[Humeur] 5 choses de la vie anglaise qui vont me manquer.

For the english version of this post, please scroll down below the « en français » part.

Et voilà, me voilà de retour dans mon pays d’origine. La France, et plus précisément Bordeaux – après diverses pérégrinations ici, là ou encore ailleurs (j’ai clairement bien choisi le nom de mon blog). Certains diraient que la préparation de ce retour a duré les 13 semaines de mon préavis, mais je dirais plutôt qu’elle a duré 17 ans. Soit le temps depuis le moment où j’ai quitté le cocon familial – sans penser que je ne reviendrais que beaucoup plus tard. Mais voilà, c’est fait et j’en suis contente. Je me suis organisée de belles aventures dans les mois et les années qui arrivent… Restez connectés !

Mais en attendant, je sais très bien qu’il y aura des choses de ma vie en Angleterre qui vont me manquer. La liste ci-dessous n’est sûrement pas exhaustive mais c’est ce dont j’ai conscience pour le moment… Il y aura peut-être un tome deux, qui sait ? Alors dans le désordre:

La diversité de la nourriture

Oui, et je sais que ça peut étonner les plus franchouillards d’entre vous – on mange bien en Angleterre ! Alors je ne parle pas de la nourriture purement anglaise – très peu pour le ragoût de mouton sauce à la menthe. Mais pour compenser, on trouve de la nourriture de toute influence ethnique, à Londres mais aussi à St Albans où je vivais. Indiens bien sûr, Thaïs, Japonais de toute sorte, Italiens… Il y en a clairement partout et pour tous les goûts ! et la compétition est telle que la qualité est au rendez-vous, surtout quand on prend le temps de faire un peu de recherche ou d’écouter le bouche-à-oreille.

La flexibilité dans les restaurants

Ce point est lié au précédent. Il a été trop facile pour moi de m’habituer à la flexibilité que les serveurs montrent dans les restaurants en Angleterre. Partager une entrée ? Bien sûr! Des frites au lieu de frites de patates douces ? OK. Cette entrée en plat ? Pas de problème ! Vous êtes vingt convives et vous voulez tous payer séparément, certains en liquide et d’autres en cash ? Tout est possible. Je crois que j’ai rarement vu un anglais commander exactement ce qu’il y avait sur la carte du restaurant.

L’ouverture d’esprit des anglais Londoniens

Alors ça parait étonnant de dire ça en ces temps post-Brexit. Je n’habitais pas trop loin de Londres qui a massivement voté contre, donc je sais que j’ai subi contre-coup beaucoup plus léger que d’autres. Mais en soi, l’esprit est en général resté le même. Tu te balades en pyjama dans le métro, personne ne te juge. Tu suis Love Island (une télé-réalité de niveau plutôt bas), que s’est-il passé hier dans la villa ? Bref, j’ai trouvé que les anglais acceptaient plus la différence que nos bons français et étaient plus aptes à s’intéresser aux autres. C’est sûrement lié aux gens en or que j’ai côtoyé, mais je sais que ça va me manquer.

L’ampleur de l’offre culturelle de Londres

C’est simple, quand j’ai commencé à prester mon préavis, je me suis dit « oh il faut absolument que je fasse ça, ça et ça au moins avant de partir ». La liste était hélas trop longue pour me satisfaire entièrement, compte tenu de la qualité de l’offre. Je ne dis pas qu’il y a moins de choses à faire à Bordeaux – pour l’instant, je n’en sais rien – mais je sais qu’il est impossible de s’ennuyer à Londres. Et ça change tellement régulièrement qu’il est parfois difficile de suivre. Et les musées nationaux gratuits, parlons en des musées nationaux gratuits.

