[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 1

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Pour une fois, j’ai réfléchis très tôt à l’organisation de mes longs week-end de printemps: si je me souviens bien, j’ai du réserver tout ça peu de temps après le premier de l’an. OK, j’ai annulé un week-end rando dans le Lake District prévu pour Pâques, ne me sentant pas en forme pour attaquer des randonnées « challenging », comme ils disent sur le site de Outdooraholics. Et apparemment j’ai bien fait: il a fait tellement froid que les randonneurs ont eu droit à de la neige tout le week-end ! Cette fois-ci, les prévisions annoncent un temps sec, pas très chaud mais trop chaud + rando, je ne suis pas sûre d’aimer, alors tant mieux. Toujours avec Outdooraholics, une compagnie trouvée sur Meetup et avec laquelle j’ai déjà fait des randos à la journée autour de Londres. Randos parfois violentes (>25km en un jour), je sais donc à quoi m’en tenir… Cette fois-ci, direction la péninsule de Gower, au sud du Pays de Galles (la ville la plus proche est Swansea).

Première étape: récupérer Eimar (prononcez imeur), une Irlandaise qui a accepté ma proposition de covoiturage – le Pays de Galles c’est loin ! On est parties pour 5h30 – avec pauses – sur les routes… Heureusement Eimar s’avère très sympathique, il semblerait qu’on ait les mêmes idées sur la vie et les randos, tant mieux, le voyage sera moins long ! Compte-tenu du monde sur la route (vive les bank holidays weekends), nous n’arrivons pas avant 21h30, et il fait bien sombre malgré notre envie de voir les dernières lueurs du coucher du soleil – tant pis, nous verrons ça demain. Les organisateurs arrivent à l’auberge de jeunesse de Port Eynon en même temps que nous, c’est un peu le bazar… On décide d’aller voir la plage juste à côté pour leur laisser le temps de s’organiser, il ne fait pas chaud mais l’absence de pollution lumineuse laisse entrevoir ce que pourra être le ciel plus tard dans la nuit. Mais 5h30 de route dans les jambes me font revenir vite à l’auberge et on nous assigne rapidement notre chambre – bien petite pour 2×2 lits superposés… La nuit est agitée, je ne suis plus habituée aux AJ moi.

Après une bataille rangée pour accéder à la salle de bain que nous partageons à quatre, et un petit dej pris dans le jardin, je me rends compte qu’il fait assez chaud pour se mettre directement en tee-shirt. Mais enfin ! Quand je pense à toutes les affaires à manches longues que j’ai amené et les trois tee-shirts qui se battent en duel dans ma valise, je me dis que je vais peut être avoir un problème quand même… C’est armée de mes fidèles bâtons de marche que nous attaquons la rando, directement de l’auberge, en direction de Rhossili, notre « terminus » si je puis dire. 21.5km de rando côtière exceptionnelle, pas trop violente en collines, mais riche en vues exceptionnelles. J’adore randonner sur les sentiers côtiers, je peux dire sans hésiter que c’est de loin ce que je préfère. Malgré la brise, le temps est à la chaleur: je n’ai pas mis mon pull de la journée c’est dire !

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Les criques et les pointes (heads) se suivent et ne se ressemblent pas, jusqu’à l’arrivée à Worms Head, une île reliée à la péninsule uniquement à marée basse. Les marées jouent en notre faveur (ou alors le weekend est extrêmement bien organisé), et le passage s’ouvre tout juste quand nous arrivons. Me voilà exposée à un genre de rando différent: la marche de crabe, pas de côté non, mais imaginez-vous marcher sur une fond marin tout juste découvert, avec pierres bien glissantes mises n’importe comment, pas de chemin marqué, le tout recouvert de moules et de flaques d’eau de mer éparses… intéressant mais fatiguant ! Sur la terre ferme de l’île, la vue de la peninsule est magnifique malgré une sorte de brouillard persistante qui recouvre les hauteurs au delà de la plage exceptionnelle de la baie de Rhossili. Je renonce (!) à aller jusqu’au bout de l’île, y a une partie escalade sur pierres glissantes qui ne me tente pas du tout. On est quatre à rester derrière et attendant les autres, nous avons la chance de recevoir la visite d’un phoque énorme. J’utilise mon excellent cadeau de Noël pour la première fois, ces jumelles sont vraiment super (merci papa, maman) !

