[Voyages] Au fil de l’eau à Paris

Bonheur.

Suite nécéssaire de mon escapade à Disneyland, il me fallait faire un pèlerinage vers les voies d’eau si agréables de la capitale. C’est un fait, j’aime me balader le long de l’eau, donnez moi une rivière, un lac, la mer… Je n’ai pas besoin de beaucoup d’autres choses. Ça fait longtemps que je ne suis pas venue trainer par ici. L’Amie a d’excellentes « adresses », des coins sympas où déambuler à l’aise, notamment « en bas de chez moi », y a des endroits pas moches à Paris, même (surtout ?) hors des sentiers battus. Bonheur.

Au long du bassin de la Villette puis du Canal de l’Ourcq, qui prolonge vers le nord le fameux Canal St Martin, le soleil brille et les jolis tags très colorés pullulent, et ça donne de jolies photos. Je ne connais pas bien, mais c’est très agréable, et il n’y a pas grand monde. A Paris, c’est bien agréable. Il fait très beau, pas encore très chaud certes, mais on desserre quand même l’écharpe. Le printemps arrive. Bonheur.

La ballade continue le long de la Seine, et ses différents ponts. Que d’histoire dans cette partie de la capitale quand même ! Le moindre pilier, le moindre micro parc, si, si, quelque chose de plus ou moins épique s’est passé là. Il fait toujours beau, quoique plus sur l’autre rive. Le Louvre impressionne, le musée d’Orsay émerveille. Les Tuileries bouillonnent de ce rayon de soleil printanier. L’alignement avec l’Arc de Triomphe et la Défense est parfait, la visibilité est excellente. Le café est déjà ouvert et toutes les tables sont prises, ça donne envie. Mais nous nous dirigeons vers le café de WHSmith pour un afternoon tea comme il se doit, thés Twinnings et scones aériens. Je répète, bonheur.

Si les choses s’en étaient arrêtées là, j’aurai dit OK, mais non, nous finissons notre soiree par un dîner exceptionnel au Café Constant, rue Saint Dominique. Sur excellents conseils des Parents. Pas de réservations possibles, et c’est samedi soir, donc on s’y prend tôt (19h15). Nous avons eu une table directement. Est-ce normal? Aucune idée. A l’étage, au cœur de l’action, le serveur nous laisse apprécier notre coupe de champagne avant de nous amener nos entrées, premières asperges vertes pour mois, tarte fine pour l’Amie. Les St Jacques toutes simples mais d’autant plus bonnes se laissent apprécier. Il parait que la joue de boeuf fond dans la bouche. Je ne vous parle pas du baba, plus imbibé c’est impossible. Il y a eu des jaloux. Je réitère, bonheur.

[Voyages] Dublin – Jour 5: Dun Laoghaire

Tap Tap Tap. Me revoilà. C’est la fin, je me crois au théâtre on dirait. Il va falloir faire quelque chose… Par exemple, repartir en long week end ? Ah oui pourquoi pas… Mais d’abord finissons-en avec Dublin. Parce que Dublin, c’est bien. Et qu’il faut y aller. Alors j’ai envie de dire, allez-y ! Les billets d’avion sont pas chers, c’est sympa et il y a plein de belles choses à faire dans le coin !

Cette (quasi) dernière journée commence tranquillement, petit dej fort honorable à l’hôtel, que ce soit la première fois est plutôt étonnant mais bon un voyage doit aussi contenir sa part de surprise ! Si tout est joué d’avance, c’est moins drôle (n’est-ce pas Alma?). Bref. Ensuite nous partons litteralement down memory lane, petite rando urbaine pour retrouver l’endroit où Alma habitait pendant le temps qu’elle est restée à Dublin. Quartier sympa, jolie balade mais sacré trotte, quasi une heure aller du centre, c’est un poil plus loin que le Parvis de St Gilles. De retour au centre, on étudie minutieusement les rayons de Marks & Spencer (hum du bon earl grey comme seuls les anglophones savent le faire !). Oui, je sais, un Marks & Spencer vient d’ouvrir sur Bruxelles, mais comme la Guiness sur le continent, « c’est pas pareil ». Ne cherchez pas. On met dix minutes chacune à trouver le sandwich qui nous tente, et hop direction les bancs au soleil à côté de The Church. S’il n’y avait pas de pigeons ce serait parfait mais heureusement une gamine (max 4 ans) nous protège en leur lançant des cailloux. Merci petite !

