[Australie] Chronique d’un voyage annoncé.

For the English version of this article, please see below the « en français » part.

J’écris cet article sous l’influence d’un jet-lag puissant, je tiens à remercier le correcteur automatique pour son aide précieuse.

C’est l’histoire d’un voyage intercontinental programmé et ultra-attendu… Pour ceux qui ne seraient pas au courant (coucou vous!), me voilà à l’autre bout du monde pour un temps certain, voir un certain temps. 7.5 mois pour être correcte, 5 mois en Australie et 2.5 mois en Nouvelle-Zélande. En commençant par Adélaïde, d’où je vous écris ce billet en direct de la chambre d’hôtel que je me suis payé (luxe!) pour me remettre du fameux jet-lag. Je l’avais oublié celui-là, mais pas lui clairement. Cette nuit, coma de 22h30 à 3h, c’est la fête entre 3h et 5h, puis re-coma entre 5h et 9h15. De quoi presque louper le petit-déjeuner. Sérieusement, le petit déjeuner quoi. On ne déconne pas avec ça.

J’aurais certainement moins souffert si le voyage s’était déroulé comme prévu mais oh non: mademoiselle, vous avez le temps parce que vous partez plusieurs mois ? Tiens si on retardait puis annulait le premier de vos trois vols et donc si on faisait capoter tout votre plan de voyage ? (se dit la compagnie aérienne Swiss en se frottant les mains). Et en plus on ne va laisser qu’une employée clairement junior face aux hordes de voyageurs mécontents. Et pour couronner le tout, on va faire en sorte que tous les hôtels autour de l’aéroport soient plein à cause des grèves Ryanair pour faire bonne mesure. Oh joie. Bah c’est pas grave me direz-vous, j’habite dans le coin, je n’ai qu’à appeler mes parents et… Ah oui c’est vrai ils sont partis en vacances le matin même et en partant j’ai mis la clé dans la boite aux lettres. Je n’allais pas garder la clé de la boite aux lettres en voyage quand même, à quoi cela pourrait donc me servir ! Ahahah ahah… Ah.  Heureusement après plusieurs coups de fil à droite et à gauche, je réussis à joindre la voisine qui à les clés de chez les parents, je saute dans un Uber et hop, au dodo dans un vrai lit. Y a du bon dans toutes situations…

Départ prévu lendemain midi, un avion pas prévu mais affrété spécialement pour nous amener nous, voyageurs mécontents, vers Zurich. Et toujours une seule personne pour s’occuper des réclamations au comptoir et des enregistrements. 40 mins avant le départ prévu de l’avion, soit 11h20 (vous suivez, merci!), il n’y a toujours personne à l’enregistrement… Normal. Mais voilà enfin la seule et unique employée (qui va poser sa démission bientôt je pense), et hop il est 11h40, j’ai mon billet et ô miracle, il y a un avion à la porte d’embarquement. Joie. Hop on va partir. Non ! Roulement de tambour… Ils se sont bien plantés à l’enregistrement, y a un fantôme dans l’avion: un gars qui s’est enregistré mais qui n’est pas monté dans l’avion… Il faut retrouver son bagage et le sortir… Décollage avec 1h de retard, mais que va devenir ma connexion de 1h45 à Zurich !

La course, voilà ce qu’elle va devenir ma connexion, une course effrénée dans l’aéroport de Zurich… Quoi un train entre les terminaux ? mais zut ! Je pense être la dernière à monter dans l’avion mais bon, j’y suis. Passer aux toilettes ? Peuh ! Prendre un coup de chaud alors qu’il me reste encore 19h de vol? Hmpf ! Bref, je pars rapidement de Zurich, direction Dubai. Ah oui, by the way, j’ai changé de parcours avec l’annulation de mon premier vol: ce sera via Dubai avec Emirates, au lieu de via Singapour avec Singapore airlines. Bon c’est pas si pire comme changement, au moins ils ne m’ont pas mise sur la Malaysian Airlines qui fait aussi cette liaison… L’arrêt à Dubai est court aussi mais sans course cette fois, je prends le temps de profiter de cet aéroport de dingue. Y a du marbre dans les toilettes quoi. Et 9 personnes (au moins, pour ce que j’ai pu compter) pour s’occuper de l’embarquement. Je pense à la pauvre employée unique de Bordeaux…

C’est parti pour la partie la plus longue du voyage, 12h, cette fois-ci côté fenêtre pour pouvoir m’installer un peu plus confortablement. Et comme il faut terminer ce voyage en beauté, il y a à coté de moi une très vieille dame iranienne qui voyage seule et parle très mal l’anglais, donc qui ne comprend rien à ce qui se passe et s’étale joyeusement (justement j’avais envie d’avoir un coude dans les côtes toutes les 5 minutes). Elle n’est pas méchante, je lui explique que bon, voilà ça suffit quoi. Et hop je dors 8h d’une traite ou presque, une première ! Arrivée enfin à Adélaïde, et à l’heure s’il vous plaît, je passe sans encombre la douane – oui j’ai une tente et des chaussures de randonnée avec moi mais regardez comme c’est propre, parce que non, ce n’est pas ma première fois et oui j’ai regardé quelques épisodes de « Border Security: Australia Front Line ». Un Uber et hop me voilà à mon hôtel pour la nuit de folie que je racontais en débit d’article…

La boucle est bouclée, je suis bien arrivée. Bientôt commence l’aventure purement australienne !