Le « right of way » et les randos fabuleuses

Alors c’est vrai, quand on dit Angleterre ou Royaume-Uni, peu de gens pensent à la randonnée. Et pourtant, j’y ai fait de très belles ballades (à lire ici ou ). J’ai vraiment profité d’une des particularités du droit anglais: le « right of way ». Tous les propriétaires terriens doivent laisser au moins un accès aux piétons si leur propriété se situe entre deux bourgs. Soit l’ensemble des propriétés, compte tenu de la densité du territoire au Royaume-Uni. Le résultat ? On peut marcher partout, tout le temps. Pas de paysan qui te course avec son fusil parce que tu traverses son champ de blé. Je ne dis pas que c’est comme ça en France, mais bon.

voilà. Et vous, qu’est ce qui vous manque de la vie anglaise ? Y-a-t-il des choses qui vous manquerait si vous quittiez le Royaume-Uni ?

separator

So, here I am back in my home country. France, and more specifically Bordeaux – after various wanderings here, there or elsewhere (I clearly chose right for the name of my blog). Some would say that the preparation for this return lasted the 13 weeks of my notice, but I would say rather that it lasted 17 years. That’s the time since I left the family cocoon – without thinking that I would come back much later. But now, it’s done and I’m happy. I organized beautiful adventures for the coming months and years … Stay tuned!

But in the meantime, I know very well that I will miss things in my life in the UK. The list below is certainly not exhaustive but that’s what I’m aware of for now … There may be a volume two, who knows? So here it is, in no particular order:

The diversity of food

Yes, and I know it may surprise most of you – we eat well in England! So I’m not talking about pure English food – i have very little appetite for mutton stew with mint sauce. But to compensate, there is food of every ethnic influence, in London but also in St Albans where I lived. Indian of course, Thais Japanese of all kinds, Italian… There is clearly everyything available, for all tastes! and the competition is such that quality is at the rendezvous, especially when you take the time to do some research or listen to word of mouth.

The flexibility in restaurants

This point is related to the previous one. It was too easy for me to get used to the flexibility that waiters show in restaurants in England. Share a starter? Of course! French fries instead of sweet potato fries? OK. This starter as a main ? No problem ! You are twenty guests and you all want to pay separately, some in cash and others with card? Everything is possible. I think I rarely saw an English person ordering exactly what was on the restaurant menu.

The openness of English Londoners

So it might seem weird to say that in these post-Brexit times. I did not live too far from London, which voted massively against it, so I know that I suffered a lot less from post-Brexit trauma than others. But in itself, the mind has generally stayed the same. You walk in pajamas on the subway, no one judges you. You’re a Love Island afficionado, what happened yesterday in the villa? In short, I found that the English accepted more the difference and were more apt to be interested in others. It’s probably related to the amazing people I’ve met, but I know I’ll miss it.

The breadth of London’s cultural offer

It’s simple, when I started to give my notice, I said to myself « Oh it’s absolutely necessary that I do this, that and that at least before leaving ». The list was unfortunately too long to satisfy me entirely, given the quality and diversity of the offer. I do not say that there is less to do in Bordeaux – for now, I do not know – but I know it’s impossible to get bored in London. And it changes so regularly that it is sometimes difficult to follow. And the free national museums, let’s talk about free national museums!

The « right of way » and all the fabulous hikes

So it’s true, when you say England or the United Kingdom, few people think of hiking. And yet, I made very beautiful ballads (read here or there). I really took advantage of one of the peculiarities of the English law: the « right of way ». All landowners must leave pedestrian access if their property is between two villages. And that is most of the properties, given the density of the territory in the United Kingdom. As a result, we can walk everywhere, all the time. No farmer running around with his rifle because you crossed his wheat field. I do not say it’s like that in France, but hey.

So, that’s it for now. And you, what are you missing from English life? Are there things you would miss if you leave the UK?

[Théatre] Book of Mormon

For my review of this musical in English, see below the En Français part.

Comme je vous l’ai déjà dit ici, je me suis donné l’objectif de faire dans les semaines qui viennent un certain nombre de choses que je ne pourrais pas faire une fois loin de Londres. Par exemple, voir les hits des comédies musicales du West End. Après Aladdin et le Roi Lion, je suis allée hier en compagnie d’une Amie voir le « Book of Mormon », un spectacle d’un autre genre. Le comédie n’y est pas utilisé à la légère, loin de là.