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Après une bière bien fraîche et encore plus méritée, nous rentrons à l’auberge grâce à un système  ingénieux de covoiturage – pour une soirée sympathique à base de lasagnes, de bonne bière et d’observation du ciel étoilé magnifique. Je dormirai mieux chez moi mais le lit est tout de même le bienvenu. Encore deux jours de rando !

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For once, I managed to organise and book activities for all the spring long weekends, and I did that early enough so that I could choose nice things to do. All right, I chickened out of an Easter hiking week end in the Lake District with Outdooraholics. I did not feel up the « challenging » hikes they were announcing… On hindsight, I am glad that I did not go, as the group who did had snow and rain all week end long. If you don’t know them, Outdooraholics is a company who organises day hikes around London and longer hiking week end in exceptional parts of the UK and even abroad. You can find them on Meetup. If you like hiking, you should check them out, they are great. For the May Bank Holiday week end, I took the direction of Wales and spent three amazing days in the Gower Peninsula, based in Port Eynon.

But first things first, I had offered car sharing as Wales is quite far. After getting a nice girl from Northern Ireland from St Albans station, here we go for 5h30 minutes on the road. It seems everybody is on the road this Friday evening, all fleeing away from London. My co-pilot is nice and we get on quite quickly. Although we hoped to see the last lights of sunset on our arrival, it is actually quite dark when we get to the hostel at Port Eynon. The organisers arrived at the same time as we did, much later than they were expecting. We leave them organise themselves and go on the beach to see the clear sky and the first stars lighting up. This will be amazing later, there is no trace of light pollution around here. I wish I could stay more, but the drive has taken its toll, and I am quite tired. I get assigned to a very small room, with 2×2 bunk beds and one bathroom to share… Well, I need to get used to hostels again…

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After a proper battle for the bathroom in the morning and very decent breakfast taken in the garden, it is time to start the hike. Straight from the beginning, I am wearing only a tee-shirt – this day is going to be hot. It pains me to think about the numerous long sleeves tops I have in my suitcase when I took only 3 tee shirts for the week end… Anyway, it is armed with my walking sticks and a thick coat of sun cream that I start on the journey from Port Eynon to Rhossili, 21.5 km of amazing coastline. Under an unusually strong sun for these parts of the world, the path takes us around many beaches and heads, but is actually quite soft and not too hilly. The day is quite well organised as the path to the island of Worms Head is accessible just when we get to Rhossili. And here we go for an interesting new type of walking: crab walking. No, not sideways, but up and down slippery rocks that are usually underwater, covered in mussels and quite slippery. The view of the Rhossili bay from the island is quite exceptional, even if a weird fog covers the top of the dunes. I decide not to get to the last part of the island, as there is a scrambling part I don’t feel like passing. The sun shines, and a few of my hiking mates stay back with me. We get the visit of a very large seal buck – far enough to be safe but I can get my new binoculars out and observe.

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After a well-deserved cold one at the Rhossili pub, we get back to the hostel for an evening of nice beer, lasagnas and star gazing. The bed is not even close to mine, but it is welcome after a great day out. One done, two more to go !

[Voyages] Au fil de l’eau à Paris

Bonheur.

Suite nécéssaire de mon escapade à Disneyland, il me fallait faire un pèlerinage vers les voies d’eau si agréables de la capitale. C’est un fait, j’aime me balader le long de l’eau, donnez moi une rivière, un lac, la mer… Je n’ai pas besoin de beaucoup d’autres choses. Ça fait longtemps que je ne suis pas venue trainer par ici. L’Amie a d’excellentes « adresses », des coins sympas où déambuler à l’aise, notamment « en bas de chez moi », y a des endroits pas moches à Paris, même (surtout ?) hors des sentiers battus. Bonheur.

Au long du bassin de la Villette puis du Canal de l’Ourcq, qui prolonge vers le nord le fameux Canal St Martin, le soleil brille et les jolis tags très colorés pullulent, et ça donne de jolies photos. Je ne connais pas bien, mais c’est très agréable, et il n’y a pas grand monde. A Paris, c’est bien agréable. Il fait très beau, pas encore très chaud certes, mais on desserre quand même l’écharpe. Le printemps arrive. Bonheur.

