, nothing posted here. Shame. Or not. I am busy finding my rhythm and so far, it has not included writing here. I have the luxury of time, and I use it well. I hope you’ve been following my adventures anyway, if not, don’t hesitate to follow my Instagram or my Facebook page. Even if I don’t find the time to write anything here, I am sur to find some time to post an update there.

This afternoon, I am taking my time. Because it is (finally) hot – about 30°C, because the area is amazing but mostly because I ticked one big box this morning: my first real four-wheel drive trip! 150km of dirt road heavily corrugated and other typical fun stuff of the genre, on the Merrenie Loop between Kings Canyon and Ormiston Gorge. To reach the next big step of my trip, Alice Springs, I had the choice between that and 6h on a very boring normal road, going back from where I came from. Although I had barely tested the four-wheel drive capacity of my beautiful car so far (in the Flinders Range National Park), the choice was quite easy to make. I am moving onward, not backward.

It is just 8am when I get on the road, right after getting all my camping stuff back in the car (I am getting pretty good at that) and after buying my 5.50$ pass at the gas station (as this road goes through aboriginal ground). I am quite surprised to find that the first 10km are sealed, but I get to the dirt road fast enough. The way is pretty wide, and overall quite flat and quite straight. I see only two other cars going the other way, one going my direction overtake me at the beginning and I follow another one from afar (never getting into the dust cloud we all make). That’s not a lot of people for a 3h drive… And yet the signs are similar as the ones you may see on the highways! The colour of the ground goes from dusty beige to red typical of the red centre to dark grey where they tried to even the road. The road conditions are… Interesting! Corrugation almost everywhere, dust bowls and lots of stones I’ve been warned against as “cutting like glass”. Right. I am not in reckless mode but all goes well at a pace I am happy with (about 50km/h). I have just one regret: I have not seen any of the wild animals that apparently roam the area (horses, camels…) although I have seen many “proofs” of their existence, on the road.

It is just 11am when I stop at the first opportunity on the sealed road, a nice lookout. I have done it! So proud! And then I went on for another 70km toward Ormiston Gorge, where there is a waterhole almost always full in which it is possible to swim and a cheap campground with great amenities (10$/night/adult). At the waterhole, the water is quite cold but that is so refreshing I can’t get away too long. There is nothing better after all that dust… I meet the wife of the local ranger while sunbathing, and she told me that the water is actually much warmer than it was two weeks ago. Well, warmer maybe but warm? No! She also tells me that the increase in air temperature in getting the snakes active… Oh well. I will stay around a little bit more anyway!

[Australie] Adelaide, la ville…

For the English version of this article, please scroll under the « en français » part.

Donc Adelaide, Australie Meridionnale, c’est la ville…

…des parkings ! C’est une impression que j’ai eu en me baladant à pied dans le CBD (« Central Business District », le centre-ville quoi). Il y a des parkings partout, en hauteur, façon immeubles. Partout. Peut-etre est-ce parce qu’ils n’ont pas de parkings souterrains (ça je n’en ai pas vu) ? En tout cas, ça fait beaucoup de voitures ! Il y a aussi des parkings sur les avenues – larges à l’américaine. Et là commence le casse-tête de comprendre les panneaux. Je vous en donne un exemple: « 2P – 8am-6pm Mon-Fri – Ticket ». En gros, ça veut dire qu’on ne peut rester que 2 heures maximum entre 8h du matin et 18h, mais autant qu’on veut hors de ces horaires, et qu’il faut payer un ticket au parcmètre pour les deux heures max en heure de pointe… Facile ! Jusque là, j’ai réussi à trouver de bons endroits gratuits pour me garer, à moins de 10 mins à pied de mon auberge mais demain j’ai jusqu’à 10h pour bouger ma voiture yeah ! L’avantage de tous ces parkings : il y a beaucoup de murs aveugles dans cette ville et donc une culture du street-art plutôt bien développée.

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Street art à Adelaide

… d’un marché exceptionnel. Voilà un de mes coups de coeur de mon temps passé ici. Le marché couvert d’Adelaide est situé à 10 mins à pied de l’auberge de jeunesse. Les légumes ne sont pas chers (l’équivalent de 3€ pour 5 beaux avocats), souvient bios et locaux, ça fait plaisir. Et le reste suit: boucher très honnête sur ses prix et la qualité de la viande, pain meilleur que ce que j’aurais pensé trouver… Il y a aussi des tas de stands de toutes les cultures qui cohabitent à Adelaide: un fromager français, de la charcuterie allemande, du café du Costa Rica, des dims sums chinois… Bref si vous passez dans le coin d’Adelaide, ne loupez pas cette belle visite!

… d’un très beau jardin botanique. J’avais un peu oublié, c’est vrai, que chaque ville de l’hémisphère sud a son jardin botanique. Je me souviens de celui de Dunedin en Nouvelle-Zélande, que je traversais tous les jours pour aller à la fac. Ici, ils ont mis la barre très haut, cet endroit est exceptionnel et mérite le détour. J’y suis allée deux fois, la deuxième fois pour la visite guidée gratuite de 10h30  qui a lieu tous les jours., sauf jours de grosse chaleur. Je dois être honnête, j’ai été déçue par la visite gratuite, même si la guide volontaire faisait tous les efforts possibles pour avancer. Quand il y a un relou qui pose cent mille questions et rajoute des centaines de remarques après chaque explication, ça soule bien vite et on n’avance pas. J’ai quand même appris des choses sympas (vous devriez voir la taille des pignons de pin ici, ils sont gigantesques !). Il y a aussi au coeur du jardin botanique un musée unique en son genre (enfin le dernier qui reste dans le monde): un musée de botanique économique (?!!). Crée en 1881, son but était de montrer aux paysans nouvellement arrivés ce qui était possible de cultiver dans quelles conditions, et de leur apprendre à utiliser les plantes locales – beaucoup de plantes européennes ne poussent pas en Australie Meridionnale. étonnant !

