[Australie] Chronique d’un voyage annoncé.

For the English version of this article, please see below the « en français » part.

J’écris cet article sous l’influence d’un jet-lag puissant, je tiens à remercier le correcteur automatique pour son aide précieuse.

C’est l’histoire d’un voyage intercontinental programmé et ultra-attendu… Pour ceux qui ne seraient pas au courant (coucou vous!), me voilà à l’autre bout du monde pour un temps certain, voir un certain temps. 7.5 mois pour être correcte, 5 mois en Australie et 2.5 mois en Nouvelle-Zélande. En commençant par Adélaïde, d’où je vous écris ce billet en direct de la chambre d’hôtel que je me suis payé (luxe!) pour me remettre du fameux jet-lag. Je l’avais oublié celui-là, mais pas lui clairement. Cette nuit, coma de 22h30 à 3h, c’est la fête entre 3h et 5h, puis re-coma entre 5h et 9h15. De quoi presque louper le petit-déjeuner. Sérieusement, le petit déjeuner quoi. On ne déconne pas avec ça.

J’aurais certainement moins souffert si le voyage s’était déroulé comme prévu mais oh non: mademoiselle, vous avez le temps parce que vous partez plusieurs mois ? Tiens si on retardait puis annulait le premier de vos trois vols et donc si on faisait capoter tout votre plan de voyage ? (se dit la compagnie aérienne Swiss en se frottant les mains). Et en plus on ne va laisser qu’une employée clairement junior face aux hordes de voyageurs mécontents. Et pour couronner le tout, on va faire en sorte que tous les hôtels autour de l’aéroport soient plein à cause des grèves Ryanair pour faire bonne mesure. Oh joie. Bah c’est pas grave me direz-vous, j’habite dans le coin, je n’ai qu’à appeler mes parents et… Ah oui c’est vrai ils sont partis en vacances le matin même et en partant j’ai mis la clé dans la boite aux lettres. Je n’allais pas garder la clé de la boite aux lettres en voyage quand même, à quoi cela pourrait donc me servir ! Ahahah ahah… Ah.  Heureusement après plusieurs coups de fil à droite et à gauche, je réussis à joindre la voisine qui à les clés de chez les parents, je saute dans un Uber et hop, au dodo dans un vrai lit. Y a du bon dans toutes situations…

Départ prévu lendemain midi, un avion pas prévu mais affrété spécialement pour nous amener nous, voyageurs mécontents, vers Zurich. Et toujours une seule personne pour s’occuper des réclamations au comptoir et des enregistrements. 40 mins avant le départ prévu de l’avion, soit 11h20 (vous suivez, merci!), il n’y a toujours personne à l’enregistrement… Normal. Mais voilà enfin la seule et unique employée (qui va poser sa démission bientôt je pense), et hop il est 11h40, j’ai mon billet et ô miracle, il y a un avion à la porte d’embarquement. Joie. Hop on va partir. Non ! Roulement de tambour… Ils se sont bien plantés à l’enregistrement, y a un fantôme dans l’avion: un gars qui s’est enregistré mais qui n’est pas monté dans l’avion… Il faut retrouver son bagage et le sortir… Décollage avec 1h de retard, mais que va devenir ma connexion de 1h45 à Zurich !

La course, voilà ce qu’elle va devenir ma connexion, une course effrénée dans l’aéroport de Zurich… Quoi un train entre les terminaux ? mais zut ! Je pense être la dernière à monter dans l’avion mais bon, j’y suis. Passer aux toilettes ? Peuh ! Prendre un coup de chaud alors qu’il me reste encore 19h de vol? Hmpf ! Bref, je pars rapidement de Zurich, direction Dubai. Ah oui, by the way, j’ai changé de parcours avec l’annulation de mon premier vol: ce sera via Dubai avec Emirates, au lieu de via Singapour avec Singapore airlines. Bon c’est pas si pire comme changement, au moins ils ne m’ont pas mise sur la Malaysian Airlines qui fait aussi cette liaison… L’arrêt à Dubai est court aussi mais sans course cette fois, je prends le temps de profiter de cet aéroport de dingue. Y a du marbre dans les toilettes quoi. Et 9 personnes (au moins, pour ce que j’ai pu compter) pour s’occuper de l’embarquement. Je pense à la pauvre employée unique de Bordeaux…

C’est parti pour la partie la plus longue du voyage, 12h, cette fois-ci côté fenêtre pour pouvoir m’installer un peu plus confortablement. Et comme il faut terminer ce voyage en beauté, il y a à coté de moi une très vieille dame iranienne qui voyage seule et parle très mal l’anglais, donc qui ne comprend rien à ce qui se passe et s’étale joyeusement (justement j’avais envie d’avoir un coude dans les côtes toutes les 5 minutes). Elle n’est pas méchante, je lui explique que bon, voilà ça suffit quoi. Et hop je dors 8h d’une traite ou presque, une première ! Arrivée enfin à Adélaïde, et à l’heure s’il vous plaît, je passe sans encombre la douane – oui j’ai une tente et des chaussures de randonnée avec moi mais regardez comme c’est propre, parce que non, ce n’est pas ma première fois et oui j’ai regardé quelques épisodes de « Border Security: Australia Front Line ». Un Uber et hop me voilà à mon hôtel pour la nuit de folie que je racontais en débit d’article…

La boucle est bouclée, je suis bien arrivée. Bientôt commence l’aventure purement australienne !

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I am writing this post under the influence of a very strong jet-lag, I would like to thank my computer’s auto correct for its precious help.

This is the story of a planned and ultra-expected trip to the other side of the world… For those who would not know (hello there!), here I am in the Asia Pacific part of the world. 7.5 months to be precise, 5 months in Australia and 2.5 months in New Zealand. Starting with Adelaide, where I write this post live from the hotel room that I booked ahead (what a luxury treat!) to get rid of the jet lag. I had forgotten that one, but it did not forget me, clearly. Last night, I fell in a coma from 22h30 to 3h, then I was wide-eyed awake between 3h and 5h, then re-coma between 5h and 9h15. I almost missed breakfast. Seriously, missing breakfast ! Nothing messes with that, nope.