La ballade continue le long de la Seine, et ses différents ponts. Que d’histoire dans cette partie de la capitale quand même ! Le moindre pilier, le moindre micro parc, si, si, quelque chose de plus ou moins épique s’est passé là. Il fait toujours beau, quoique plus sur l’autre rive. Le Louvre impressionne, le musée d’Orsay émerveille. Les Tuileries bouillonnent de ce rayon de soleil printanier. L’alignement avec l’Arc de Triomphe et la Défense est parfait, la visibilité est excellente. Le café est déjà ouvert et toutes les tables sont prises, ça donne envie. Mais nous nous dirigeons vers le café de WHSmith pour un afternoon tea comme il se doit, thés Twinnings et scones aériens. Je répète, bonheur.

Si les choses s’en étaient arrêtées là, j’aurai dit OK, mais non, nous finissons notre soiree par un dîner exceptionnel au Café Constant, rue Saint Dominique. Sur excellents conseils des Parents. Pas de réservations possibles, et c’est samedi soir, donc on s’y prend tôt (19h15). Nous avons eu une table directement. Est-ce normal? Aucune idée. A l’étage, au cœur de l’action, le serveur nous laisse apprécier notre coupe de champagne avant de nous amener nos entrées, premières asperges vertes pour mois, tarte fine pour l’Amie. Les St Jacques toutes simples mais d’autant plus bonnes se laissent apprécier. Il parait que la joue de boeuf fond dans la bouche. Je ne vous parle pas du baba, plus imbibé c’est impossible. Il y a eu des jaloux. Je réitère, bonheur.

[Voyages] Italie des Grands Lacs – Jour 4: Lago di Como

Bon, ça ne vaut pas le petit dej’ dans le jardin avec les tortues mais la vue sur la montagne de la salle du petit dej est pas si pire. Et il y a de la pastèque, plein de pastèque. Et des croissants très honnêtes, je dois l’avouer. On aurait bien pris un petit bain, mais bon, la piscine est toujours « cassée ». La journée s’annonce chaude…

On se met en route pour Lenno, le village qui suit Argegno, vous savez, là où on est allées se baigner hier. Il y a là une presqu’île, avec, au bout, une autre villa. On aime bien les presqu’îles (voir Orta) et on aime bien les villas (voir Villa Madre). La combinaison des deux s’annonce très sympathique. Mais avant ça, il nous faut notre petite dose d’aventure habituelle. Ce serait trop facile.

Nous commençons par tenter de trouver une place de parking. Facile, un jour de marché. J’ai dû louper un panneau, je me retrouve avec la Fiat Pandi Panda dans une rue piétonne, avec les marché au bout. Je suis quasiment sûre de m’être fait insulter par un local, mais bien sûr je n’ai rien compris. Demi tour en trois points, avec le port d’un côté, non je n’ai pas chaud. Retour à côté de l’entrée du chemin qui mène à la villa, et là, gros coup de chance, une place magnifique, à l’ombre et gratuite. J’aime. Le marché nous tente, et on va s’acheter de quoi faire un bon pic-nic. La chasse au pain nous amène bien loin et il fait très chaud, mais on y arrive.

IMG_2121Maintenant, il est temps de s’y mettre ! En route pour la villa Balbianello. Il y a deux chemins pour y accéder, un « facile » et un « panoramique »… Il fait tellement chaud que le choix du chemin facile est l’une des décisions les plus rapides qu’on ait jamais pris lors de ces vacances ! Il fait bon à l’ombre naturelle, et on aperçoit le lac. C’est beau. Arrivées au guichet, on opte pour la visite combinée de la villa et des jardins. Il est possible de ne visiter que les jardins, mais je vous conseille vraiment de faire les deux. En plus j’ai eu 30% de réduction grâce à ma carte du National Trust anglais. Classe et étonnant.

L’histoire de la villa est originale. Elle a appartenu à des américains, mais surtout à Guido IMG_2130Monzino, un explorateur italien. L’homme a été au pôle nord, dans les Andes et quasiment en haut de l’Himalaya. Il a fait de la villa un endroit sobre mais magnifique, avec des objets de goût et une déco vraiment agréable. La vue sur le lac ne gâche rien. Notre guide en anglais est très sympathique et toutes ces anecdotes sont vraiment intéressantes. J’ai beaucoup aimé le passage secret. Je prendrais la chambre principale, merci. Les jardins sont magnifiques et notre pic-nic est bien agréable, malgré la chaleur étouffante. Je laisse les photos parler pour les jardins. C’est le paradis.