Attirée par les critiques élogieuses, j’avais mis cette comédie musicale dans ma « bucket list » et j’ai réussi à trouver une Amie qui était tout aussi intéressée par ce spectacle. Après un dîner tellement bon à la branche « Covent Garden » de Dishoom, selon moi l’un des meilleurs restaurants londoniens, nous nous dirigeons vers le théâtre et des places très honnêtes pour le prix modique payé (dans les stalls, un peu sur le côté mais une vue d’ensemble nickel). Et pour une fois, pas de gens gênants à côté de moi, quel bonheur ! ça change tout à une telle expérience, c’est clair. Mais, il faut bien le dire, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Que ce soit pour Aladdin ou le Roi Lion, je connaissais les chansons et l’histoire. Là, je n’ai aucune idée de ce qui m’attend, si ce n’est que c’est drôle et que ça parle de la religion/secte mormone. Hors je n’y connais pas grand chose aux mormons moi, si ce n’est ce que j’ai pu glaner en regardant la série Big Love, il y a quelques années déjà. Bref.

Ce n’est qu’après la représentation que j’ai lu que cette comédie musicale avait été créée par les auteurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone. Tout s’explique. J’ai tellement rigolé durant ce spectacle, ça devrait pas être permis. Alors, clairement, âmes sensibles et choquées facilement, et si vous êtes un tant soit peu religieux fondamentaliste, il ne faut pas y aller… Tout y passe, pas de quartiers! Les noirs, les chinois, les gays, les lesbiennes, les français, la circoncision féminine, le SIDA mais surtout les américains en général et les mormons en particulier s’en prennent plein la tête. Et le rythme est assez effréné. Il y a aussi des personnages qui n’ont rien à faire dans cette histoire, je cite – entre autres – Yoda, Dark Vador, des Hobbits, Hitler… Joseph Smith (le fondateur de la religion) et jésus/guirlande lumineuse sont excellents. Je crois que mes scènes préférées sont « Turn it off » (rien que pour la performance du très très gay mais très très refoulé Elder McKinley) et la mise en scène théâtrale des Ougandais à la fin. Par contre, il faut quand même un bon niveau d’anglais pour suivre, ça va vite et ça va fort.

Je ne savais pas du tout ce que la partie « musicale » du show allait donner, puisque clairement le but est purement humoristique. Et bien, j’ai été étonnée, ça marche vraiment bien. Les chansons sont entraînantes avec des refrains excellents (« I have a plate », « Two by two »), et les chanteurs/danseurs sont à la hauteur. Bien sûr la plupart sont ridicules et d’excellentes satires, mais on n’est pas là pour des hits du Top 40 non plus. L’un des personnages principaux, Elder Cunningham, a vraiment une voix d’une gamme impressionnante: du très très grave (« Man up ») au fluet aigu (« Later day »). L’héroïne Nabulungi (Nigelfarage/Nutella/JonBonJovi/Necrophilia comme l’appelle Elder Cunnigham) a une très belle voix et plusieurs solos sympathiques.

Donc pour résumer, je ne savais pas du tout ce que j’allais voir, mais j’en suis ressortie agréablement surprise et avec l’envie d’en voir plus, beaucoup plus.

separator

As I already told you here, I gave myself the objective of ticking things off my bucket list before I leave London, as there are things one can only do in London. One of them is going to see Musicals in the West End. There are many of them, and I already saw a fair few of them. But there are some I still need to see, and Book of Mormon was one of them. But, now I have seen it. And I am glad, although I truly did not know what to expect. This is not lying when it says it is a comedy…

After yet another amazing diner at Dishoom, this time at the Covent Garden branch, a friend and I go to the Prince of Wales theatre, right in the Leicester Square area. Thanks to careful research and, well, luck, we had great seats: in the stalls, a bit on the side but with a great view. And for once, I did not have an annoying neighbour. That changes everything… As i said, I had no clue about what that musical was about. When I went to see Aladdin or the Lion King, at least I knew the story and most of the songs, here: nada! I knew it was about the Mormons and their weird religion, but no more than that really. And what I knew beforehand about Mormon was limited to what I learned watching Big Love a few years ago.