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I am writing this post under the influence of a very strong jet-lag, I would like to thank my computer’s auto correct for its precious help.

This is the story of a planned and ultra-expected trip to the other side of the world… For those who would not know (hello there!), here I am in the Asia Pacific part of the world. 7.5 months to be precise, 5 months in Australia and 2.5 months in New Zealand. Starting with Adelaide, where I write this post live from the hotel room that I booked ahead (what a luxury treat!) to get rid of the jet lag. I had forgotten that one, but it did not forget me, clearly. Last night, I fell in a coma from 22h30 to 3h, then I was wide-eyed awake between 3h and 5h, then re-coma between 5h and 9h15. I almost missed breakfast. Seriously, missing breakfast ! Nothing messes with that, nope.

I certainly would have suffered less if the trip over had gone as planned but oh no: Miss, you have all the time in the world because you leave for several months? What if we delayed and then canceled the first of your three flights and so we would ruin your entire travel plan ? (say the Swiss airline evil employees, rubbing their hands maliciously). And in addition to that, we will leave a junior employee on her own to face the hordes of discontented travelers. And to top it off, we will make sure that all hotels around the airport are full because of the ongoing Ryanair strike for good measure. Oh joy. Well, it’s okay, they say, you live in the area, you should just call your parents and … Oh yes they went on vacation that same morning and when leaving  in the afternoon, I put the house key in the letter box. Well, I was not going to keep the key to the mailbox while traveling, that would be stupid and useless, right ? Ahahah ahah… Ah! Fortunately, after several phone calls right, left and center, I managed to reach the neighbour who has the spare keys to my parents’ place, and I jumped in an Uber to sleep in a real bed. There is some good in all situations, even the crazy ones…

The new departure is expected at noon on the following day, in a plane chartered especially to bring us discontented travelers to Zurich. Finally. And again there is only one person to deal with the counter claims and all the check-in. 40 mins before the planned departure of the plane, 11:20 am (you follow, thank you!), There is still nobody at the check-in counter… All is well. But here is finally the one and only employee (who will ask her resignation after this week end I think), and hop it is 11:40, I got my ticket and oh miracle, there is a plane at the boarding gate. Joy. Who comes running to get us to board the plane ? – the same one employee ! Hop, let’s go. No ! Drum rolls … They were so well organized at the check in and boarding that there is a ghost on the plane: a guy who checked in but did not get on the plane … They have to find his luggage if it is there and get it out before we can move on… We take off with 1 hour delay, I can only wonder what will become of my 1h45 connection in Zurich!

A race, that’s what became my connection, a frantic race in Zurich airport… What? a train between terminals ? Oh no! I think I’m the last one to get on the plane but hey, I’m there. A bathroom stop before boarding ? Phew!  Sweat a bit before the total flying time I have left ? Hmpf! All in all, I leave Zurich quite fast, direction Dubai. Ah yes, I got my travel plans changed with the cancellation of the first flight: it will be via Dubai with Emirates, instead of via Singapore with Singapore airlines. Well it’s not so bad a change, at least they did not put me on Malaysian Airlines or China Eastern who also makes this connection … The stop in Dubai is short too but without too much pressure, so I take my time to enjoy this crazy airport. There is marble in the toilets ?! And 9 people (at least) to take care of the boarding. I think of the poor single employee of Bordeaux …

And here I go for the longest part of this trip, 12h flight from Dubai to Adelaide, this time I have a window seat to settle a little better. And as I had to end this trip in style, beside me there is a very old Iranian lady who speaks very little English and who does not understand anything and spreads happily over to my seat (just what I wanted an elbow in my ribs every 5 minutes). She does not do it on purpose, I explain a few times and finally she stops, so that’s that. And I sleep 8h in a row, a first! Finally, I get to Adelaide, and on time please. I get through customs without a hitch – yes I have a tent and hiking shoes with me but look like it’s so clean, because no, this is not my first time and yes I watched more than a few episodes of « Border Security: Australia Front Line ». I know… An Uber later and hop here I am at my hotel for the night of madness that I was talking about at the beginning of this article…

All this to say that I finally go to the start of my trip. Soon will begin the 100% Australian adventures!

[Voyages] Italie des Grands Lacs – Jour 4: Lago di Como

Bon, ça ne vaut pas le petit dej’ dans le jardin avec les tortues mais la vue sur la montagne de la salle du petit dej est pas si pire. Et il y a de la pastèque, plein de pastèque. Et des croissants très honnêtes, je dois l’avouer. On aurait bien pris un petit bain, mais bon, la piscine est toujours « cassée ». La journée s’annonce chaude…

On se met en route pour Lenno, le village qui suit Argegno, vous savez, là où on est allées se baigner hier. Il y a là une presqu’île, avec, au bout, une autre villa. On aime bien les presqu’îles (voir Orta) et on aime bien les villas (voir Villa Madre). La combinaison des deux s’annonce très sympathique. Mais avant ça, il nous faut notre petite dose d’aventure habituelle. Ce serait trop facile.