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De retour en ville en plein milieu de l’après-midi et sans l’ombre agréable des arbres, la chaleur est vraiment étouffante. Nous nous dirigeons vers le quai, pour prendre un bateau et visiter le reste du lac. Il est tard, ça va être tendu d’aller voir Bellagio et Menaggio mais c’est jouable. Sur le chemin du quai, on passe devant l’Albergo Lenno, un hôtel restaurant qui sert encore à manger… Il y a une piscine. On achète les billets mais cette piscine me reste dans la tête. Ni une, ni deux, je vais la tenter: « dites monsieur le serveur, si on prend un verre, est-ce qu’on peut aller se baigner ? ». Gros bluff des vacances… Et ça marche ! y a rien de meilleur que ce moment. On avait vraiment trop chaud. Bonheur intégral. Tant pis pour Menaggio.

On se contente d’aller à Bellaggio, apparemment le Saint Trop’ du lac de Côme. 40 mins de bateau plus tard, et je vois que c’est tout à fait ça… Clinquant, avec des magasins pour touristes friqués. On se prend une glace plutôt moyenne, assises sur le port, belle vue mais beaucoup de bruit et du monde. On fait un petit tour dans la ville, ça monte, ça descend, pas vraiment enchantées. Il y a bien un enoteca qui nous a fait de l’œil au passage mais on décide plutôt de retourner sur Lenno, où il y en a une qui est indiquée avec éloge dans le routard. Hop, retour dans le bateau.

Et là c’est le drame. L’enoteca en question, la Cantina Follie, est réservée entièrement pour une soirée privée… Il est un peu plus de 19h, on ne sait pas quoi faire. Bah on va aller direct au resto qu’on avait repéré sur le guide, il y a une terrasse, on ira se prendre l’apéro là-bas. Et là c’est re-le drame, on avait pas lu les petites lignes, c’est fermé le mardi. C’est pas notre soir. Après une expédition dans les montagnes vers un resto qui nous tentait moyen, on se décide à aller à La Darsena, un peu à reculons mais bon, on n’a pas vraiment le choix. La vue est belle, la musique est horrible mais on ne l’entend plus au bout de quelque temps. Ouf. Et ce qui est dans l’assiette est vraiment chouette. On se fait plaisir, après tout c’est mon dernier soir avant le retour en Angleterre !

J’espère que ça vous a plus. Le prochain voyage/citytrip, bientôt !

[Voyages] La magie de Disneyland Paris

Parce qu’il ne faut jamais hésiter à retrouver son âme d’enfant!

Il y a bien longtemps que je voulais aller voir Mickey (entre autres), mais ça ne s’est jamais fait. Sans que je sache vraiment pourquoi ! Pas la bonne saison, pas assez de jours de congés, zut c’est les vacances scolaires… Bref depuis que je suis indépendante financièrement, j’ai continuellement remis la visite de Disneyland à plus tard.

Mais j’ai enfin trouvé le bon moment !

C’est donc d’un pas allègre (si, si), que j’ai pris l’Eurostar, direction Paris pour changer (Bruxelles, c’est d’un commun) en ce mercredi soir du mois de mars. Grâce à l’une des Amies et son CE, j’ai deux billets journée deux parcs à moitié prix, pour le jeudi et le vendredi. En contrepartie, elle m’accompagne le vendredi… Non mais en fait ça, c’est chouette! Boulette un jour, boulette toujours, j’avais oublié mes billets imprimés sur ma commode à St Albans. Très utile! Heureusement, ils sont habitués aux boulettes chez Mickey, et il y a un service qui permet d’imprimer les billets. Il suffit juste d’avoir un peu de réseau…