It’s only after the show that I read that this musical had been written by the creators of South Park, Trey Parker et Matt Stone. This explains that. If you are easily offended, or if you’re even a bit of a religion fundamentalist, I think this is not for you. I laughed so much during the show, and all the while cringing with delight (yes, that’s possible) at the heavy sarcasm of the story and the true dark humour of the numerous jokes. Everything goes, and this play does not take any prisoners: gays, lesbians, black, Chinese, French, AIDS, female circumcision… But mostly Americans and Mormons in particular! And you literally have not time to take a breath, it is a real whirlwind. We also see interesting characters from, Star Trek, Star Wars, Lord of the Rings, and even Hitler. I loved how they portrayed Joseph Smith (the founder of the Mormon religion) and how tacky they made Jesus, with his switch on « holy » light. I would say my favourite scenes are « Turn it off » (if only for the wild performance of the very gay but very closeted Elder McKinley) and the last song of villagers. Beware, you will need a good English level to catch the jokes flying around.

Another thing I was not sure about before going to this play was its « musical » part. I knew it would be funny, but would the songs be good? Well, we are not here to listen to top 40 hits but I found the songs excellent: catchy and very funny (« I have a plate », « Two by two »), and the singers/dancers are up to the task. I have a special mention to one of the main character, Elder Cunningham, who show a quite impressive voice range, from very deep (« Man up ») to extremely high pitched, almost boyish (« Later days »). The heroin Nabulungi (also called Nigelfarage/Nutella/JonBonJovi/Necrophilia by love struck Cunningham) has very good voice and gets a few solos to show it off.

So, to summarize, here is an excellent play – if different from anything else you’ll see on the West End. I’d love to see more, if there was more…

[Cinema] The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society, de Mike Newell.

Je ne suis pas sûre d’avoir vu un titre aussi long depuis que j’ai commencé à fréquenter les cinémas… En tout cas si The Guernsey n’est pas le plus long, on tient quand même un champion, non ? Je m’étais déjà dit ça en lisant le livre, il y a quelques années déjà. Je me souviens d’ailleurs m’être dit à l’époque que ce livre allait d’office se voir adapter en film. Ma prescience m’épuise parfois. En tout cas, ça, c’est fait : Mike Newell (Mona Lisa Smille, Love in Time of Cholera), quand même une sacrée pointure du film d’époque, s’est attelé à la tâche de ce double film historique.

Double ? Oui, double ! Car nous n’y voyons pas seulement une mais deux époques du passé proche s’entremêler sur l’écran. On assiste à deux histoires parallèles, celle de la société littéraire pendant la deuxième guerre mondiale et l’occupation de Guernesey par les allemands ; et celle de Juliet, écrivain en panne d’inspiration, qui vient enquêter sur le phénomène qu’est cette société littéraire. Et c’est justement ce duo qui donne une dimension très riche a cette œuvre, que ce soit en livre ou en film. Je m’explique. Il y a un mystère qui court tout au long de l’histoire, le spectateur/lecteur suit Juliette dans son enquête, à essayer de découvrir ce qui a donc bien pu se passer pendant les années troubles de l’occupation. La communauté blessée de Guernesey n’est pas vraiment facile à intégrer, sauf peut-être via les plus jeunes, qui n’ont pas subi les horreurs de la guerre de la même manière. C’est une période grise et dure de l’occupation (ciels bas, nuit, froid dominant…). De l’autre côté, on assiste à la reconstruction effrénée de Londres, où tout un chacun se lance dans une course au plaisir acharnée (danse, bar bondés, bling bling dans tous les sens), mais aussi la reconstruction de l’ile (soleil, beaux paysages…). Newell nous montre ce contraste d’une main de maitre par les jeux de lumière qu’il utilise. Et maintenant, bravo, j’ai envie d’aller visiter Guernesey. C’est malin !