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Nénuphars au jardin botanique

… du vin australien. Ma première visite du jardin botanique n’était en fait qu’accessoire à ma découverte du National Wine Center, qui a été construit en bordure du Jardin Botanique, juste en bordure du Central Business District. Le bâtiment est exceptionnel, même pour ceux qui n’aiment pas l’architecture. Je suis sûre que je serais incapable d’expliquer ça bien ici, mais la guide de la visite guidée gratuite de 11h30 tous les jours (j’ai trouvé un bon filon) m’a bien expliqué tout ça et ça vaut le coup d’oeil. Mais je vais être honnête avec vous, je ne venais pas pour l’architecture ! Le musée n’est pas très grand mais très bien fait, je recommande d’y consacrer un peu de temps. J’ai particulièrement apprécié les variétés de raisin exposées ensemble – c’est bien pratique pour les comparer ! Pour approfondir mes connaissances du vin australien, demain je vais visiter la région vinicole d’Adelaide Hills et après-demain je passerai par la fameuse vallée de Barossa sur ma route pour le Nord…

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Par exemple, le sauvignon blanc parmi tant d’autres !

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So Adelaide, capital city of South Australia is the city of…

car parks! It is an feeling I got very soon after I arrived, walking around the CBD (« Central Business District », the downtown area). There are car parks everywhere, like buildings. All over. Maybe it’s because they do not have underground car parks (I did not see any)? In any case, that’s a lot of cars in the city centre! There are also car parks everywhere on the streets. And here start the game of understanding where you can or cannot park. Here is an example of one of the display neaxt to where I stay: « 2P – 8 am-6pm Mon-Fri – Ticket ». Basically, that means that you can stay only 2 hours maximum between 8am and 6pm, but as much as you want out of these times, and that you must display a ticket to stay for those two hours in rush hours… Easy! So far, I managed to find good free parking spots, less than 10 mins walk from my hostel but tomorrow I have until 10 am to move my car! However there is some good coming from all these car parks: there are many blind walls in this city and therefore a rather well-developed street-art culture.

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…an exceptional market. This is one of my favorites places here. The Adelaide Market Hall is a 10-minute walk from the hostel. Vegetables there are not expensive (less than 3£ for 5 beautiful avocados), most of them organic and locally grown, that’s nice. And it goes on: at least one of the butcher is very honest about his prices and the quality of his meat, I found better bread than I thought I would… On top of that, there are lots of other interesting market stands, though less local: a cheese maker French, German cold meats, Costa Rican coffee, Chinese dim sum… Do not miss!

…a very beautiful botanical garden. I forgot that every city in the southern hemisphere has its own botanical garden. I remember the one in Dunedin (New Zealand), through which I went every day to go to the local college. Here in Adelaide, they set the bar very high, this place is exceptional and worth the detour. I went there twice, the second time for the free guided tour of 10:30am which takes place every day, except days of crazy heatwaves. I must be honest, I was disappointed by the free visit, even though the volunteer guide made every effort to move forward. When there is a very annoying guy who asks a thousand questions and adds hundreds of remarks after each of then guide’s explanations, we just don’t move on. I still learned cool things (you should see the size of the pine nuts here, they are gigantic!). There is also in the heart of the botanical garden a very unique museum (the last remaining of that kind in the world): a museum of economic botany (? !!). Created in 1881, its purpose was to show to the newly arrived immigrants what they could cultivate, under what conditions, and teach them how to use the local plants – many European plants do not grow in South Australia. Amazing!

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Australian wine. My first visit to the Botanical Garden was actually not on purpose but on myway to the National Wine Center, which is on the edge of the Botanical Gardens, just outside the Central Business District. The building is exceptional, even for those who do not like architecture. I’m sure I would not be able to explain that well here, but the guide giving the free guided tour at 11:30am every day explained it all and it’s worth visiting only for that even if you are not into wine. But I will be honest with you, I did not come for the architecture, however exceptional! The museum is not very big but very well done, I recommend to spend some time there. I particularly enjoyed the grape varieties shown together – it’s handy to compare, I’ve never been able to do that before! As I need to deepen my knowledge of Australian wines, tomorrow I will visit the local wine region of Adelaide Hills and the day after tomorrow I will go through the famous Barossa Valley on my way to the North …

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[Australie] Chronique d’un voyage annoncé.

For the English version of this article, please see below the « en français » part.

J’écris cet article sous l’influence d’un jet-lag puissant, je tiens à remercier le correcteur automatique pour son aide précieuse.