I certainly would have suffered less if the trip over had gone as planned but oh no: Miss, you have all the time in the world because you leave for several months? What if we delayed and then canceled the first of your three flights and so we would ruin your entire travel plan ? (say the Swiss airline evil employees, rubbing their hands maliciously). And in addition to that, we will leave a junior employee on her own to face the hordes of discontented travelers. And to top it off, we will make sure that all hotels around the airport are full because of the ongoing Ryanair strike for good measure. Oh joy. Well, it’s okay, they say, you live in the area, you should just call your parents and … Oh yes they went on vacation that same morning and when leaving  in the afternoon, I put the house key in the letter box. Well, I was not going to keep the key to the mailbox while traveling, that would be stupid and useless, right ? Ahahah ahah… Ah! Fortunately, after several phone calls right, left and center, I managed to reach the neighbour who has the spare keys to my parents’ place, and I jumped in an Uber to sleep in a real bed. There is some good in all situations, even the crazy ones…

The new departure is expected at noon on the following day, in a plane chartered especially to bring us discontented travelers to Zurich. Finally. And again there is only one person to deal with the counter claims and all the check-in. 40 mins before the planned departure of the plane, 11:20 am (you follow, thank you!), There is still nobody at the check-in counter… All is well. But here is finally the one and only employee (who will ask her resignation after this week end I think), and hop it is 11:40, I got my ticket and oh miracle, there is a plane at the boarding gate. Joy. Who comes running to get us to board the plane ? – the same one employee ! Hop, let’s go. No ! Drum rolls … They were so well organized at the check in and boarding that there is a ghost on the plane: a guy who checked in but did not get on the plane … They have to find his luggage if it is there and get it out before we can move on… We take off with 1 hour delay, I can only wonder what will become of my 1h45 connection in Zurich!

A race, that’s what became my connection, a frantic race in Zurich airport… What? a train between terminals ? Oh no! I think I’m the last one to get on the plane but hey, I’m there. A bathroom stop before boarding ? Phew!  Sweat a bit before the total flying time I have left ? Hmpf! All in all, I leave Zurich quite fast, direction Dubai. Ah yes, I got my travel plans changed with the cancellation of the first flight: it will be via Dubai with Emirates, instead of via Singapore with Singapore airlines. Well it’s not so bad a change, at least they did not put me on Malaysian Airlines or China Eastern who also makes this connection … The stop in Dubai is short too but without too much pressure, so I take my time to enjoy this crazy airport. There is marble in the toilets ?! And 9 people (at least) to take care of the boarding. I think of the poor single employee of Bordeaux …

And here I go for the longest part of this trip, 12h flight from Dubai to Adelaide, this time I have a window seat to settle a little better. And as I had to end this trip in style, beside me there is a very old Iranian lady who speaks very little English and who does not understand anything and spreads happily over to my seat (just what I wanted an elbow in my ribs every 5 minutes). She does not do it on purpose, I explain a few times and finally she stops, so that’s that. And I sleep 8h in a row, a first! Finally, I get to Adelaide, and on time please. I get through customs without a hitch – yes I have a tent and hiking shoes with me but look like it’s so clean, because no, this is not my first time and yes I watched more than a few episodes of « Border Security: Australia Front Line ». I know… An Uber later and hop here I am at my hotel for the night of madness that I was talking about at the beginning of this article…

All this to say that I finally go to the start of my trip. Soon will begin the 100% Australian adventures!

[Humeur] 5 choses de la vie anglaise qui vont me manquer.

For the english version of this post, please scroll down below the « en français » part.

Et voilà, me voilà de retour dans mon pays d’origine. La France, et plus précisément Bordeaux – après diverses pérégrinations ici, là ou encore ailleurs (j’ai clairement bien choisi le nom de mon blog). Certains diraient que la préparation de ce retour a duré les 13 semaines de mon préavis, mais je dirais plutôt qu’elle a duré 17 ans. Soit le temps depuis le moment où j’ai quitté le cocon familial – sans penser que je ne reviendrais que beaucoup plus tard. Mais voilà, c’est fait et j’en suis contente. Je me suis organisée de belles aventures dans les mois et les années qui arrivent… Restez connectés !

Mais en attendant, je sais très bien qu’il y aura des choses de ma vie en Angleterre qui vont me manquer. La liste ci-dessous n’est sûrement pas exhaustive mais c’est ce dont j’ai conscience pour le moment… Il y aura peut-être un tome deux, qui sait ? Alors dans le désordre:

La diversité de la nourriture

Oui, et je sais que ça peut étonner les plus franchouillards d’entre vous – on mange bien en Angleterre ! Alors je ne parle pas de la nourriture purement anglaise – très peu pour le ragoût de mouton sauce à la menthe. Mais pour compenser, on trouve de la nourriture de toute influence ethnique, à Londres mais aussi à St Albans où je vivais. Indiens bien sûr, Thaïs, Japonais de toute sorte, Italiens… Il y en a clairement partout et pour tous les goûts ! et la compétition est telle que la qualité est au rendez-vous, surtout quand on prend le temps de faire un peu de recherche ou d’écouter le bouche-à-oreille.

La flexibilité dans les restaurants

Ce point est lié au précédent. Il a été trop facile pour moi de m’habituer à la flexibilité que les serveurs montrent dans les restaurants en Angleterre. Partager une entrée ? Bien sûr! Des frites au lieu de frites de patates douces ? OK. Cette entrée en plat ? Pas de problème ! Vous êtes vingt convives et vous voulez tous payer séparément, certains en liquide et d’autres en cash ? Tout est possible. Je crois que j’ai rarement vu un anglais commander exactement ce qu’il y avait sur la carte du restaurant.

L’ouverture d’esprit des anglais Londoniens

Alors ça parait étonnant de dire ça en ces temps post-Brexit. Je n’habitais pas trop loin de Londres qui a massivement voté contre, donc je sais que j’ai subi contre-coup beaucoup plus léger que d’autres. Mais en soi, l’esprit est en général resté le même. Tu te balades en pyjama dans le métro, personne ne te juge. Tu suis Love Island (une télé-réalité de niveau plutôt bas), que s’est-il passé hier dans la villa ? Bref, j’ai trouvé que les anglais acceptaient plus la différence que nos bons français et étaient plus aptes à s’intéresser aux autres. C’est sûrement lié aux gens en or que j’ai côtoyé, mais je sais que ça va me manquer.