Pour ceux qui se poseraient la question, non, film n’est pas une suite de Downton Abbey – même si le casting ressemble étrangement à celui de la série historique phare de ITV. On a d’abord en période d’après-guerre la lumineuse Lily James, que j’aime beaucoup, qui joue Juliet, la journaliste en quête d’inspiration. Elizabeth, l’héroïne pendant l’occupation, est quand a-t-elle jouée par Jessica Brown Findlay (souvenez-vous de Lady Sybil). On trouve aussi dans ce film Matthew Goode (une des prétendants de Mary), qui joue l’excellent amie de famille/éditeur de Juliet, ainsi que Penelope Wilton (ah, Mrs Crowley) qui joue la figure maternelle d’Elisabeth, blessée mais fière. A priori les autres acteurs au générique n’ont pas joué dans Downton Abbey, j’ai vérifié… Mais ça ne joue pas du tout en leur défaveur. Parmi eux, notons le délicieux et brulant Michiel Huisman (ou le second Daario Naharis de Game of Thrones si vous preferez), qui joue tres bien le beau brun tenebreux, tellement tenebreux qu’il en réussit à presque louper sa chance de bonheur. Le GI amoureux de Juliette est assez insipide mais bon, il est bien utile mais il n’est pas là pour briller non plus.

Je mettrais deux bémols à ce film quand même. L’héroïne Juliette tourne un peu à la Mary-Sue à mon gout, un poil trop niaise. Elle n’a pas de problèmes cette petite, et on dirait qu’elle a peine vécu la guerre (à part un évènement tragique, choupette). C’est l’après-guerre mais elle passe au-dessus des problèmes que cette période difficile a engendre… Ce n’est qu’au milieu du film qu’elle se demande si elle a encore de l’argent, et surprise elle en a encore ! on applaudit ! C’est un poil too much quand même. Et cette robe jaune, non, juste non. Un autre point qui m’a embêté, j’ai trouvé que la résolution du triangle Elisabeth-Dawsey-Juliet bâclée par trop de non-dits. Il me semble que dans le livre c’était plus clair que ça, mais je vous laisse juger.

Dans l’ensemble, c’est un bon film, avec de bons acteurs et un set plus que chouette, mais un peu trop léger pour ce qu’il aurait pu être. 3.5/5.

separator

Good evening to you to my dear cinema-lovers! Today I will review the movie with the longest title ever (or at least of the movies I have seen and remember). Seriously, this title is a mouthful. When I read it a few years ago, I remember thinking that first, this would be a great movie, and that, second, this title would be interesting on a movie poster. Well, they did certainly avoid around the problem by making it in the form of a post stamp, way smaller than the heroin played by Lily James. Well done. So, I knew this would be a movie and I am glad one of the champion of period movies, Mike Newell (Mona Lisa Smile, Love in Time of Cholera), has tackled this double historical feature.

Double! Yes, indeed… In this movie, we are getting back and for the between two different periods, one during the German occupation of Guernsey during the Second World War, and the second during the reconstruction years after said war. The two periods are finely meshed around a mystery involving a literary society and a fierce woman named Elisabeth that Juliet, a writer looking for inspiration, is trying to decipher. So, we alternate between the grim, cold and menacing period of the occupation, with gay and jolly circus period that followed for those who survived it unscathed, in fun times spend dancing in bar, bright new paint on door and sun shining. Mike Newell plays the colour palette quite well in this creation of his. And now I want to visit Guernsey!