Le port de Dun Laoghaire

Une séance shopping plus tard, et hop, direction Dun Laoghaire (prononcez deune liri, à peu près, normal). Il s’agit d’un petit port de la banlieue de Dublin (encore elle!), en fait entre le centre et notre précédente étape Bray. Mais cette fois-ci, on prend le bus pour changer. Obligées d’acheter deux paquets de chewing gums pour avoir la monnaie exacte pour le bus… On s’arrête à temps, car heureusement je sais faire le bip, rapport au fou rire le plus violent du séjour, il en faut : »do the bip ! » « euh… bip ? » « no, i meant push the button », ah oui d’accord. Bravo ! Dun Laoghaire est vraiment très joli, et la balade sur l’un ou l’autre des jetées qui ferment le port est sympa, et fort appréciée des locaux en goguette par ce beau dimanche après-midi. Ah oui, parce que ce dimanche, il fait beau. On a eu de la pluie que le jour où on décide de partir plus loin en balade… Est-ce un signe ? Faut-il rester à Dublin ? A méditer. Il ne fait pas chaud mais j’ai l’impression que je m’adapte au temps irlandais. Le soleil rasant sur les bateaux au mouillage, c’est quelque chose.

Le port de Dun Laoghaire
Le port de Dun Laoghaire

Kevin (notre ami/guide local) nous rejoint un peu plus tard, on tente vainement de trouver un pub pour boire une bière. On se replie vers une usine à familles dont le seul avantage est la vue sur le port. Je trippe sur la couleur huître (oui, huître) de la mer, c’est beau. J’ose le dire, j’aime la mer. Un guet-apens plus tard, Alma nous abandonne pour rejoindre son amie d’étude pour faire un retour vers leurs jeunes années bien comme il faut. Je profite pour ma part d’un tour dans le centre ville, en mode exploration sans souci (après tout, quand il y a un local dans le groupe, pas moyen de se perdre), et nous finissons par une excellente bière dans un bar 100% irlandais où je n’aurai jamais eu l’idée de mettre les pieds, encore une fois merci à notre « guide » local. Quelle ambiance, quelle énergie, j’ose le dire: j’aime les pubs irlandais. Ayant marché toute la journée, un généreux lift à l’hôtel plus tard, et hop finie la journée.

Sur ce, à bientôt pour la (courte) suite.

[Voyages] Dublin – Jour 4: Glendalough

On pourrait croire, que vu que c’est (encore un peu tout du moins) le week end, j’ai un peu d’avance sur la narration de mes épopées irlandaises. Que nenni mes braves, que nenni ! Je suis à la bourre… OK, ça va, je sors… Ou plutôt je reprends le cours normal de ce post. Non mais.

Ce jour 4 est donc le samedi, et en me levant, j’ai un petit doute sur le déroulement de la journée… Il pleut à verse, et pas le genre de pluie qui va juste cesser d’un coup pour laisser apparaître un soleil de plomb. Quoique avec le temps irlandais, on ne sait jamais, j’ai appris à me méfier, et dans les deux sens. Hélas, spoiler alert, ce n’est pas le cas ce jour-là, et le temps de la journée est resté définitivement et complètement mouillé. J’ai d’ailleurs appris plusieurs mots signifiants « pluie », il semblerait qu’en Irlande il y ait au moins un mot pour décrire toutes les intensités de pluie… Normal ! Par contre, et j’en suis désolée, je n’ai aucune photo perso de cette journée (sauf une, à vous de deviner). Pour une raison étrange je n’avais pas envie de sortir mon appareil de mon sac et encore moins mes mains de mes poches !