C’est parti pour deux jours au pays de Mickey…

A la sortie des Studios

Premier jour, seule donc, je fais des kilomètres à pied (ça use, ça use vraiment) parce que j’ai envie de tout voir, et que j’ai peur de ne pas pouvoir pour cause de monde. Au final, j’ai fait quasiment tout ce que je voulais ce jour-là et j’ai pris mon temps pour refaire les plus sympas le lendemain. Il ne fait pas chaud mais le temps est sec, et ça c’est un sacré avantage: la plupart des files d’attente sont en partie en extérieur. Au menu des mésaventures, parce qu’il en faut, j’ai réussi à être coincée dans It’s a Small World pour cause de problème technique, heureusement sans la musique. Pour le reste, quel bonheur ! La Tour de la Terreur, Pirates des Caraïbes (l’attraction qui a inspiré les films), Hyperspace Mountain (Space Mountain version Star Wars), Rock’n’Roller Coaster, Crush Coaster, Ratatouille… Que du bon tout ça, avec une mention spéciale pour la Tour de la Terreur, qui m’a particulièrement fait hurler (c’est une bonne chose) et donne une bonne dose d’adrénaline. J’ai aussi réussi l’exploit de manger debout en faisant la file pour Space Mountain. Oui, l’attraction qui secoue bien fort. Warrior! Faudrait quand même pas perdre une seconde ?

La tour dans le Labyrinthe d’Alice

C’est tranquille qu’on part le vendredi matin avec l’Amie, fatiguées toutes les deux (elle d’une grosse semaine de travail, moi de la bonne excursion d’hier). Mais comme à deux on est moins manche, on arrive à rentrer dans le parc plus tôt que la veille. Première étape : Buzz Lightyear, l’attraction reine de la visite entre amis. On se balade dans un univers de jeu vidéo, un pistolet laser à la main, et c’est parti! Celui qui touche le plus de cibles (ou les mieux cachées) gagne. Je fais pas le poids par rapport à l’expertise de l’amie. Puis on se balade, elle me fait découvrir des passages que je n’avais pas vu la veille. Cette fois-ci, pas de déjeuner debout dans la queue, mais burger à deux pas de l’entrée. C’est bien aussi. On se (re-)fait la tour de la terreur, malgré un temps d’attente fabuleux et faussement indiqué à l’entrée (mais oui, 20 mins) parce que quand même. La pluie commence à tomber peu de temps avant la parade, je m’en fous, je verrais! C’est pas aussi féerique que de nuit en pleine période de Noël mais c’est chouette à voir.

Gros coup de gueule quand même, le nombre d’attractions fermées! Le train de la mine, la tour hantée et les tea cups, pour ne citer que ceux là. Ça fait beaucoup… Et je me sens obliger de revenir!

Le Génie a refusé la photo ! Pas assez jeune peut-être ?Je dis ça, je dis rien, les Choupettes auraient raison d’être jalouses de Tata…

[Voyages] Une escapade à Oxford

C’est par un beau et chaud samedi de juillet (le 23 plus précisément) que ma visiteuse d’un week-end (Carole) et moi avons été visiter Oxford. Cette fameuse ville universitaire est située à environ 50 miles de Hemel, soit à peu près à une heure de voiture.

D’abord, et ça vaut pour la plupart des villes « musées » comme Oxford et Cambridge, je vous conseille vraiment d’opter pour l’option tranquille des park & ride. On trouve une place en 10 secondes, on ne paye pas grand chose pour le parking: 2£ pour 11h, je vous mets au défi de trouver ça plus près du centre-ville. Ensuite on prend un bus qui passe toute les 10 mins et coûte 4 £ pour deux pour un aller-retour. Plus cher que le parking, mais bon ça reste intéressant dans l’ensemble. 10 min plus tard, nous voilà en plein centre d’Oxford. Je valide.

Première impression: mais quel monde ! J’ai du mal à y croire. D’une part, il y a les groupes d’étudiants étrangers (essentiellement asiatiques) en voyage linguistique et

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Plafond de l’escalier – Christchurch College

sûrement en repérage pour une future candidature. Après j’imagine qu’ils ne vont pas pouvoir prendre tout le monde. D’autre part, il semblerait que ce soit un jour de remise de diplôme, alors on voit un certain nombre de parents endimanchés fiers comme des paons avec leur jeune adulte arborant la toge traditionnelle. Amusant à voir.