L’ampleur de l’offre culturelle de Londres

C’est simple, quand j’ai commencé à prester mon préavis, je me suis dit « oh il faut absolument que je fasse ça, ça et ça au moins avant de partir ». La liste était hélas trop longue pour me satisfaire entièrement, compte tenu de la qualité de l’offre. Je ne dis pas qu’il y a moins de choses à faire à Bordeaux – pour l’instant, je n’en sais rien – mais je sais qu’il est impossible de s’ennuyer à Londres. Et ça change tellement régulièrement qu’il est parfois difficile de suivre. Et les musées nationaux gratuits, parlons en des musées nationaux gratuits.

Le « right of way » et les randos fabuleuses

Alors c’est vrai, quand on dit Angleterre ou Royaume-Uni, peu de gens pensent à la randonnée. Et pourtant, j’y ai fait de très belles ballades (à lire ici ou ). J’ai vraiment profité d’une des particularités du droit anglais: le « right of way ». Tous les propriétaires terriens doivent laisser au moins un accès aux piétons si leur propriété se situe entre deux bourgs. Soit l’ensemble des propriétés, compte tenu de la densité du territoire au Royaume-Uni. Le résultat ? On peut marcher partout, tout le temps. Pas de paysan qui te course avec son fusil parce que tu traverses son champ de blé. Je ne dis pas que c’est comme ça en France, mais bon.

voilà. Et vous, qu’est ce qui vous manque de la vie anglaise ? Y-a-t-il des choses qui vous manquerait si vous quittiez le Royaume-Uni ?

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So, here I am back in my home country. France, and more specifically Bordeaux – after various wanderings here, there or elsewhere (I clearly chose right for the name of my blog). Some would say that the preparation for this return lasted the 13 weeks of my notice, but I would say rather that it lasted 17 years. That’s the time since I left the family cocoon – without thinking that I would come back much later. But now, it’s done and I’m happy. I organized beautiful adventures for the coming months and years … Stay tuned!

But in the meantime, I know very well that I will miss things in my life in the UK. The list below is certainly not exhaustive but that’s what I’m aware of for now … There may be a volume two, who knows? So here it is, in no particular order:

The diversity of food

Yes, and I know it may surprise most of you – we eat well in England! So I’m not talking about pure English food – i have very little appetite for mutton stew with mint sauce. But to compensate, there is food of every ethnic influence, in London but also in St Albans where I lived. Indian of course, Thais Japanese of all kinds, Italian… There is clearly everyything available, for all tastes! and the competition is such that quality is at the rendezvous, especially when you take the time to do some research or listen to word of mouth.

The flexibility in restaurants

This point is related to the previous one. It was too easy for me to get used to the flexibility that waiters show in restaurants in England. Share a starter? Of course! French fries instead of sweet potato fries? OK. This starter as a main ? No problem ! You are twenty guests and you all want to pay separately, some in cash and others with card? Everything is possible. I think I rarely saw an English person ordering exactly what was on the restaurant menu.

The openness of English Londoners

So it might seem weird to say that in these post-Brexit times. I did not live too far from London, which voted massively against it, so I know that I suffered a lot less from post-Brexit trauma than others. But in itself, the mind has generally stayed the same. You walk in pajamas on the subway, no one judges you. You’re a Love Island afficionado, what happened yesterday in the villa? In short, I found that the English accepted more the difference and were more apt to be interested in others. It’s probably related to the amazing people I’ve met, but I know I’ll miss it.

The breadth of London’s cultural offer

It’s simple, when I started to give my notice, I said to myself « Oh it’s absolutely necessary that I do this, that and that at least before leaving ». The list was unfortunately too long to satisfy me entirely, given the quality and diversity of the offer. I do not say that there is less to do in Bordeaux – for now, I do not know – but I know it’s impossible to get bored in London. And it changes so regularly that it is sometimes difficult to follow. And the free national museums, let’s talk about free national museums!

The « right of way » and all the fabulous hikes

So it’s true, when you say England or the United Kingdom, few people think of hiking. And yet, I made very beautiful ballads (read here or there). I really took advantage of one of the peculiarities of the English law: the « right of way ». All landowners must leave pedestrian access if their property is between two villages. And that is most of the properties, given the density of the territory in the United Kingdom. As a result, we can walk everywhere, all the time. No farmer running around with his rifle because you crossed his wheat field. I do not say it’s like that in France, but hey.

So, that’s it for now. And you, what are you missing from English life? Are there things you would miss if you leave the UK?

[Voyages] Up the Snowdon Ranger Path, Pays de Galles.

For the english version of this post, please scroll down below the « en français » part.

C’est ce vendredi 1er juin que j’ai expérimenté l’un des plus étranges avantages des contrats de travail anglais: le « volunteering day », soit un jour de congé payé par la société pour participer à un événement caritatif et lever des fonds pour une bonne cause. La société verse un équivalent monétaire à la fondation choisie, selon le nombre d’employés participants. Britvic accorde trois jours de volunteering à chacun de ses employés. Cette fois-ci, nous avons grimpé haut du Mont Snowdon dans le Pays de Galles, via le Ranger Path pour une excellente cause: contribuer au paiement du traitement de la petite Jossie, 5 ans, la fille d’un de nos collègues. La pauvre est atteinte d’une tumeur au cerveau, et la NHS (la sécu locale) ne prend pas en charge le traitement en entier… Si vous voulez participer, le lien est ici (perso j’ai donné par paypal, c’est pratique).

Le Pays de Galles, c’est loin. 4h30 de route… Route faite avec deux collègues le jeudi après-midi, avec finalement peu de monde sur la route. L’une de mes collègues et moi dormont à l’excellent Glyn Peris Guest House, à Llanberis. Les chambres sont sympas, même si la salle de bain est minuscule et la déco un peu vieillotte. Ceris, notre hôte, nous a organisé un « take away » breaksfast, vu que nous devons partir super tôt pour rejoindre les collègues au parking en bas du Ranger Path à 8h30 – rien n’est près dans ce pays montagneux. Le temps s’annonce moche, avec alerte jaune pour les orages, ça promet ! L’adresse donnée pour le rendez-vous est fausse mais ma logique légendaire (héhé) me fait faire demi-tour pour aller voir le parking que j’avais repéré sur la route. Et en effet, c’est bien là qu’est le rendez-vous ! Je crois que je suis trop habituée à organiser précisément mes voyages…