La vallée des deux lacs, comme j'aurai dû la voir...
La vallée des deux lacs, comme j’aurai dû la voir…

Donc notre programme du jour est d’aller en groupe (amis et enfant compris) se balader à quelques kilomètres au sud de Dublin (50 pour être précise), dans le comté de Wicklow. Objectif ? La vallée des deux lacs, ou Glendalough.

Nous nous arrêtons en route pour le lunch dans le village d’Enniskerry. Ne me demandez pas de prononcer ce nom, j’en suis incapable, et j’ai eu du mal à retrouver de mémoire ! Bref, un bon point de ravitaillement sans chichis, Poppies Country Cooking. Que du bon, surtout la fameuse apple pie comme on les aime (moi en tout cas). Il fait bon et sec à l’intérieur, alors qu’il fait toujours aussi moche dehors… Peut être est-ce la raison de notre absence de volonté face au retour vers l’extérieur.

Mais il faut bien se faire violence, n’est-ce pas, alors c’est parti, allons au visitor center de Glendalough… Au moins il y fait sec ! Mais hélas, les expositions ne sont pas des plus fascinantes, et l’intérêt essentiel du lieu vaut par les balades à faire autour du centre.

La tour du monastère
La tour du monastère

Allez, peu importe, j’ai un kway que diable, allons nous balader…Mouais, j’avais oublié que mon kway n’est pas très long et que mon pantalon est vraiment très léger (quelle idée aussi). De beaux bâtiments datant de l’ancien monastère fondé par StKevin auVIeme siècle. C’est très brut mais impressionnant, justement parce que c’est encore debout. Cette tour ronde sans porte (il fallait une échelle) est très haute mais construite sans mortier, quelle classe ces irlandais. Des tas de tombes, des croix celtiques en veux tu en voilà, des bâtiments tout petits mais censés loger plusieurs moines… Bref, super intéressant pour quelqu’un comme moi qui aime l’histoire, mais bon l’histoire c’est bien, mais surtout quand on est au sec. J’espère pouvoir découvrir les minoens à mon aise en Crète… (mais j’ai plus de chances quand même, à priori).

La tour du monastère
Une des églises du monatère

Nous partons peu après pour une belle balade au sec en voiture dans les montagnes de Wicklow, c’est beau on joue à cache-cache avec les nuages, et le bord de la route est couvert d’ajoncs. On se croirait dans Braveheart, qui justement a été tourné dans le coin. Ecosse/Irlande, même combat (Liberté!). On tente d’aller voir la fameuse installation hydroélectrique de Turlough Hill, mais tout à l’air bien fermé (et brumeux), donc nous faisons demi-tour, avec un arrêt photo de groupe sous la pluie, parce que, quand même. Il faut que je la récupère cette photo d’ailleurs !

Le groupe se scinde en deux, chaque voiture part vers différents horizons (c’est beau), pour nous (Alma, notre excellent ami/guide local et moi même) ce sera le fameux « The Wicklow Heather« . Si on dit que tous les chemins mènent à Rome, ce jour là, tous les chemins mènent au Wicklow Heather, tellement j’ai bien l’impression que Kevin le chef du groupe tenait à y manger ! Une excellente idée en tout cas, d’abord il y fait sec et chaud (mon pantalon sèche lentement mais sûrement) et le cadre est très joli. Et je pense que nous avons une des meilleures tables, à l’écart dans un coin mais entouré de fenêtres avec vue sur… Le heather (ajonc) de Wicklow (la région). Ensuite, mais c’est essentiel, le manger est délicieux ! Si, si, je vous vois, là-bas, en France, à douter… Si, si c’était très bon et très fin. Mon saumon était cuit à la perfection ! Et le steak d’Alma tendre à souhait… Je n’ai pas goûté le cabillaud de Kevin, mais ça avait l’air chouette aussi. Bien joué !