Première visite, Christchurch College. Un conseil, ne passez pas par Grove Walk/Merton Walk: au milieu, il y a ce qu’on appelle une kissing gate. Seulement une personne peut passer à la fois, dans un sens. Compte-tenu du monde qu’il y a dans la ville, j’ai vu mon premier bouchon humain hors de Londres et de ses stations de métro. Bref, passez par St

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Great Hall – Christchurch College

Aldate’s. On fait la file en plein cagnard, pendant que d’énormes groupes d’étudiants passent vite (on dirait qu’ils ont réservé). Heureusement, malgré le monde, la visite est bien organisée et linéaire donc peu importe le monde. Les fans d’HarryPotter reconnaîtrons l’escalier et espéreront y voir Dame Maggie Smith en McGonagall. Le grand hall aussi semble familier… Bref, on est bien dans une école anglaise prestigieuse. Il ne manque que la magie.

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Plafond de l’escalier – Christchurch College

Après une pause déjeuner bien méritée, nous nous dirigeons vers la Bodleian Library. C’est en arrivant que je me suis souvenue qu’il fallait réserver un tour online pour pouvoir accéder aux bâtiments, pas de visite libre ici. Après tout, c’est une bibliothèque que les étudiants utilisent. Hélas, tous les tours sont complets… Il faudra revenir pour voir ça quand même. Note pour plus tard.

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Magdalen College

Nous décidons de nous balader dans la ville, avec la rivière et éventuellement du punting en tête. Le punting est traditionnel des villes universitaires, je laisse Wikipedia vous expliquer. Mais en passant, nous sommes intriguées par la Magdalen College. On se décide à visiter et quelle excellente décision. C’est beau, il n’y a pas grand monde et on peut se faire une belle ballade le long de la rivière. Il y avait même un mariage dans le cloître, et des chevreuils (d’élevage) dans un champ. C’est chouette, je vous conseille la visite.

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Magdalen College

On finit par sortir de ce bel endroit, et on se dirige vers les endroits qui proposent du punting. Et là c’est le drame. D’une part, on dirait qu’il n’y a que des bateaux à louer, pas vraiment de tours comme à Cambridge. Le punting, c’est dur et on est que deux. En plus, il y a une file d’attente énorme, ça ne donne pas vraiment envie. Et enfin, contrairement à Cambridge, la rivière ne passe pas devant les collèges. Autant vous dire qu’on a vite abandonné l’idée. Si vous voulez tenter l’expérience, allez plutôt à Cambridge.

A défaut, on repart au hasard dans la ville, vaguement en direction de l’autre côté, vers le château, ou ce qu’il en reste. Ici aussi, il y a moins de monde, bonheur. On s’arrête pour luter contre la chaleur avec un cocktail sans alcool au gingembre et avec plein de glaçons, le long d’un canal. Bonheur. Le château a été bien utilisé, l’intérieur à ciel ouvert est occupé par des terrasses de restaurants, des bars. Une bonne ambiance ! Mais il est encore tôt pour le dîner.

Bref, je pense que je retournerai à Oxford, au moins pour visiter la Bodleian library. Mais sûrement hors-saison, si je sais ce que ça veut dire pour Oxford. Des idées ?

Allez, la suite, bientôt.

[Voyages] Italie des Grands Lacs – Jour 3: Lago di Orta

Il est temps de changer un peu de coin, le Lac Majeur c’est beau mais il y a beaucoup d’autres beaux endroits dans la région. Mais avant de partir, petit déjeuner dans le jardin. Avec un petit plus, un tout petit plus : il y a des tortues dans le jardin (ça avance plus vite que ce que je pensais) et cerise sur le gâteau, il y a un bébé. Trois cm de long max, en train de dormir dans l’herbe. Trop chou.

Ensuite, il faut redescendre les bagages. On a bien galéré pour monter parce qu’on avait pas bien lu les instructions de Guiliano, mais au retour on a accepté de prendre leur train/monte-charge. Autrement nommé le train de la mort. Mieux que Disneyland. Accrochez-vous qu’ils disaient, une fois sur la terre ferme et en bas, je me suis dit « tu m’étonnes ». Mais la vue était magnifique.