C’est l’histoire d’un voyage intercontinental programmé et ultra-attendu… Pour ceux qui ne seraient pas au courant (coucou vous!), me voilà à l’autre bout du monde pour un temps certain, voir un certain temps. 7.5 mois pour être correcte, 5 mois en Australie et 2.5 mois en Nouvelle-Zélande. En commençant par Adélaïde, d’où je vous écris ce billet en direct de la chambre d’hôtel que je me suis payé (luxe!) pour me remettre du fameux jet-lag. Je l’avais oublié celui-là, mais pas lui clairement. Cette nuit, coma de 22h30 à 3h, c’est la fête entre 3h et 5h, puis re-coma entre 5h et 9h15. De quoi presque louper le petit-déjeuner. Sérieusement, le petit déjeuner quoi. On ne déconne pas avec ça.

J’aurais certainement moins souffert si le voyage s’était déroulé comme prévu mais oh non: mademoiselle, vous avez le temps parce que vous partez plusieurs mois ? Tiens si on retardait puis annulait le premier de vos trois vols et donc si on faisait capoter tout votre plan de voyage ? (se dit la compagnie aérienne Swiss en se frottant les mains). Et en plus on ne va laisser qu’une employée clairement junior face aux hordes de voyageurs mécontents. Et pour couronner le tout, on va faire en sorte que tous les hôtels autour de l’aéroport soient plein à cause des grèves Ryanair pour faire bonne mesure. Oh joie. Bah c’est pas grave me direz-vous, j’habite dans le coin, je n’ai qu’à appeler mes parents et… Ah oui c’est vrai ils sont partis en vacances le matin même et en partant j’ai mis la clé dans la boite aux lettres. Je n’allais pas garder la clé de la boite aux lettres en voyage quand même, à quoi cela pourrait donc me servir ! Ahahah ahah… Ah.  Heureusement après plusieurs coups de fil à droite et à gauche, je réussis à joindre la voisine qui à les clés de chez les parents, je saute dans un Uber et hop, au dodo dans un vrai lit. Y a du bon dans toutes situations…

Départ prévu lendemain midi, un avion pas prévu mais affrété spécialement pour nous amener nous, voyageurs mécontents, vers Zurich. Et toujours une seule personne pour s’occuper des réclamations au comptoir et des enregistrements. 40 mins avant le départ prévu de l’avion, soit 11h20 (vous suivez, merci!), il n’y a toujours personne à l’enregistrement… Normal. Mais voilà enfin la seule et unique employée (qui va poser sa démission bientôt je pense), et hop il est 11h40, j’ai mon billet et ô miracle, il y a un avion à la porte d’embarquement. Joie. Hop on va partir. Non ! Roulement de tambour… Ils se sont bien plantés à l’enregistrement, y a un fantôme dans l’avion: un gars qui s’est enregistré mais qui n’est pas monté dans l’avion… Il faut retrouver son bagage et le sortir… Décollage avec 1h de retard, mais que va devenir ma connexion de 1h45 à Zurich !

La course, voilà ce qu’elle va devenir ma connexion, une course effrénée dans l’aéroport de Zurich… Quoi un train entre les terminaux ? mais zut ! Je pense être la dernière à monter dans l’avion mais bon, j’y suis. Passer aux toilettes ? Peuh ! Prendre un coup de chaud alors qu’il me reste encore 19h de vol? Hmpf ! Bref, je pars rapidement de Zurich, direction Dubai. Ah oui, by the way, j’ai changé de parcours avec l’annulation de mon premier vol: ce sera via Dubai avec Emirates, au lieu de via Singapour avec Singapore airlines. Bon c’est pas si pire comme changement, au moins ils ne m’ont pas mise sur la Malaysian Airlines qui fait aussi cette liaison… L’arrêt à Dubai est court aussi mais sans course cette fois, je prends le temps de profiter de cet aéroport de dingue. Y a du marbre dans les toilettes quoi. Et 9 personnes (au moins, pour ce que j’ai pu compter) pour s’occuper de l’embarquement. Je pense à la pauvre employée unique de Bordeaux…

C’est parti pour la partie la plus longue du voyage, 12h, cette fois-ci côté fenêtre pour pouvoir m’installer un peu plus confortablement. Et comme il faut terminer ce voyage en beauté, il y a à coté de moi une très vieille dame iranienne qui voyage seule et parle très mal l’anglais, donc qui ne comprend rien à ce qui se passe et s’étale joyeusement (justement j’avais envie d’avoir un coude dans les côtes toutes les 5 minutes). Elle n’est pas méchante, je lui explique que bon, voilà ça suffit quoi. Et hop je dors 8h d’une traite ou presque, une première ! Arrivée enfin à Adélaïde, et à l’heure s’il vous plaît, je passe sans encombre la douane – oui j’ai une tente et des chaussures de randonnée avec moi mais regardez comme c’est propre, parce que non, ce n’est pas ma première fois et oui j’ai regardé quelques épisodes de « Border Security: Australia Front Line ». Un Uber et hop me voilà à mon hôtel pour la nuit de folie que je racontais en débit d’article…

La boucle est bouclée, je suis bien arrivée. Bientôt commence l’aventure purement australienne !

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I am writing this post under the influence of a very strong jet-lag, I would like to thank my computer’s auto correct for its precious help.