Some people, looking at the cast, may ask: Is that a sequel of Downton Abbey? No, it is not (unfortunately?), but the actors certainly make you think so. The heroin Juliet is played by the impossible-to-avoid-lately Lily James (I like her, don’t get me wrong, but she is indeed everywhere, isn’t she?), and her occupation counterpart is played by Jessica Brown Findlay (remember Lady Sybil?). We also find on Guernsey Penelope Wilton (Mrs Crowley) and in London, Matthew Goode (one of Mary’s suitors). The non-Downton cast are not to be left aside, especially the hot and brooding Michiel Huisman (Daario Naharis in Game of Thrones). Too brooding that he almost looses his one chance of happiness but well. The actor playing the GI is not worth mentioning, a bit meh I thought.

I would put down two minus marks for this movie. The first one is about the heroin, who I find just too naïve to my taste. The period after the war was quite grim, and she goes around without a care in the world and only ask halfway if she still has money. Well. And that yellow dress, although she wears it well, no, just no. The second point I did not like so much was the way the resolution of the love triangle is done – I think it was way clearer than that in the movie. But let me know what you think.

Overall, a good movie, with interesting characters and a nice set, but a bit too light for what it could have been. 3.5/5.

[Theatre] Aladdin, The Disney Musical.

For my review of this musical in English, see below the En Français part.

disneys-aladdin-theatre-tickets-19120136

J’habite à proximité de Londres, quoi de plus naturel que de profiter de l’offre plus qu’alléchante qu’on y trouve en terme de comédies musicales. Le West End de Londres est le Broadway de ce côté-ci de l’Atlantique, et ne pâlit pas en comparaison (même si mes connaissances de la Mecque du « musical » datent de l’époque pre-9/11). Certes, on y trouve de tout: des comédies musicales intimistes qui ne restent que quelques semaines à l’affiche avant de disparaitre sans un bruit, mais aussi les blockbusters qui sont là depuis des années, et qui ont réussi à épuiser plusieurs séries d’acteurs sans fatiguer le public ! Aladdin est le dernier venu de cette dernière catégorie puisque la première représentation de ce classique de Disney a eu lieu en Juillet 2016. Mais clairement, cette comédie musicale est bien installée au Prince Edward Theatre, et devrait rester à l’affiche un bon bout de temps.

Déjà, il suffit d’entrer dans le théâtre pour être plongé dans la magie d’Aladdin. Le rideau qui ferme la scène en attendant le début du spectacle est très beau: coloré, sur des tons chauds rose/orange et un style très Disney (un peu too much d’accord, mais après tout on est là pour ça, non ?). La scène d’ouverture fait opérer la magie directement: c’est le génie (non déguisé pour les puristes) qui ouvre le bal. Mais la première chose que j’aurais dû faire – je le saurai pour la prochaine fois – c’est regarder le dessin animé Disney en anglais. Pourquoi ? Parce que même si je reconnais l’air, je ne connais pas les paroles des chansons et c’est quand même dur d’essayer de déchiffrer ce que les acteurs disent tout en appréciant la beauté des décors et le rythme de l’action. Alors oui « Arabian Nights » reste facile à comprendre, de même que « Friend Like Me » mais je pense que ça diminue quand même le plaisir de l’expérience.

IMG_5975

Si on s’intéresse au casting, le premier personnage qui vient en tête est le fameux Génie. Extrêmement drôle, plus vrai que nature, et avec de l’énergie à revendre: pour moi, c’est vraiment le héros de cette comédie musicale. C’est aussi le seul personnage qui casse le quatrième mur et s’adresse à nous – les spectateurs – directement (souvent avec des blagues sympas). Le tout avec un style très diva américaine excellent. Jasmine est juste comme il faut, très belle et, même si ce n’est pas vraiment politiquement correct de dire ça : de la « bonne » couleur (c’est d’ailleurs vrai pour l’ensemble du casting). Aladdin est très charmant aussi, mais je ne me souviens pas qu’il avait des pectoraux de cette qualité dans le dessin animé (bon ok, a 10 ans, je suis pas sure que c’est-ce que je regardais). Un seul bémol pour moi, j’ai trouvé que la voix d’Aladdin était juste en dessous de celle de Jasmine, et ça se sent d’autant plus dans le duo « A Whole New World » (« Ce Rêve Bleu » en version française). Par rapport au dessin animé, on a quelques changements de casting: pas de singe Abu (à la place on a un trio comique de compères d’Aladdin: Babkak, Omar, and Kassim) ni de tigre Rajah (remplacé par trois suivantes de la princesse). Iago n’est pas un perroquet mais un homme plutôt petit. Ces changements ne m’ont pas choquée, et plus de personnages apporte de la richesse au spectacle.