Le « guide » réservé pour notre escapade s’avère être le coach des entraînements militaires organisés près du bureau. Je n’ai pas vu l’intérêt de sa présence. Il n’a pas fait de briefing avant la rando, il n’a pas fait d’échauffement et – surtout – il est parti beaucoup trop vite ! Aucun respect pour les différents niveaux dans le groupe. Les gens étaient là pour faire une bonne action, ça ne veut pas dire qu’ils sont tous du même niveau. J’ai essayé de suivre mais je n’ai pas réussi à trouver mon souffle ou mes jambes. Je sais que ma forme physique pourrait être meilleure, mais je marche souvent et pourtant je ne me suis jamais sentie aussi  mauvaise ! Rien à voir avec le chemin, mais plutôt avec l’attitude du guide et des collègues les plus rapides d’entre nous. Je ne marche pas pour la performance, mais pour l’exercice et pour profiter du paysage. Chacun son truc. Le chemin est bien raide, surtout à un endroit où on voit bien les zig-zag pour grimper à flanc de montagne. Je n’aime pas voir aussi bien la destination, surtout quand c’est si dur. Le temps m’a bien aidé, les nuages nous entourent et bientôt la pluie se met à tomber – d’abord intermittente, puis violente. L’orage gronde. J’adore. Mon imperméable ne l’est plus autant que je le pensais, mais mon pantalon de pluie tient le coup.

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Le paysage se dévoile

Et finalement, j’arrive en haut du Mont Snowdon, en même temps qu’un petit train – le même qu’à la Rhune ! L’idée de le prendre au retour me titille fortement – la pluie a sûrement rendu les pierres qui forment le chemin bien glissant. Mais tous les tickets ont été vendus, il va falloir redescendre à pied. J’aime mes bâtons de marche ! En haut, il y a une pierre comme sur tous les points hauts du pays, quelle vue… Juste en dessous, il y a un café style salle hors-sac, avec toilettes et café chaud ! Bonheur ! Apparemment le groupe le plus rapide est là depuis au moins 30 mins, soit 2h pour monter. J’ai mis 2h30, alors qu’il était annoncé 4h, je suis fière de moi. Je me défais de mes vêtements trempés qui iront goutter ailleurs, et je soupire de bonheur à enfiler ma polaire bien sèche. Un coca (si, si) et une barre de céréales, et je me sens mieux. A peu près 30 minutes après moi arrivent les derniers collègues (qui ont réussi à monter en 3h !), nous sortons faire la photo de groupe et une vidéo pour Jossie. Direct après, les « rapides » nous poussent à repartir. J’ai eu une demi heure de repos, ça va, mais certains viennent à peine d’arriver ! C’est cruel. Et le « guide » fait partie du complot, c’est moche.

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Malgré ma peur de glisser, je me lance dans la descente, accompagnée d’une collègue du groupe « rapide », qui préférais profiter du chemin, comme moi. La pluie s’est arrêtée, et les pierres sont moins glissantes que ce que je pensais, nous descendons tranquillement mais sûrement. Les nuages se lèvent, et on peut enfin profiter de la vue magnifique. Les lacs sont nombreux, et le pays est magnifique. Arrivées au parking vers 14h30, nous prenons la route du retour vers 15h. Il va sans dire que mon lit était le bienvenu après cette journée intense. 12.8 km de marche pour 937 m de dénivelé, quelle performance !

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It was this Friday, June 1st, that I experienced one of the strangest benefits of English employment contracts: the « volunteering day », a day off paid by the company to participate in a charity event and raise funds for a good cause. The company pays a monetary equivalent to the chosen foundation, depending on the number of employees involved. Britvic gives three days of volunteering to each of the employees. This time, we climbed to the top of Mount Snowdon in Wales, via the Ranger Path for an excellent cause: to contribute to the payment for the treatment of little Jossie, 5 years old, the daughter of one of our colleagues. The poor child is suffering from a brain tumor, and the NHS does not support the treatment in full … If you want to participate, the link is here (perso I gave by paypal, it is convenient).

Wales is far away. 4h30 drive … Road was made with two colleagues on Thursday afternoon, with finally few people on the road. One of my colleagues and I slept at the excellent Glyn Peris Guest House in Llanberis. The rooms are nice, even if the bathroom in mine is tiny and the decor a bit dated. Ceris, our host, arranged a « take-away » breaksfast, as we must leave early to meet colleagues at the parking lot at the bottom of the Ranger Path at 8:30 am – nothing is near in this mountainous country. The weather looks lousy, with yellow warning for thunderstorms! The address given for the appointment is false but my legendary logic (hehe) makes me turn around to check the parking that I had spotted on the road. And indeed, tha is where we were supposed to meet! I think I’m too used to exactly organizing my travels…

The « guide » booked for our getaway turned out to be the coach of military training organized near the office. I did not see the value of his presence. He did not make a briefing before the hike, he did not show how to warm up and – above all – he left far too fast! No respect for the different levels in the group. People were there to do a good deed, it did not mean that they were all the same -good – level. I tried to follow but I could not find my breath or my legs. I know that my fitness could be better, but I walk often and yet I have never felt so bad! Nothing to do with the path, but rather with the attitude of the guide and the fastest colleagues among us. I do not walk for performance, but for exercise and to enjoy the scenery. To each his own. The path is steep, especially in a place where we see the zig-zag up the mountainside. I do not like to see the destination that well, especially when it’s so hard. The weather helped me well as I could not see the path ahead for long, the clouds surrounded me and soon the rain began to fall – at first intermittent, then violent. The thunder is all around me. I just love it – kidding. My raincoat is not as much impervious to rain as I thought, but my rain pants holds up.

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And finally, I arrive at the top of Mount Snowdon, along with a small train – the same as the Rhune (in the south west of France) ! The idea of ​​taking it back tempt me hard – the rain has surely made the stones that form the path slippery. But all the tickets have been sold, I’ll have to walk down again. I like my walking sticks! Upstairs, there is a stone as on all the high points of this country, and what a view from there… Just below, there is a cafe-style room off-bag, with toilet and hot coffee! Happiness! Apparently the fastest group is there for at least 30 mins, meaning they took about 2 hours to go up. I did it in 2h30, when it was announced 4h, I am proud of me. I get rid of my wet clothes that will go drip elsewhere, and I sigh of happiness to put on my dry fleece. A Coke (yes, yes) and a cereal bar, and I feel better. About 30 minutes after I arrive, the last colleagues get in too (they managed to get up in 3 hours! well done !). We go out to do the group photo and a video for Jossie. Directly after, the « fast guys » push us to leave. I had half an hour of rest, it’s ok, but some have just arrived! It’s cruel. And the « guide » is part of the plot, it’s not fair.