This is the story of a planned and ultra-expected trip to the other side of the world… For those who would not know (hello there!), here I am in the Asia Pacific part of the world. 7.5 months to be precise, 5 months in Australia and 2.5 months in New Zealand. Starting with Adelaide, where I write this post live from the hotel room that I booked ahead (what a luxury treat!) to get rid of the jet lag. I had forgotten that one, but it did not forget me, clearly. Last night, I fell in a coma from 22h30 to 3h, then I was wide-eyed awake between 3h and 5h, then re-coma between 5h and 9h15. I almost missed breakfast. Seriously, missing breakfast ! Nothing messes with that, nope.

I certainly would have suffered less if the trip over had gone as planned but oh no: Miss, you have all the time in the world because you leave for several months? What if we delayed and then canceled the first of your three flights and so we would ruin your entire travel plan ? (say the Swiss airline evil employees, rubbing their hands maliciously). And in addition to that, we will leave a junior employee on her own to face the hordes of discontented travelers. And to top it off, we will make sure that all hotels around the airport are full because of the ongoing Ryanair strike for good measure. Oh joy. Well, it’s okay, they say, you live in the area, you should just call your parents and … Oh yes they went on vacation that same morning and when leaving  in the afternoon, I put the house key in the letter box. Well, I was not going to keep the key to the mailbox while traveling, that would be stupid and useless, right ? Ahahah ahah… Ah! Fortunately, after several phone calls right, left and center, I managed to reach the neighbour who has the spare keys to my parents’ place, and I jumped in an Uber to sleep in a real bed. There is some good in all situations, even the crazy ones…

The new departure is expected at noon on the following day, in a plane chartered especially to bring us discontented travelers to Zurich. Finally. And again there is only one person to deal with the counter claims and all the check-in. 40 mins before the planned departure of the plane, 11:20 am (you follow, thank you!), There is still nobody at the check-in counter… All is well. But here is finally the one and only employee (who will ask her resignation after this week end I think), and hop it is 11:40, I got my ticket and oh miracle, there is a plane at the boarding gate. Joy. Who comes running to get us to board the plane ? – the same one employee ! Hop, let’s go. No ! Drum rolls … They were so well organized at the check in and boarding that there is a ghost on the plane: a guy who checked in but did not get on the plane … They have to find his luggage if it is there and get it out before we can move on… We take off with 1 hour delay, I can only wonder what will become of my 1h45 connection in Zurich!

A race, that’s what became my connection, a frantic race in Zurich airport… What? a train between terminals ? Oh no! I think I’m the last one to get on the plane but hey, I’m there. A bathroom stop before boarding ? Phew!  Sweat a bit before the total flying time I have left ? Hmpf! All in all, I leave Zurich quite fast, direction Dubai. Ah yes, I got my travel plans changed with the cancellation of the first flight: it will be via Dubai with Emirates, instead of via Singapore with Singapore airlines. Well it’s not so bad a change, at least they did not put me on Malaysian Airlines or China Eastern who also makes this connection … The stop in Dubai is short too but without too much pressure, so I take my time to enjoy this crazy airport. There is marble in the toilets ?! And 9 people (at least) to take care of the boarding. I think of the poor single employee of Bordeaux …

And here I go for the longest part of this trip, 12h flight from Dubai to Adelaide, this time I have a window seat to settle a little better. And as I had to end this trip in style, beside me there is a very old Iranian lady who speaks very little English and who does not understand anything and spreads happily over to my seat (just what I wanted an elbow in my ribs every 5 minutes). She does not do it on purpose, I explain a few times and finally she stops, so that’s that. And I sleep 8h in a row, a first! Finally, I get to Adelaide, and on time please. I get through customs without a hitch – yes I have a tent and hiking shoes with me but look like it’s so clean, because no, this is not my first time and yes I watched more than a few episodes of « Border Security: Australia Front Line ». I know… An Uber later and hop here I am at my hotel for the night of madness that I was talking about at the beginning of this article…

All this to say that I finally go to the start of my trip. Soon will begin the 100% Australian adventures!

[Humeur] 5 choses de la vie anglaise qui vont me manquer.

For the english version of this post, please scroll down below the « en français » part.

Et voilà, me voilà de retour dans mon pays d’origine. La France, et plus précisément Bordeaux – après diverses pérégrinations ici, là ou encore ailleurs (j’ai clairement bien choisi le nom de mon blog). Certains diraient que la préparation de ce retour a duré les 13 semaines de mon préavis, mais je dirais plutôt qu’elle a duré 17 ans. Soit le temps depuis le moment où j’ai quitté le cocon familial – sans penser que je ne reviendrais que beaucoup plus tard. Mais voilà, c’est fait et j’en suis contente. Je me suis organisée de belles aventures dans les mois et les années qui arrivent… Restez connectés !

Mais en attendant, je sais très bien qu’il y aura des choses de ma vie en Angleterre qui vont me manquer. La liste ci-dessous n’est sûrement pas exhaustive mais c’est ce dont j’ai conscience pour le moment… Il y aura peut-être un tome deux, qui sait ? Alors dans le désordre:

La diversité de la nourriture

Oui, et je sais que ça peut étonner les plus franchouillards d’entre vous – on mange bien en Angleterre ! Alors je ne parle pas de la nourriture purement anglaise – très peu pour le ragoût de mouton sauce à la menthe. Mais pour compenser, on trouve de la nourriture de toute influence ethnique, à Londres mais aussi à St Albans où je vivais. Indiens bien sûr, Thaïs, Japonais de toute sorte, Italiens… Il y en a clairement partout et pour tous les goûts ! et la compétition est telle que la qualité est au rendez-vous, surtout quand on prend le temps de faire un peu de recherche ou d’écouter le bouche-à-oreille.