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ça avait l’air sympa, pourtant !
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Et pourtant, on a eu ça !

Un coup de tour de magie plus tard (hop l’addition est déjà payée, grrr, on avait pourtant tout prévu, Alma et moi) et hop nous voilà de nouveau sur les routes… Direction le cinéma, parce qu’en Irlande, en Belgique ou en France, quand il pleut, qu’est-ce qu’on fait ? On va au ciné ! Voir Avengers 2: Age of Ultron, qui permet de terminer en beauté (mais j’y reviendrai avec la critique) une journée qui aurait pu être aussi moche que le temps !

Sur ce, à bientôt pour la suite.

[Voyages] Dublin – Jour 2 : Cliffs of Moher Tour

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Les cliffs of Moher

Aujourd’hui, Dublin Jour 2 (le jeudi quoi, voir l’épisode 1 ici). Ce titre est en fait complètement mensonger, vu qu’on a quasiment pas passé de temps dans les murs de la ville ce jour là. Mais bon, que ne faut-il pas faire pour garder la cohérence d’un feuilleton ? Bref, ce jour là, direction l’autre côté de l’Irlande, côté ouest vers les « cliffs of Moher » avec l’Atlantique en toile de fond. Nous avons pris l’option tour tout inclus, avec la compagnie Wild Rover, après discussion de fond avec une dame bien sympathique à l’office de tourisme de Dublin. Pas de guide lors des visites, juste le transport et quelques explications en chemin en fait. Le premier arrêt du bus se fait à deux pas de notre hôtel, pratique si tôt le matin. Je ne serai pas moi si je ne m’étais pas débrouillée pour avoir la meilleure place dans le bus, mais si vous savez celle tout devant à gauche !

Petite parenthèse ici pour les futurs touristes en voyage à Dublin, il y a beaucoup de « faux » offices de tourisme à Dublin, qui sont en fait des enseignes de sociétés privées qui ne vendent évidement que leurs propres produits. Si vous cherchez les vrais, il y en a un sur O’Connell street sur la droite après le Spire en remontant de la rivière, et un autre juste à côté de trinity college. Vous êtes prévenus !

Les cliffs of Moher
Les cliffs of Moher

En route tôt le matin (7h), trop tôt pour le petit dej de l’hôtel… Tant pis on attendra la pause prévue dans le voyage pour se sustenter. Dommage qu’elle soit plus tard que l’heure annoncée, j’ai FAIM. Rien depuis, depuis, euh, je ne me souviens plus ! Quelle aventure ! On continue la route pour arriver directement aux fameuses falaises et là, BIM, dans ta face comme c’est beau. Oui, je sais je deviens un peu racaille quand je m’emotionne. C’est grandiose et en plus il fait un temps magnifique, ciel bleu et mer d’huile. Après, ça aurait peut-être été encore mieux avec des vagues qui s’éclatent contre la roche mais bon, on ne peut pas tout avoir, n’est-ce pas ? Ce n’est que le début de la saison, il n’y a pas grand monde, c’est chouette de se balader sur le sentier. Je conseille vivement de faire ce que l’on a fait, c’est à dire partir vers la gauche là où le chemin est le moins « aménagé », c’est beaucoup plus sympa. Et je conseille même de passer au-dessus du muret de pierre de protection, si vous êtes un adulte un minimum responsable… C’est encore plus beau et plus impressionnant. Bref, je laisse les images parler.