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Despite my fear of slipping, I start downhill, accompanied by a colleague of the « fast » group, who preferred to enjoy the path, like me. The rain stopped, and the stones are less slippery than I thought, we descend quietly but surely. The clouds rise, and we can finally enjoy the magnificent view. The lakes are numerous, and the country is beautiful. Arrived at the car park around 14h30, we take the road back around 15h. It goes without saying that my bed was welcome after this intense day. 12.8 km walk for 937 m of elevation gain, what a performance!

[Théatre] Book of Mormon

For my review of this musical in English, see below the En Français part.

Comme je vous l’ai déjà dit ici, je me suis donné l’objectif de faire dans les semaines qui viennent un certain nombre de choses que je ne pourrais pas faire une fois loin de Londres. Par exemple, voir les hits des comédies musicales du West End. Après Aladdin et le Roi Lion, je suis allée hier en compagnie d’une Amie voir le « Book of Mormon », un spectacle d’un autre genre. Le comédie n’y est pas utilisé à la légère, loin de là.

Attirée par les critiques élogieuses, j’avais mis cette comédie musicale dans ma « bucket list » et j’ai réussi à trouver une Amie qui était tout aussi intéressée par ce spectacle. Après un dîner tellement bon à la branche « Covent Garden » de Dishoom, selon moi l’un des meilleurs restaurants londoniens, nous nous dirigeons vers le théâtre et des places très honnêtes pour le prix modique payé (dans les stalls, un peu sur le côté mais une vue d’ensemble nickel). Et pour une fois, pas de gens gênants à côté de moi, quel bonheur ! ça change tout à une telle expérience, c’est clair. Mais, il faut bien le dire, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Que ce soit pour Aladdin ou le Roi Lion, je connaissais les chansons et l’histoire. Là, je n’ai aucune idée de ce qui m’attend, si ce n’est que c’est drôle et que ça parle de la religion/secte mormone. Hors je n’y connais pas grand chose aux mormons moi, si ce n’est ce que j’ai pu glaner en regardant la série Big Love, il y a quelques années déjà. Bref.

Ce n’est qu’après la représentation que j’ai lu que cette comédie musicale avait été créée par les auteurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone. Tout s’explique. J’ai tellement rigolé durant ce spectacle, ça devrait pas être permis. Alors, clairement, âmes sensibles et choquées facilement, et si vous êtes un tant soit peu religieux fondamentaliste, il ne faut pas y aller… Tout y passe, pas de quartiers! Les noirs, les chinois, les gays, les lesbiennes, les français, la circoncision féminine, le SIDA mais surtout les américains en général et les mormons en particulier s’en prennent plein la tête. Et le rythme est assez effréné. Il y a aussi des personnages qui n’ont rien à faire dans cette histoire, je cite – entre autres – Yoda, Dark Vador, des Hobbits, Hitler… Joseph Smith (le fondateur de la religion) et jésus/guirlande lumineuse sont excellents. Je crois que mes scènes préférées sont « Turn it off » (rien que pour la performance du très très gay mais très très refoulé Elder McKinley) et la mise en scène théâtrale des Ougandais à la fin. Par contre, il faut quand même un bon niveau d’anglais pour suivre, ça va vite et ça va fort.

Je ne savais pas du tout ce que la partie « musicale » du show allait donner, puisque clairement le but est purement humoristique. Et bien, j’ai été étonnée, ça marche vraiment bien. Les chansons sont entraînantes avec des refrains excellents (« I have a plate », « Two by two »), et les chanteurs/danseurs sont à la hauteur. Bien sûr la plupart sont ridicules et d’excellentes satires, mais on n’est pas là pour des hits du Top 40 non plus. L’un des personnages principaux, Elder Cunningham, a vraiment une voix d’une gamme impressionnante: du très très grave (« Man up ») au fluet aigu (« Later day »). L’héroïne Nabulungi (Nigelfarage/Nutella/JonBonJovi/Necrophilia comme l’appelle Elder Cunnigham) a une très belle voix et plusieurs solos sympathiques.

Donc pour résumer, je ne savais pas du tout ce que j’allais voir, mais j’en suis ressortie agréablement surprise et avec l’envie d’en voir plus, beaucoup plus.

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As I already told you here, I gave myself the objective of ticking things off my bucket list before I leave London, as there are things one can only do in London. One of them is going to see Musicals in the West End. There are many of them, and I already saw a fair few of them. But there are some I still need to see, and Book of Mormon was one of them. But, now I have seen it. And I am glad, although I truly did not know what to expect. This is not lying when it says it is a comedy…

After yet another amazing diner at Dishoom, this time at the Covent Garden branch, a friend and I go to the Prince of Wales theatre, right in the Leicester Square area. Thanks to careful research and, well, luck, we had great seats: in the stalls, a bit on the side but with a great view. And for once, I did not have an annoying neighbour. That changes everything… As i said, I had no clue about what that musical was about. When I went to see Aladdin or the Lion King, at least I knew the story and most of the songs, here: nada! I knew it was about the Mormons and their weird religion, but no more than that really. And what I knew beforehand about Mormon was limited to what I learned watching Big Love a few years ago.

It’s only after the show that I read that this musical had been written by the creators of South Park, Trey Parker et Matt Stone. This explains that. If you are easily offended, or if you’re even a bit of a religion fundamentalist, I think this is not for you. I laughed so much during the show, and all the while cringing with delight (yes, that’s possible) at the heavy sarcasm of the story and the true dark humour of the numerous jokes. Everything goes, and this play does not take any prisoners: gays, lesbians, black, Chinese, French, AIDS, female circumcision… But mostly Americans and Mormons in particular! And you literally have not time to take a breath, it is a real whirlwind. We also see interesting characters from, Star Trek, Star Wars, Lord of the Rings, and even Hitler. I loved how they portrayed Joseph Smith (the founder of the Mormon religion) and how tacky they made Jesus, with his switch on « holy » light. I would say my favourite scenes are « Turn it off » (if only for the wild performance of the very gay but very closeted Elder McKinley) and the last song of villagers. Beware, you will need a good English level to catch the jokes flying around.