La flexibilité dans les restaurants

Ce point est lié au précédent. Il a été trop facile pour moi de m’habituer à la flexibilité que les serveurs montrent dans les restaurants en Angleterre. Partager une entrée ? Bien sûr! Des frites au lieu de frites de patates douces ? OK. Cette entrée en plat ? Pas de problème ! Vous êtes vingt convives et vous voulez tous payer séparément, certains en liquide et d’autres en cash ? Tout est possible. Je crois que j’ai rarement vu un anglais commander exactement ce qu’il y avait sur la carte du restaurant.

L’ouverture d’esprit des anglais Londoniens

Alors ça parait étonnant de dire ça en ces temps post-Brexit. Je n’habitais pas trop loin de Londres qui a massivement voté contre, donc je sais que j’ai subi contre-coup beaucoup plus léger que d’autres. Mais en soi, l’esprit est en général resté le même. Tu te balades en pyjama dans le métro, personne ne te juge. Tu suis Love Island (une télé-réalité de niveau plutôt bas), que s’est-il passé hier dans la villa ? Bref, j’ai trouvé que les anglais acceptaient plus la différence que nos bons français et étaient plus aptes à s’intéresser aux autres. C’est sûrement lié aux gens en or que j’ai côtoyé, mais je sais que ça va me manquer.

L’ampleur de l’offre culturelle de Londres

C’est simple, quand j’ai commencé à prester mon préavis, je me suis dit « oh il faut absolument que je fasse ça, ça et ça au moins avant de partir ». La liste était hélas trop longue pour me satisfaire entièrement, compte tenu de la qualité de l’offre. Je ne dis pas qu’il y a moins de choses à faire à Bordeaux – pour l’instant, je n’en sais rien – mais je sais qu’il est impossible de s’ennuyer à Londres. Et ça change tellement régulièrement qu’il est parfois difficile de suivre. Et les musées nationaux gratuits, parlons en des musées nationaux gratuits.

Le « right of way » et les randos fabuleuses

Alors c’est vrai, quand on dit Angleterre ou Royaume-Uni, peu de gens pensent à la randonnée. Et pourtant, j’y ai fait de très belles ballades (à lire ici ou ). J’ai vraiment profité d’une des particularités du droit anglais: le « right of way ». Tous les propriétaires terriens doivent laisser au moins un accès aux piétons si leur propriété se situe entre deux bourgs. Soit l’ensemble des propriétés, compte tenu de la densité du territoire au Royaume-Uni. Le résultat ? On peut marcher partout, tout le temps. Pas de paysan qui te course avec son fusil parce que tu traverses son champ de blé. Je ne dis pas que c’est comme ça en France, mais bon.

voilà. Et vous, qu’est ce qui vous manque de la vie anglaise ? Y-a-t-il des choses qui vous manquerait si vous quittiez le Royaume-Uni ?

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So, here I am back in my home country. France, and more specifically Bordeaux – after various wanderings here, there or elsewhere (I clearly chose right for the name of my blog). Some would say that the preparation for this return lasted the 13 weeks of my notice, but I would say rather that it lasted 17 years. That’s the time since I left the family cocoon – without thinking that I would come back much later. But now, it’s done and I’m happy. I organized beautiful adventures for the coming months and years … Stay tuned!

But in the meantime, I know very well that I will miss things in my life in the UK. The list below is certainly not exhaustive but that’s what I’m aware of for now … There may be a volume two, who knows? So here it is, in no particular order:

The diversity of food

Yes, and I know it may surprise most of you – we eat well in England! So I’m not talking about pure English food – i have very little appetite for mutton stew with mint sauce. But to compensate, there is food of every ethnic influence, in London but also in St Albans where I lived. Indian of course, Thais Japanese of all kinds, Italian… There is clearly everyything available, for all tastes! and the competition is such that quality is at the rendezvous, especially when you take the time to do some research or listen to word of mouth.

The flexibility in restaurants

This point is related to the previous one. It was too easy for me to get used to the flexibility that waiters show in restaurants in England. Share a starter? Of course! French fries instead of sweet potato fries? OK. This starter as a main ? No problem ! You are twenty guests and you all want to pay separately, some in cash and others with card? Everything is possible. I think I rarely saw an English person ordering exactly what was on the restaurant menu.

The openness of English Londoners

So it might seem weird to say that in these post-Brexit times. I did not live too far from London, which voted massively against it, so I know that I suffered a lot less from post-Brexit trauma than others. But in itself, the mind has generally stayed the same. You walk in pajamas on the subway, no one judges you. You’re a Love Island afficionado, what happened yesterday in the villa? In short, I found that the English accepted more the difference and were more apt to be interested in others. It’s probably related to the amazing people I’ve met, but I know I’ll miss it.

The breadth of London’s cultural offer

It’s simple, when I started to give my notice, I said to myself « Oh it’s absolutely necessary that I do this, that and that at least before leaving ». The list was unfortunately too long to satisfy me entirely, given the quality and diversity of the offer. I do not say that there is less to do in Bordeaux – for now, I do not know – but I know it’s impossible to get bored in London. And it changes so regularly that it is sometimes difficult to follow. And the free national museums, let’s talk about free national museums!