Je crois que ce qui m’a le plus dans cette comédie musicale, c’est le rythme : tout s’enchaine très vite, que ce soit les chansons ou les changements de décor. J’en ai pris plein les yeux, et c’est-ce que j’attends d’un tel spectacle. Apres avoir vu d’autres comédies musicales qui m’ont un peu déçue (Wicked, Dirty Dancing…) me voilà réconciliée avec le genre. J’ai d’ailleurs décidé d’aller en voir d’autre avant de rentrer en France (voir compte à rebourd ci-contre), à commencer par le Roi Lion la semaine prochaine.

separator

disneys-aladdin-theatre-tickets-19120136If you’ve ever been visiting London, I am sure you’ve considered going to a West End Musical. It is less expensive than a trip to New York’s Broadway, and, in my opinion, just as good. But then again, I would love  to go back to NY, and then I would definitely go and see a musical there. You can find many different shows in the West End: the small production kind, that comes in for a few weeks and then disappear, but also the mega-production that is here to stay for many many years, tiring squads of actors but never those who come to watch it. Aladdin is of the last kind, although one of the most recent. The premiere was in July 2016, but I believe it is in the Prince Edward Theatre to stay. It does not mean that you should not run to watch it – I say you should !

IMG_5975

One of the first thing that strikes the mind when getting into the theatre is the decor. All around me is in hues of red, orange and red. The most striking feature is actually the curtain that protects the stage before the show starts. As the Mother said : it would do a nice curtain in your house, and indeed it would as it is very pretty and one of a kind. A bit too much maybe but well, this is a musical. And a Disney one at that ! Actually there is one thing I should have done before going to watch this musical : watch the Disney movie again, and in English. I know the tune of the songs, but not the lyrics – having seen the movie in French only when I was a kid. If I have known the songs beforehand, I think I would have appreciated more the upbeat rhythm of this show, as well as its amazing stage décor. Yes, I recognized easily « Arabian Nights » and « Friend Like Me » but well – it is not the same. There was also an very annoying kid in my back that obviously did not know the English version of the story and kept asking – out loud – to her mother to translate. Which she did – out loud too. SHUT UP !

Looking at the casting, the first one who jumps to your mind will be the Genie. What a character ! He is truly amazing and larger than life, in a kind of an American diva style. Breaking the fourth wall and addressing us, the audience is only one of his perks (« not bad for a Monday »). Jasmine is just as she should be – very pretty – and, dare I say, of the right « colour ». I know I am not politically correct, but I would have hated it if they had white-washed this show. They did not, and that is true for all of the casting. After all, the story is supposed to happen somewhere in the Arabian peninsula. The actor playing Aladdin is very charming – but I don’t remember the movie character having such nice pectorals (maybe I was not looking at 10 yo). I would not give him a 10/10 though, as I felt that his voice was slightly under Jasmine’s, and that made the duo a bit feeble on his side, like in the famous « a whole new world ». There are few casting changes compared to the book, but I believe that they were justified and bring a nice touch to the play: there is no monkey Abu (but three friends of Aladdin taking over: Babkak, Omar, and Kassim), no tiger Rajah to protect the princess (but three maidens to keep her company), and the evil Iago is not a parrot but a very small man.

I think that what pleased me most in this musical is the rhythm of it all – you’re here to get stars in your eyes, and this show does the job. After a series of mildly satisfying musicals (Wicked, Dirty Dancing…), I have a renewed interest in the genre, thanks to Aladdin. In the days that I have left in the UK before I come back to France, I will go and see a few of those, starting with The Lion King next week !