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Orta San Guilio

Ce soir, nous dormirons près du Lac de Côme mais un autre lac nous tente avant ça. Les descriptions dans nos guides du lac d’Orta nous intriguent, il est beaucoup plus petit (13 km sur 2.5 km) et beaucoup moins touristique. Il ne nous en faut pas plus ! En voiture (je ne pensais pas dire ça un jour, mais en Fiat Panda!), direction Orta San Guilio, la ville principale sur ce lac.

Il fait chaud, très chaud. Sachant que la ville est sur une presqu’île rocheuse, le parking est limité, organisé et payant, très payant. 10 €/jour, il vaut mieux choisir ça si vous voulez

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Isola San Guilio

bien profiter de la ville et du lac. Le parking est bien évidemment en plein soleil, je crois avoir vu des places à l’ombre mais il faut se lever tôt. C’est parti. La ville est quasi complètement piétonne, que c’est agréable. D’anciens bâtiments bien retapés, des fresques d’époques encore bien colorées et des rues pavées. Très sympa, je recommande vivement la visite.

Pour le lunch, on s’arrête à l’excellente enoteca Re di Coppe pour un bon verre de vin  une grande bouteille d’eau, des bruschettas et des crostinis en terrasse à l’ombre avec vue sur la Piazza Motta et le Palazzo Della Comunita. Parfait.

Nous poursuivons notre visite en prenant le bateau vers l’île San Guilio. Il s’agit d’un

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Isola San Guilio

monastère construit sur une toute petite île au milieu du lac. Compte tenu de la taille du lac, c’est tout près: 5 mins de bateau seulement. Sur l’île, bonheur. UNe église encore une fois disproportionnée par rapport à ce qui l’entoure. Il n’y a pas à dire, les italiens de l’époque mettaient beaucoup d’argent dans le sacré. Les maisons ne sont pas accessibles mais un « chemin du silence » ponctué de citations sur les avantages du silence fait le tour de l’île. Après les hordes de touristes d’Isola Bella, je ne peux qu’approuver. Il y a quand même du monde, surtout des touristes anglais. Mais pas assez pour nous gâcher la visite. Il y a de nombreux accès au lac (j’ai toujours envie de dire « à la mer »), et on craque pour un trempage de pieds rapide. Après tout, il fait plus de 30 degrés… On regrette de ne pas avoir ni nos maillots ni le temps de se baigner pour de vrai. Mais tant pis, on se rattrapera à la piscine de l’hôtel.

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Retour à la voiture, départ pour San Fedele Intelvi et la Villa Al Faggio. Ce village est en au haut d’un vallée qui donne sur le Lac de Côme. Pourquoi est-on allées se mettre là-haut ? me direz-vous… Parce que c’était pas excessif niveau prix, mais surtout parce qu’il y a une PISCINE. Par cette chaleur, c’est essentiel. Après quelques heures de route avec la clim (ouf), on arrive à l’hôtel. Abords vraiment sympa, bâtiment un peu trop années 70 à mon goût mais bon. Audrey essaye de voir la piscine (couverte) avant de rentrer faire le check-in. On ne voit pas bien, c’est tout noir. Check-in. Et là c’est le drame. La piscine est fermée, car il y a eu un gros orage et les pompes ont lâché. Je ne vous fait pas un dessin, on est dégoûtées… Voyant nos têtes, notre interlocutrice nous propose de baisser le prix de la chambre et de nous payer la piscine sur le Lido d’Argegno, en bas de la vallée. C’est pas pareil (y a du monde) mais l’eau est fraîche et la vue sur le lac est sympa.

On rentre rafraîchies sur San Fedele, et on se dirige vers le resto recommandé par l’hôtel, la taverna Due Castagni. Difficile à trouver et à en sortir, je crois avoir atteint les limites de Waze. On mange en terrasse, il fait bon, la vue est belle. La pizza est honnête, le dessert est très bof. On a connu mieux lors de nos autres pérégrinations…

La suite, bientôt.

[Voyages] Italie des Grands Lacs – Jour 2: Lago Maggiore et Suisse

Aujourd’hui dimanche, deuxième et dernier jour sur le Laggo Maggiore. Le plan de la journée ? Prendre un train panoramique vers la Suisse. Normal. Mais nous on aime les plans compliqués, surtout quand ils ne se déroulent pas comme prévu. Ah bravo.