The « right of way » and all the fabulous hikes

So it’s true, when you say England or the United Kingdom, few people think of hiking. And yet, I made very beautiful ballads (read here or there). I really took advantage of one of the peculiarities of the English law: the « right of way ». All landowners must leave pedestrian access if their property is between two villages. And that is most of the properties, given the density of the territory in the United Kingdom. As a result, we can walk everywhere, all the time. No farmer running around with his rifle because you crossed his wheat field. I do not say it’s like that in France, but hey.

So, that’s it for now. And you, what are you missing from English life? Are there things you would miss if you leave the UK?

[Voyages] Up the Snowdon Ranger Path, Pays de Galles.

For the english version of this post, please scroll down below the « en français » part.

C’est ce vendredi 1er juin que j’ai expérimenté l’un des plus étranges avantages des contrats de travail anglais: le « volunteering day », soit un jour de congé payé par la société pour participer à un événement caritatif et lever des fonds pour une bonne cause. La société verse un équivalent monétaire à la fondation choisie, selon le nombre d’employés participants. Britvic accorde trois jours de volunteering à chacun de ses employés. Cette fois-ci, nous avons grimpé haut du Mont Snowdon dans le Pays de Galles, via le Ranger Path pour une excellente cause: contribuer au paiement du traitement de la petite Jossie, 5 ans, la fille d’un de nos collègues. La pauvre est atteinte d’une tumeur au cerveau, et la NHS (la sécu locale) ne prend pas en charge le traitement en entier… Si vous voulez participer, le lien est ici (perso j’ai donné par paypal, c’est pratique).

Le Pays de Galles, c’est loin. 4h30 de route… Route faite avec deux collègues le jeudi après-midi, avec finalement peu de monde sur la route. L’une de mes collègues et moi dormont à l’excellent Glyn Peris Guest House, à Llanberis. Les chambres sont sympas, même si la salle de bain est minuscule et la déco un peu vieillotte. Ceris, notre hôte, nous a organisé un « take away » breaksfast, vu que nous devons partir super tôt pour rejoindre les collègues au parking en bas du Ranger Path à 8h30 – rien n’est près dans ce pays montagneux. Le temps s’annonce moche, avec alerte jaune pour les orages, ça promet ! L’adresse donnée pour le rendez-vous est fausse mais ma logique légendaire (héhé) me fait faire demi-tour pour aller voir le parking que j’avais repéré sur la route. Et en effet, c’est bien là qu’est le rendez-vous ! Je crois que je suis trop habituée à organiser précisément mes voyages…

Le « guide » réservé pour notre escapade s’avère être le coach des entraînements militaires organisés près du bureau. Je n’ai pas vu l’intérêt de sa présence. Il n’a pas fait de briefing avant la rando, il n’a pas fait d’échauffement et – surtout – il est parti beaucoup trop vite ! Aucun respect pour les différents niveaux dans le groupe. Les gens étaient là pour faire une bonne action, ça ne veut pas dire qu’ils sont tous du même niveau. J’ai essayé de suivre mais je n’ai pas réussi à trouver mon souffle ou mes jambes. Je sais que ma forme physique pourrait être meilleure, mais je marche souvent et pourtant je ne me suis jamais sentie aussi  mauvaise ! Rien à voir avec le chemin, mais plutôt avec l’attitude du guide et des collègues les plus rapides d’entre nous. Je ne marche pas pour la performance, mais pour l’exercice et pour profiter du paysage. Chacun son truc. Le chemin est bien raide, surtout à un endroit où on voit bien les zig-zag pour grimper à flanc de montagne. Je n’aime pas voir aussi bien la destination, surtout quand c’est si dur. Le temps m’a bien aidé, les nuages nous entourent et bientôt la pluie se met à tomber – d’abord intermittente, puis violente. L’orage gronde. J’adore. Mon imperméable ne l’est plus autant que je le pensais, mais mon pantalon de pluie tient le coup.

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Le paysage se dévoile

Et finalement, j’arrive en haut du Mont Snowdon, en même temps qu’un petit train – le même qu’à la Rhune ! L’idée de le prendre au retour me titille fortement – la pluie a sûrement rendu les pierres qui forment le chemin bien glissant. Mais tous les tickets ont été vendus, il va falloir redescendre à pied. J’aime mes bâtons de marche ! En haut, il y a une pierre comme sur tous les points hauts du pays, quelle vue… Juste en dessous, il y a un café style salle hors-sac, avec toilettes et café chaud ! Bonheur ! Apparemment le groupe le plus rapide est là depuis au moins 30 mins, soit 2h pour monter. J’ai mis 2h30, alors qu’il était annoncé 4h, je suis fière de moi. Je me défais de mes vêtements trempés qui iront goutter ailleurs, et je soupire de bonheur à enfiler ma polaire bien sèche. Un coca (si, si) et une barre de céréales, et je me sens mieux. A peu près 30 minutes après moi arrivent les derniers collègues (qui ont réussi à monter en 3h !), nous sortons faire la photo de groupe et une vidéo pour Jossie. Direct après, les « rapides » nous poussent à repartir. J’ai eu une demi heure de repos, ça va, mais certains viennent à peine d’arriver ! C’est cruel. Et le « guide » fait partie du complot, c’est moche.