Another thing I was not sure about before going to this play was its « musical » part. I knew it would be funny, but would the songs be good? Well, we are not here to listen to top 40 hits but I found the songs excellent: catchy and very funny (« I have a plate », « Two by two »), and the singers/dancers are up to the task. I have a special mention to one of the main character, Elder Cunningham, who show a quite impressive voice range, from very deep (« Man up ») to extremely high pitched, almost boyish (« Later days »). The heroin Nabulungi (also called Nigelfarage/Nutella/JonBonJovi/Necrophilia by love struck Cunningham) has very good voice and gets a few solos to show it off.

So, to summarize, here is an excellent play – if different from anything else you’ll see on the West End. I’d love to see more, if there was more…

[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 3

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Je crois que ce qui m’a le plus plu lors de ce week end de randonnée dans le Pays de Galles, c’est la variété des ballades que nous avons faites. Après la rando tranquille sur un chemin de contrebandier du samedi et celle qui m’a fait détester le sable le dimanche, nous avons quitté la péninsule de Gower et nous nous somme dirigés vers la fameuse région galloise des Brecon Beacons (ou les bacon bacon, parce que c’est plus facile à dire quand même). Tout ça après avoir nettoyé l’auberge de jeunesse que Outdooraholics avait privatisé pour nous pour trois nuits.

La ballade promet de belles cascades, et qui dit cascade dit montées et descentes… C’est dur mais ça vaut le coup. Bon, j’aurai pu me passer de ce passage via un « champ-rivière », c’est à dire un champ tellement mouillé que des ruisseaux d’eau le traverse un peu partout. Avoir les pieds mouillés (ça s’enfonce dur) dès le début d’une rando, y a mieux. Après une pause déjeuner expédiée (20 mins top chrono), nous arrivons enfin à la première cascade (nous en verrons quatre successives). Il y a un monde fou ici, on est loin du calme des deux premières randos, mais après tout cette région est plus proche de Londres, et il fait beau… Cette fois-ci, nous marchons sur un sentier de terre dure bien tracé, mais qui glisse bien comme il faut en descente. Vive les bâtons de marche !

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En avançant, on croise deux filles de notre groupe qui viennent en sens inverse, et là, horreur, je me rends compte qu’on ne les a pas attendu au départ… Elles sont plantées à cause de leur GPS, et ni les guides ni personne du groupe (moi inclut) ne les ont calculées. Horrible. Je trouve ça super moyen de la part d’un groupe de professionnels quand même. Elles ont décidé de faire la balade quand même mais n’ayant pas de carte ou notre itinéraire, elles ont suivi le chemin qui partait du parking. J’ai plus tard appris qu’elles s’étaient à moitié perdues, les pauvres… Pas cool. Pour nous, le clou de cette rando est la quatrième cascade, Sgwd yr Eira (aucune idée de comment ça se prononce, non), car on peu passer dessous, comme dans les films ! Helas, la grotte de Batman ne se cache pas derrière, c’est quand même super dommage. Compte-tenu du monde, on ne peut pas vraiment rester longtemps, c’est dommage ! Si je pouvais, je reviendrais hors saison.

C’est vers 15h qu’on retourne vers nos voitures, plus tot que prévu (et tant mieux) pour rentrer sur la capitale. Etonnament, la route est fluide jusqu’à destination… heureusement, parce que je suis bien crevée par ce week end sympa mais physiquement épuisant ! 60 km en 3 jours, record battu. Je suis prête pour les Great Walks de Nouvelle-Zélande l’année prochaine… J’aurai aimé refaire d’autres week ends avec Outdooraholics, mais maintenant ce sera trop juste avant mon départ d’Angleterre. Je ne vous ai pas dit ? Je pars !

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What I really appreciated about this weekend away in Wales was the shear variety of walks we did during this short time. In three days, we went on three very different hikes, and the last one was even more different, as we left the coast of the peninsula to reach the Welsh region of the Brecon Beacons (or as I like to call them the Bacon bacons, it is so much easier for me to say), and more specifically the Waterfalls region. All that after cleaning the nice youth hostel that Outdooraholics had privatised for us.

On we went, about 1h10 drive from port Eynon. There are a lot of people parked everywhere, but surprisingly enough, nobody in the little free parking we get into. The heat is even worse around here, as there is no sea breeze to cool it down, but well I will never complain of warmth in the UK. We start straight up with a hard climb – water has to fall from somewhere for a river to make – guess what – a waterfall. The next bit of the walk I could have done without, as we cross a field-river: not sure how else I could call a place that is so wet that you see streams of water flowing under your feet – when they are not fully immersed in a nice combination of water & mud. Having my feet wet is not the best to start a hike… After a very fast lunch break, we reach the first of the four waterfalls that we will see on this walk. It is quite impressive but so is the shear amount of people that are there too. It certainly is different from the two previous hikes, where we barely saw anybody else. We keep walking up and down on a path made of hardened soil, nice when you go up but quite slippery on the way down. I am glad for my walking sticks!

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We keep going, and suddenly we cross path with two girls from our group, and that’s when I realise that they were not with us: they did not reach the meeting point because their GPS was crap, and nobody realised they were not there! Not even the professional guides… That is not right, for sure! When they arrive at the parking, we had already left. They decided to go walking anyway, but they had no map or itinerary, so they ended up walking so much more than us, but that I heard only later as they just started when we passed them. For us, we were near the most interesting part of the trip, the Sgwd yr Eira, a waterfall you can walk under, like in movies. There is no Batman cave behind it, unfortunately! We didn’t really stay long, as there was indeed a lot of people here too, and people were queuing to get under the waterfall. I wish I could come back on a less busy day…

It was only 3pm when we got back to our cars, eager to start the journey home and hopefully beat the traffic. Actually, the road was quite clear, and I got home around 7pm, knackered but very happy with my choice of week end. I wish I could do more Outdooraholics weekends, but there is no time before I leave England…

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[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 2

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Qu’y-a-t-il de meilleur qu’une journée en auberge de jeunesse après une belle rando sous un soleil estival ? OK, tellement de choses… Bon, ça fait partie de l’expérience, et je sais que mon lit m’attend en rentrant. Aujourd’hui encore, le soleil brille, la crème solaire est de rigueur et j’utilise mon deuxième tee-shirt – et le même pull. Cette fois-ci, nos voitures nous amènent du côté d’Oxwich, à quelques miles par des routes super étroites de Port Eynon, en direction de Swansea. 4.50£ au gardien du parking dépassé par l’afflux soudain de voitures, et hop nous partons à pied sur la plage.