C’est le deuxième jour au Lac Majeur, et le petit dej dans le jardin de Guiliano, à la fraîche, est plus qu’agréable. D’un accord commun, on ne s’est pas non plus pressées pour ce matin, comme hier. C’est le problème avec peu de vacances, on a aussi besoin de se reposer. Tranquille. Vraiment cet endroit me plaît, vive AirBnB.

On prend la voiture et on remonte une des vallées qui donnent sur le lac, vers Domodossola. J’aime les noms de villes italiens, avec leurs accents improbables (ici sur le deuxième « do », apparemment). C’est d’ici que part le train panoramique, mais chaque chose en son temps, il est midi : manger ! L’Italie, j’adore, mais le dimanche c’est mort… Heureusement, le coin est quand même un peu touristique et on a réussi à trouver la place principale, avec un peu d’animation. Il y a plusieurs bars ouverts, on tente un truc un peu bio/végétarien qui à l’air sympa. 10 mins plus tard, toujours personne n’est venu nous servir, tant pis on va ailleurs ! Et puis bon le pâté végétarien au pays du prosciutto crudo c’est quand même un sacrilège. On se rabat sur le PMU du coin, qui fait aussi des sandwichs, et qui est d’accord pour nous les emballer à emporter. Il se fait tard.

Première vraie visite de la journée, on se dirige vers le Sacro Monte Calvario. Il s’agit d’un endroit assez étonnant, car créé pour remplacer le pèlerinage à Jérusalem pour ceux qui ne pouvaient pas aller jusque là-bas, trop cher et trop dangereux. Alors moi la religion catholique, je n’y connais pas grand chose. Depuis le centre ville et jusqu’au sommet de la colline/montagne, il y a un série de chapelles qui retracent le calvaire du Christ avec des scènes plus vraies que nature à base de statues en stuc. Le tout protégé par une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Ça donne un truc franchement effrayant dans un paysage magnifique. Non, on a pas fait toute la ballade, ça monte sévère et il fait trop chaud. Intéressant à voir, mais est ce que ça vaut les trois étoiles dans le Routard ? Pas sûre.

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On revient vers le centre ville de Domodossola pour aller prendre le train. il n’y a personne au guichet, encore un coup du dimanche italien ? Non! le guichet ouvre quand le chauffeur du train/guichetier arrive avec le train suivant. Normal. Il est deux heures, on a loupé le train panoramique de 13h30 et le suivant (et dernier!) est à 15h10.  Les problèmes d’horaires, c’est le thème des vacances. On ne pensait pas non plus que le trajet durait près de deux heures. On n’aura pas de train panoramique pour le retour. Rester à Domodossola une heure de plus ne nous enchante pas… On a déjà fait le tour. On décide de prendre un train non panoramique mais qui ne va pas jusqu’au bout, pour au moins avancer. Le chef de train nous conseille de nous arrêter à Santa Maria Maggiore, c’est très beau qu’il dit. Excellent choix, oui le petit village est charmant. Une église magnifique avec des décorations très riches, complètement disproportionnées pour un si petit village. Il fait très chaud sur ce haut plateau.

On attrape le train panoramique, direction Locarno en Suisse. Cette partie là du voyage est très impressionnante. On longe un précipice vertigineux, avec une magnifique rivière au fond. Vraiment magnifique, mais les vitres nous empêchent de prendre de belles photos. Arrivées à Locarno, on se décide à ne pas attendre le dernier train mais à prendre l’avant dernier… Qui part 20 mins plus tard ! Pas le temps d’acheter du chocolat suisse, mais un tour rapide pour voir à quoi ressemble le lac de ce côté là et hop on est reparties pour deux heures de train non panoramique.

IMG_0572[1]Au moins on arrive à 19h30, une heure de route vers Cannobio en mode montagnardes de l’enfer (quelle route horrible) et on s’arrête manger au restaurant Grotto Sant’Anna que j’avais repéré sur le routard et n°1 sur Tripadivsor… Ah trop bon, enfin de la bonne bouffe comme on en a eu plus souvent sur les autres voyages en Italie. Les gambas au citron sicilien en entrée sont divines. Les pâtes aux truffes (je fais une fixation, oui) sont tellement bonnes et sentent depuis la cuisine. Le dessert est absolument délicieux. Parfait. Je recommande si vous passez par là.

La suite, bientôt !