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Malgré ma peur de glisser, je me lance dans la descente, accompagnée d’une collègue du groupe « rapide », qui préférais profiter du chemin, comme moi. La pluie s’est arrêtée, et les pierres sont moins glissantes que ce que je pensais, nous descendons tranquillement mais sûrement. Les nuages se lèvent, et on peut enfin profiter de la vue magnifique. Les lacs sont nombreux, et le pays est magnifique. Arrivées au parking vers 14h30, nous prenons la route du retour vers 15h. Il va sans dire que mon lit était le bienvenu après cette journée intense. 12.8 km de marche pour 937 m de dénivelé, quelle performance !

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It was this Friday, June 1st, that I experienced one of the strangest benefits of English employment contracts: the « volunteering day », a day off paid by the company to participate in a charity event and raise funds for a good cause. The company pays a monetary equivalent to the chosen foundation, depending on the number of employees involved. Britvic gives three days of volunteering to each of the employees. This time, we climbed to the top of Mount Snowdon in Wales, via the Ranger Path for an excellent cause: to contribute to the payment for the treatment of little Jossie, 5 years old, the daughter of one of our colleagues. The poor child is suffering from a brain tumor, and the NHS does not support the treatment in full … If you want to participate, the link is here (perso I gave by paypal, it is convenient).

Wales is far away. 4h30 drive … Road was made with two colleagues on Thursday afternoon, with finally few people on the road. One of my colleagues and I slept at the excellent Glyn Peris Guest House in Llanberis. The rooms are nice, even if the bathroom in mine is tiny and the decor a bit dated. Ceris, our host, arranged a « take-away » breaksfast, as we must leave early to meet colleagues at the parking lot at the bottom of the Ranger Path at 8:30 am – nothing is near in this mountainous country. The weather looks lousy, with yellow warning for thunderstorms! The address given for the appointment is false but my legendary logic (hehe) makes me turn around to check the parking that I had spotted on the road. And indeed, tha is where we were supposed to meet! I think I’m too used to exactly organizing my travels…

The « guide » booked for our getaway turned out to be the coach of military training organized near the office. I did not see the value of his presence. He did not make a briefing before the hike, he did not show how to warm up and – above all – he left far too fast! No respect for the different levels in the group. People were there to do a good deed, it did not mean that they were all the same -good – level. I tried to follow but I could not find my breath or my legs. I know that my fitness could be better, but I walk often and yet I have never felt so bad! Nothing to do with the path, but rather with the attitude of the guide and the fastest colleagues among us. I do not walk for performance, but for exercise and to enjoy the scenery. To each his own. The path is steep, especially in a place where we see the zig-zag up the mountainside. I do not like to see the destination that well, especially when it’s so hard. The weather helped me well as I could not see the path ahead for long, the clouds surrounded me and soon the rain began to fall – at first intermittent, then violent. The thunder is all around me. I just love it – kidding. My raincoat is not as much impervious to rain as I thought, but my rain pants holds up.

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And finally, I arrive at the top of Mount Snowdon, along with a small train – the same as the Rhune (in the south west of France) ! The idea of ​​taking it back tempt me hard – the rain has surely made the stones that form the path slippery. But all the tickets have been sold, I’ll have to walk down again. I like my walking sticks! Upstairs, there is a stone as on all the high points of this country, and what a view from there… Just below, there is a cafe-style room off-bag, with toilet and hot coffee! Happiness! Apparently the fastest group is there for at least 30 mins, meaning they took about 2 hours to go up. I did it in 2h30, when it was announced 4h, I am proud of me. I get rid of my wet clothes that will go drip elsewhere, and I sigh of happiness to put on my dry fleece. A Coke (yes, yes) and a cereal bar, and I feel better. About 30 minutes after I arrive, the last colleagues get in too (they managed to get up in 3 hours! well done !). We go out to do the group photo and a video for Jossie. Directly after, the « fast guys » push us to leave. I had half an hour of rest, it’s ok, but some have just arrived! It’s cruel. And the « guide » is part of the plot, it’s not fair.

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Despite my fear of slipping, I start downhill, accompanied by a colleague of the « fast » group, who preferred to enjoy the path, like me. The rain stopped, and the stones are less slippery than I thought, we descend quietly but surely. The clouds rise, and we can finally enjoy the magnificent view. The lakes are numerous, and the country is beautiful. Arrived at the car park around 14h30, we take the road back around 15h. It goes without saying that my bed was welcome after this intense day. 12.8 km walk for 937 m of elevation gain, what a performance!

[Théatre] Book of Mormon

For my review of this musical in English, see below the En Français part.

Comme je vous l’ai déjà dit ici, je me suis donné l’objectif de faire dans les semaines qui viennent un certain nombre de choses que je ne pourrais pas faire une fois loin de Londres. Par exemple, voir les hits des comédies musicales du West End. Après Aladdin et le Roi Lion, je suis allée hier en compagnie d’une Amie voir le « Book of Mormon », un spectacle d’un autre genre. Le comédie n’y est pas utilisé à la légère, loin de là.