Marcher sur la plage, c’est bien mais c’est bien crevant, surtout que le groupe est plutôt rapide ! Rapidement, nous montons sur la dune (le sable en montée c’est encore mieux), puis nous suivons la côte en direction de Swansea. On arrive rapidement assez haut, suffisamment haut pour passer au dessus d’un brouillard résiduel qui donne une impression surréaliste du paysage. Beau. Cette rando est un peu plus dure que la précédente: ça monte et ça descend, il y a beaucoup de sable et il fait encore plus chaud. Mais c’est tellement beau. Surtout l’arrivée (en courant toute la descente à fond dans le sable – souvenir de volcan au Cap-Vert) à la Three Cliffs Bay et sa rivière sinueuse. Notre objectif pour le pic-nic, le château de Pennard en ruine, se dessine sur le haut d’une des falaises. De là-haut, la vue se mérite mais est vraiment exceptionnelle.

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Après le lunch, nous redescendons dans la baie. Les guides, compte tenu du fait que nous sommes un groupe rapide (y avait le choix?), décident d’allonger le parcours et de rentrer par l’intérieur des terres au lieu de passer par la plage comme  l’aller. Nous partons donc en direction d’une belle colline. Encore une fois, ça monte dur et vite mais la vue est superbe. C’est dingue ce qu’un groupe peut faire à votre motivation. Je me serais sûrement arrêtée des centaines de fois si j’avais été seule… Mais je ne veux pas être à la traîne, alors j’avance. Pfiou. La resdescente est moins évidente que le reste de la ballade, et je vois bien que cette partie là est improvisée. On voit bien le parking du haut de la colline mais les « quelques kilomètres, et seulement une heure de descente » annoncés se transforment en deux heures de hauts et de bas mais surtout de bataille contre la boue qui crève bien tout le monde. J’aime bien les sentiers bien marqués moi… Quand enfin on arrive au village d’Oxwich, tout le monde est sur les rotules après une rando de 22 km au lieu des 14 annoncés. Ah bravo.

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Même si cette rando s’est révélée bien difficile, nous avons eu droit à un temps exceptionnel et à des vues hallucinantes. Je ne regrette rien,  mais autant dire que je n’ai pas été voir les étoiles le soir… Surtout que le repas du soir s’est révélé désastreux, dans un pub pas du tout équipé pour recevoir un groupe de 30 personnes affamées. Allez, il reste encore un jour sur ce beau week-end dans une région dont, il faut bien l’avouer, je n’avais jamais entendu parler auparavant !

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I am asking you – what is better than a night in a youth hostel after a tiring hike under a sun stronger than expected? A lot of things, indeed. But hey ho, I chose it so I am going to enjoy it, no matter what! Today, the sun shines even stronger, I put on my second tee-shirt, and keep the same hoody I had the day before, just in case in the bottom of my backpack… This time we take our cars to the nearby village/beach of Oxwich, only a few miles away. The parking attendant is obviously dumbfounded by this influx of cars at 9 in the morning on a Sunday but well. Here we go, and this time we start on the beach.

Walking on the beach on a sunny day is amazing, but it is pretty tiring when the sand is soft and the hiking group fast. Soon, we leave the beach and get up through the dunes – if walking on the beach was hard, i let you guess how the very sandy dunes were… We get to the top quite fast, and I am amazed by the view: a thick fog blinds the valleys but the top of the cliffs is piercing through and it is beautiful. This hike is more difficult, it goes up and down, and there is sand everywhere but it is indeed worth it. It is near noon when we arrive at Three Cliffs Bay, and I am the only one who follows our guides running down to see level in the sandy path. That reminds me of a very impressive hike down the side of a volcano in Cape Verde… There is no danger, I trust the guides and I just let go. So fun. The bay is amazing, with its river meandering in the middle. Pennard Castle, the ruins were we will have lunch is visible on one of the cliffs. From there, the view is – guess what? – amazing, and somehow soothing.

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After lunch, we go back down to the bay. The guides, as we are a fast group (did we have a choice not to be?), decide to extend the hike. Instead of going back through the beach as planned, we get up to the hills. It goes up hard and goes up fast. I am quite out of breath, but then again, the view is also amazing. I guess I would have stopped so much more if I had been on my own – what a group makes you do is crazy! Once we are done with going up, we see the parking down below, but the end is far from near unfortunately. Even if the guides clearly said it would just be « an hour and all downhill », it turns out to be more like two hour, up and down, with the last part of it inches deep in mud. It’s 25C out here and there is no water left. Not the best way to finish a hike… I like my ways clearly planned, but well… Everybody in the group is parched (we thought it would be only an hour…) after walking 22km instead of the 14 planned, so the (large) cold one is again more than welcome before we go back to the hostel.

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Even if this hike was longer and more difficult than the first one, it was great. It would be no surprise to you that I did not get to see the stars that evening, i just plunged in my bed. I need to make sure I was still alive for the last hike of the week end!

[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 1

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Pour une fois, j’ai réfléchis très tôt à l’organisation de mes longs week-end de printemps: si je me souviens bien, j’ai du réserver tout ça peu de temps après le premier de l’an. OK, j’ai annulé un week-end rando dans le Lake District prévu pour Pâques, ne me sentant pas en forme pour attaquer des randonnées « challenging », comme ils disent sur le site de Outdooraholics. Et apparemment j’ai bien fait: il a fait tellement froid que les randonneurs ont eu droit à de la neige tout le week-end ! Cette fois-ci, les prévisions annoncent un temps sec, pas très chaud mais trop chaud + rando, je ne suis pas sûre d’aimer, alors tant mieux. Toujours avec Outdooraholics, une compagnie trouvée sur Meetup et avec laquelle j’ai déjà fait des randos à la journée autour de Londres. Randos parfois violentes (>25km en un jour), je sais donc à quoi m’en tenir… Cette fois-ci, direction la péninsule de Gower, au sud du Pays de Galles (la ville la plus proche est Swansea).