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The Burren

On aurait aimé rester plus longtemps, mais bon, il faut se plier aux horaires du tour organisé… Deuxième étape, sous un ciel de plomb (si, si, je parle bien de l’Irlande), vers le Burren, une région très rocailleuse, très impressionnante. Les fleurs poussent entre les rochers qu’on escalade tranquillement, c’est chouette. Puis c’est reparti dans le bus, direction Galway. Le chemin est juste magnifique, avec châteaux/tours « génoises » en fait anglaises (rapport à celles qu’on voit partout en Corse) à moitié détruites, cottages d’un blanc éblouissant sous le soleil et mer d’huile dans la baie. Il parait qu’il y a là des dauphins mais je n’ai rien vu, bouh.

Il est 16h, on arrive à Galway, juste à temps pour… Le déjeuner ? Le diner ? A ce stade là, je n’ose même plus demander… Mais c’est la meilleure option, parce qu’on ne voulait rien rater des falaises et que le temps y était déjà limité. Donc ce sera le traditionnel « fish & chips » au Dail Public House (pub quoi) & restaurant, sur les conseils de notre guide très sympa. délicieux, poisson exceptionnellement frais, le tout arrosé d’une half pint de l’excellente bière artisanale locale, la Galway Hooker. Parfait ! On a même le temps de faire un tour dans la ville avant de revenir au bus et de rentrer sur Dublin.

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The Burren et la mer d’huile en fond.

Voilà une excellente journée, n’est-ce pas ? Vous vous dites sûrement, voilà pour ce jour là, non non non mes chers amis, la journée n’est pas finie. On rejoint dans un pub de Dublin un ami d’Alma qui y fête le départ d’un de ses amis. Il s’agit du fameux « pub with no name » (le bar sans nom). Les pubs fréquentés par les dubliners ne snt pas ceux de Temple Bar, attrape-touristes, mais plutôt du côté de l’ouest de St Stephen’s Green, au sud de Grafton street. Moi, mal à l’aise dans un bar blindé remplis de locaux inconnus (sauf Alma et l’ami en question) qui parlent beaucoup trop vite pour mon niveau de fatigue, et avec une patate dans la bouche, le tout accompagné d’une musique assourdissante ? Naaaaan ! J’en perds mon anglais à vitesse grand V, il va me falloir de l’entraînement, je vous l’assure. Mais, à part ce détail, excellent bar et excellente compagnie, j’adore ! Ah bravo ! Il va sans dire que j’ai bien dormi…

La suite très vite ! A bientôt !

[Voyages] Dublin – Jour 1: City & Gravediggers tour

Oui, parce que Dublin j’y suis déjà allée, et pas qu’une fois. Mais bon, qu’est ce que vous voulez, quand on aime, on ne compte pas , n’est-ce pas ? Alors, hop mercredi dernier (il y a une semaine, pas hier hein, ce serait un peu court pour un citytrip) je suis partie pour la capitale de l’Eire le temps d’un week end prolongé de six jours. Celui qui me rétorque « oui, une semaine quoi », n’aura pas forcément tord. Je suis ouverte à la discussion. Le prétexte de ce re-re-re-re-voyage ? Accompagner mon amie Alma (mais si, celle du mariage au Mexique) dans son trip down

Le clocher de Trinity College.
Le clocher de Trinity College.

memory lane, puisqu’elle y a passé quelques mois lors de ses études. Retrouver les endroits de perdition comme ceux d’apprentissage, renouer avec des amis laissés là ou partis ailleurs mais revenus pour l’occasion, et vivre de nouvelles aventures, voilà un bon programme !

Départ mercredi matin, vol sans histoires mais séparées parce qu’on ne choisit pas avec Ryanair. Je suis habituée pourtant mais j’ai zappé l’astuce qui consiste à s’enregistrer le plus tard possible pour tomber sur les places que cette compagnie réserve jusqu’au dernier moment à d’éventuels clients payants pour choisir leur place. Un jeu dangereux mais qui paye ! A bon entendeur… Bref, bus, installage à l’hotel The Glen Guesthouse, moins pire (merci de prononcer le s pour plus d’effet) que ce à quoi je m’attendais en réservant à la dernière minute. Certes c’est bruyant mais la chambre est grande, propre et la literie très honnête. Une bonne paire de boule quies et hop le tour est joué. On commence les hostilités par un repas à l’epicurean foodcourt, un endroit comme seuls les anglo-saxons savent les faire, plein de restos sympas et pas trop chers autour de plein de tables en libre-service. Miam.