Attirée par les critiques élogieuses, j’avais mis cette comédie musicale dans ma « bucket list » et j’ai réussi à trouver une Amie qui était tout aussi intéressée par ce spectacle. Après un dîner tellement bon à la branche « Covent Garden » de Dishoom, selon moi l’un des meilleurs restaurants londoniens, nous nous dirigeons vers le théâtre et des places très honnêtes pour le prix modique payé (dans les stalls, un peu sur le côté mais une vue d’ensemble nickel). Et pour une fois, pas de gens gênants à côté de moi, quel bonheur ! ça change tout à une telle expérience, c’est clair. Mais, il faut bien le dire, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Que ce soit pour Aladdin ou le Roi Lion, je connaissais les chansons et l’histoire. Là, je n’ai aucune idée de ce qui m’attend, si ce n’est que c’est drôle et que ça parle de la religion/secte mormone. Hors je n’y connais pas grand chose aux mormons moi, si ce n’est ce que j’ai pu glaner en regardant la série Big Love, il y a quelques années déjà. Bref.

Ce n’est qu’après la représentation que j’ai lu que cette comédie musicale avait été créée par les auteurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone. Tout s’explique. J’ai tellement rigolé durant ce spectacle, ça devrait pas être permis. Alors, clairement, âmes sensibles et choquées facilement, et si vous êtes un tant soit peu religieux fondamentaliste, il ne faut pas y aller… Tout y passe, pas de quartiers! Les noirs, les chinois, les gays, les lesbiennes, les français, la circoncision féminine, le SIDA mais surtout les américains en général et les mormons en particulier s’en prennent plein la tête. Et le rythme est assez effréné. Il y a aussi des personnages qui n’ont rien à faire dans cette histoire, je cite – entre autres – Yoda, Dark Vador, des Hobbits, Hitler… Joseph Smith (le fondateur de la religion) et jésus/guirlande lumineuse sont excellents. Je crois que mes scènes préférées sont « Turn it off » (rien que pour la performance du très très gay mais très très refoulé Elder McKinley) et la mise en scène théâtrale des Ougandais à la fin. Par contre, il faut quand même un bon niveau d’anglais pour suivre, ça va vite et ça va fort.

Je ne savais pas du tout ce que la partie « musicale » du show allait donner, puisque clairement le but est purement humoristique. Et bien, j’ai été étonnée, ça marche vraiment bien. Les chansons sont entraînantes avec des refrains excellents (« I have a plate », « Two by two »), et les chanteurs/danseurs sont à la hauteur. Bien sûr la plupart sont ridicules et d’excellentes satires, mais on n’est pas là pour des hits du Top 40 non plus. L’un des personnages principaux, Elder Cunningham, a vraiment une voix d’une gamme impressionnante: du très très grave (« Man up ») au fluet aigu (« Later day »). L’héroïne Nabulungi (Nigelfarage/Nutella/JonBonJovi/Necrophilia comme l’appelle Elder Cunnigham) a une très belle voix et plusieurs solos sympathiques.

Donc pour résumer, je ne savais pas du tout ce que j’allais voir, mais j’en suis ressortie agréablement surprise et avec l’envie d’en voir plus, beaucoup plus.

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As I already told you here, I gave myself the objective of ticking things off my bucket list before I leave London, as there are things one can only do in London. One of them is going to see Musicals in the West End. There are many of them, and I already saw a fair few of them. But there are some I still need to see, and Book of Mormon was one of them. But, now I have seen it. And I am glad, although I truly did not know what to expect. This is not lying when it says it is a comedy…

After yet another amazing diner at Dishoom, this time at the Covent Garden branch, a friend and I go to the Prince of Wales theatre, right in the Leicester Square area. Thanks to careful research and, well, luck, we had great seats: in the stalls, a bit on the side but with a great view. And for once, I did not have an annoying neighbour. That changes everything… As i said, I had no clue about what that musical was about. When I went to see Aladdin or the Lion King, at least I knew the story and most of the songs, here: nada! I knew it was about the Mormons and their weird religion, but no more than that really. And what I knew beforehand about Mormon was limited to what I learned watching Big Love a few years ago.

It’s only after the show that I read that this musical had been written by the creators of South Park, Trey Parker et Matt Stone. This explains that. If you are easily offended, or if you’re even a bit of a religion fundamentalist, I think this is not for you. I laughed so much during the show, and all the while cringing with delight (yes, that’s possible) at the heavy sarcasm of the story and the true dark humour of the numerous jokes. Everything goes, and this play does not take any prisoners: gays, lesbians, black, Chinese, French, AIDS, female circumcision… But mostly Americans and Mormons in particular! And you literally have not time to take a breath, it is a real whirlwind. We also see interesting characters from, Star Trek, Star Wars, Lord of the Rings, and even Hitler. I loved how they portrayed Joseph Smith (the founder of the Mormon religion) and how tacky they made Jesus, with his switch on « holy » light. I would say my favourite scenes are « Turn it off » (if only for the wild performance of the very gay but very closeted Elder McKinley) and the last song of villagers. Beware, you will need a good English level to catch the jokes flying around.

Another thing I was not sure about before going to this play was its « musical » part. I knew it would be funny, but would the songs be good? Well, we are not here to listen to top 40 hits but I found the songs excellent: catchy and very funny (« I have a plate », « Two by two »), and the singers/dancers are up to the task. I have a special mention to one of the main character, Elder Cunningham, who show a quite impressive voice range, from very deep (« Man up ») to extremely high pitched, almost boyish (« Later days »). The heroin Nabulungi (also called Nigelfarage/Nutella/JonBonJovi/Necrophilia by love struck Cunningham) has very good voice and gets a few solos to show it off.

So, to summarize, here is an excellent play – if different from anything else you’ll see on the West End. I’d love to see more, if there was more…