Première étape: récupérer Eimar (prononcez imeur), une Irlandaise qui a accepté ma proposition de covoiturage – le Pays de Galles c’est loin ! On est parties pour 5h30 – avec pauses – sur les routes… Heureusement Eimar s’avère très sympathique, il semblerait qu’on ait les mêmes idées sur la vie et les randos, tant mieux, le voyage sera moins long ! Compte-tenu du monde sur la route (vive les bank holidays weekends), nous n’arrivons pas avant 21h30, et il fait bien sombre malgré notre envie de voir les dernières lueurs du coucher du soleil – tant pis, nous verrons ça demain. Les organisateurs arrivent à l’auberge de jeunesse de Port Eynon en même temps que nous, c’est un peu le bazar… On décide d’aller voir la plage juste à côté pour leur laisser le temps de s’organiser, il ne fait pas chaud mais l’absence de pollution lumineuse laisse entrevoir ce que pourra être le ciel plus tard dans la nuit. Mais 5h30 de route dans les jambes me font revenir vite à l’auberge et on nous assigne rapidement notre chambre – bien petite pour 2×2 lits superposés… La nuit est agitée, je ne suis plus habituée aux AJ moi.

Après une bataille rangée pour accéder à la salle de bain que nous partageons à quatre, et un petit dej pris dans le jardin, je me rends compte qu’il fait assez chaud pour se mettre directement en tee-shirt. Mais enfin ! Quand je pense à toutes les affaires à manches longues que j’ai amené et les trois tee-shirts qui se battent en duel dans ma valise, je me dis que je vais peut être avoir un problème quand même… C’est armée de mes fidèles bâtons de marche que nous attaquons la rando, directement de l’auberge, en direction de Rhossili, notre « terminus » si je puis dire. 21.5km de rando côtière exceptionnelle, pas trop violente en collines, mais riche en vues exceptionnelles. J’adore randonner sur les sentiers côtiers, je peux dire sans hésiter que c’est de loin ce que je préfère. Malgré la brise, le temps est à la chaleur: je n’ai pas mis mon pull de la journée c’est dire !

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Les criques et les pointes (heads) se suivent et ne se ressemblent pas, jusqu’à l’arrivée à Worms Head, une île reliée à la péninsule uniquement à marée basse. Les marées jouent en notre faveur (ou alors le weekend est extrêmement bien organisé), et le passage s’ouvre tout juste quand nous arrivons. Me voilà exposée à un genre de rando différent: la marche de crabe, pas de côté non, mais imaginez-vous marcher sur une fond marin tout juste découvert, avec pierres bien glissantes mises n’importe comment, pas de chemin marqué, le tout recouvert de moules et de flaques d’eau de mer éparses… intéressant mais fatiguant ! Sur la terre ferme de l’île, la vue de la peninsule est magnifique malgré une sorte de brouillard persistante qui recouvre les hauteurs au delà de la plage exceptionnelle de la baie de Rhossili. Je renonce (!) à aller jusqu’au bout de l’île, y a une partie escalade sur pierres glissantes qui ne me tente pas du tout. On est quatre à rester derrière et attendant les autres, nous avons la chance de recevoir la visite d’un phoque énorme. J’utilise mon excellent cadeau de Noël pour la première fois, ces jumelles sont vraiment super (merci papa, maman) !

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Après une bière bien fraîche et encore plus méritée, nous rentrons à l’auberge grâce à un système  ingénieux de covoiturage – pour une soirée sympathique à base de lasagnes, de bonne bière et d’observation du ciel étoilé magnifique. Je dormirai mieux chez moi mais le lit est tout de même le bienvenu. Encore deux jours de rando !

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For once, I managed to organise and book activities for all the spring long weekends, and I did that early enough so that I could choose nice things to do. All right, I chickened out of an Easter hiking week end in the Lake District with Outdooraholics. I did not feel up the « challenging » hikes they were announcing… On hindsight, I am glad that I did not go, as the group who did had snow and rain all week end long. If you don’t know them, Outdooraholics is a company who organises day hikes around London and longer hiking week end in exceptional parts of the UK and even abroad. You can find them on Meetup. If you like hiking, you should check them out, they are great. For the May Bank Holiday week end, I took the direction of Wales and spent three amazing days in the Gower Peninsula, based in Port Eynon.

But first things first, I had offered car sharing as Wales is quite far. After getting a nice girl from Northern Ireland from St Albans station, here we go for 5h30 minutes on the road. It seems everybody is on the road this Friday evening, all fleeing away from London. My co-pilot is nice and we get on quite quickly. Although we hoped to see the last lights of sunset on our arrival, it is actually quite dark when we get to the hostel at Port Eynon. The organisers arrived at the same time as we did, much later than they were expecting. We leave them organise themselves and go on the beach to see the clear sky and the first stars lighting up. This will be amazing later, there is no trace of light pollution around here. I wish I could stay more, but the drive has taken its toll, and I am quite tired. I get assigned to a very small room, with 2×2 bunk beds and one bathroom to share… Well, I need to get used to hostels again…

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After a proper battle for the bathroom in the morning and very decent breakfast taken in the garden, it is time to start the hike. Straight from the beginning, I am wearing only a tee-shirt – this day is going to be hot. It pains me to think about the numerous long sleeves tops I have in my suitcase when I took only 3 tee shirts for the week end… Anyway, it is armed with my walking sticks and a thick coat of sun cream that I start on the journey from Port Eynon to Rhossili, 21.5 km of amazing coastline. Under an unusually strong sun for these parts of the world, the path takes us around many beaches and heads, but is actually quite soft and not too hilly. The day is quite well organised as the path to the island of Worms Head is accessible just when we get to Rhossili. And here we go for an interesting new type of walking: crab walking. No, not sideways, but up and down slippery rocks that are usually underwater, covered in mussels and quite slippery. The view of the Rhossili bay from the island is quite exceptional, even if a weird fog covers the top of the dunes. I decide not to get to the last part of the island, as there is a scrambling part I don’t feel like passing. The sun shines, and a few of my hiking mates stay back with me. We get the visit of a very large seal buck – far enough to be safe but I can get my new binoculars out and observe.

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After a well-deserved cold one at the Rhossili pub, we get back to the hostel for an evening of nice beer, lasagnas and star gazing. The bed is not even close to mine, but it is welcome after a great day out. One done, two more to go !