Le clocher de Trinity College.
Le clocher de Trinity College.

On se balade, on traîne à droite et à gauche, on réserve notre tour aux « cliffs of Moher » avec la compagnie Wild Rover pour le lendemain puis on se pose boire une « craft » bière (comprenez artisanale) à la Porterhouse, très sympathique endroit (et quel choix, on se croirait au Moeder Lambic) en plein coeur du centre historique de Dublin.

La journée se termine sur un coup de tête qui s’avère être une excellente idée, allez, hop, nous prenons le bus hanté du gravedigger ghost tour de Dublin. Un vrai bonheur, emmené par un groupe d’acteurs très sympathiques et un lot d’histoires terrifiantes sur le Dublin des temps moins modernes. Je conseille fortement, mais pas aux « chicken », comprenez les chochottes, qui pourraient sursauter un peu trop pour leur bien être moral. Mais les animateurs ne se prennent pas trop au sérieux non plus, ça rigole, ça interagit avec le public, bref c’est dynamique et sympathique. Peut être aussi avons-nous bénéficié d’être seulement au début de la saison: notre groupe ne comprenait qu’une dizaine de personnes. Avec plus de monde, il est possible que ce soit un peu moins « fun ». Faut voir.

The Gravediggers Tour
The Gravediggers Tour

Qui a dit qu’il fallait manger le soir, hein ? Et bien pas nous, clairement, vu qu’on finit le tour vers 23h, kaput. La suite, au prochain épisode ! A bientôt !

[Voyages] Il suffit parfois d’ouvrir les yeux…

… Et on découvre des endroits vraiment sympas à Bruxelles, des endroits dont on avait pas la moindre idée avant, enfin avant d’y aller quoi. Parce que Bruxelles, c’est pas évident non plus, il faut chercher un peu fort avant de trouver. Le Moeder Lambic, le meilleur bar à bière, au milieu d’un quartier résidentiel… Le Sale, Pepe e Rosmarino, l’un des meilleurs resto italien de Bruxelles à mon sens, caché dans une rue qui ne paye pas de mine… Bref, faut chercher, c’est pas toujours évident.

Donc la découverte du jour vient me réconforter sur un point qui me chagrinait depuis un bail sur Bruxelles. Bruxelles n’a pas de voie d’eau. Moi, c’est vrai j’aime mes villes avec de l’eau qui courre au milieu, je sais pas ça donne une âme, un sens, quelque chose qui sublime la ville, la nuit comme le jour. Que serait la Bourse de Bordeaux sans la Garonne qui passe devant, Paris sans la Seine, Londres sans la Tamise. Bref, vous voyez ce que je veux dire je pense…

Alors, découverte du jour : le canal du Bruxelles ! Pas le canal dégueu et enchâssé de rives en béton que je longe en vélo pour aller au boulot (quand je vais au boulot en vélo héhé). Enfin si celui là mais pas vraiment… Si on passe la partie urbaine, la partie industrielle, on arrive sur un canal entouré de berges vertes et de voies pour piétons et vélos. C’est beau, c’est la campagne, voilà. 2 heures de vélo aller retour de chez moi pour une superbe ballade en campagne, le long d’une chouette voie d’eau. Oui la remontée fut dure (ah, les hauts de Saint Gilles) et je vais bien la sentir demain, mais ça vaut le coup !

Amis amateurs de chouettes balades du dimanche (si si c’est bien moi qui dis ça), allez y, c’est bien !

Voilà ce qu’on a vu, sans les petites fleurs parce que c’est pas encore la saison :

Le canal au niveau de Ruisbroek.

A bientôt!