Nous commençons par tenter de trouver une place de parking. Facile, un jour de marché. J’ai dû louper un panneau, je me retrouve avec la Fiat Pandi Panda dans une rue piétonne, avec les marché au bout. Je suis quasiment sûre de m’être fait insulter par un local, mais bien sûr je n’ai rien compris. Demi tour en trois points, avec le port d’un côté, non je n’ai pas chaud. Retour à côté de l’entrée du chemin qui mène à la villa, et là, gros coup de chance, une place magnifique, à l’ombre et gratuite. J’aime. Le marché nous tente, et on va s’acheter de quoi faire un bon pic-nic. La chasse au pain nous amène bien loin et il fait très chaud, mais on y arrive.

IMG_2121Maintenant, il est temps de s’y mettre ! En route pour la villa Balbianello. Il y a deux chemins pour y accéder, un « facile » et un « panoramique »… Il fait tellement chaud que le choix du chemin facile est l’une des décisions les plus rapides qu’on ait jamais pris lors de ces vacances ! Il fait bon à l’ombre naturelle, et on aperçoit le lac. C’est beau. Arrivées au guichet, on opte pour la visite combinée de la villa et des jardins. Il est possible de ne visiter que les jardins, mais je vous conseille vraiment de faire les deux. En plus j’ai eu 30% de réduction grâce à ma carte du National Trust anglais. Classe et étonnant.

L’histoire de la villa est originale. Elle a appartenu à des américains, mais surtout à Guido IMG_2130Monzino, un explorateur italien. L’homme a été au pôle nord, dans les Andes et quasiment en haut de l’Himalaya. Il a fait de la villa un endroit sobre mais magnifique, avec des objets de goût et une déco vraiment agréable. La vue sur le lac ne gâche rien. Notre guide en anglais est très sympathique et toutes ces anecdotes sont vraiment intéressantes. J’ai beaucoup aimé le passage secret. Je prendrais la chambre principale, merci. Les jardins sont magnifiques et notre pic-nic est bien agréable, malgré la chaleur étouffante. Je laisse les photos parler pour les jardins. C’est le paradis.

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De retour en ville en plein milieu de l’après-midi et sans l’ombre agréable des arbres, la chaleur est vraiment étouffante. Nous nous dirigeons vers le quai, pour prendre un bateau et visiter le reste du lac. Il est tard, ça va être tendu d’aller voir Bellagio et Menaggio mais c’est jouable. Sur le chemin du quai, on passe devant l’Albergo Lenno, un hôtel restaurant qui sert encore à manger… Il y a une piscine. On achète les billets mais cette piscine me reste dans la tête. Ni une, ni deux, je vais la tenter: « dites monsieur le serveur, si on prend un verre, est-ce qu’on peut aller se baigner ? ». Gros bluff des vacances… Et ça marche ! y a rien de meilleur que ce moment. On avait vraiment trop chaud. Bonheur intégral. Tant pis pour Menaggio.

On se contente d’aller à Bellaggio, apparemment le Saint Trop’ du lac de Côme. 40 mins de bateau plus tard, et je vois que c’est tout à fait ça… Clinquant, avec des magasins pour touristes friqués. On se prend une glace plutôt moyenne, assises sur le port, belle vue mais beaucoup de bruit et du monde. On fait un petit tour dans la ville, ça monte, ça descend, pas vraiment enchantées. Il y a bien un enoteca qui nous a fait de l’œil au passage mais on décide plutôt de retourner sur Lenno, où il y en a une qui est indiquée avec éloge dans le routard. Hop, retour dans le bateau.

Et là c’est le drame. L’enoteca en question, la Cantina Follie, est réservée entièrement pour une soirée privée… Il est un peu plus de 19h, on ne sait pas quoi faire. Bah on va aller direct au resto qu’on avait repéré sur le guide, il y a une terrasse, on ira se prendre l’apéro là-bas. Et là c’est re-le drame, on avait pas lu les petites lignes, c’est fermé le mardi. C’est pas notre soir. Après une expédition dans les montagnes vers un resto qui nous tentait moyen, on se décide à aller à La Darsena, un peu à reculons mais bon, on n’a pas vraiment le choix. La vue est belle, la musique est horrible mais on ne l’entend plus au bout de quelque temps. Ouf. Et ce qui est dans l’assiette est vraiment chouette. On se fait plaisir, après tout c’est mon dernier soir avant le retour en Angleterre !

J’espère que ça vous a plus. Le prochain voyage/citytrip, bientôt !

[Voyages] La magie de Disneyland Paris

Parce qu’il ne faut jamais hésiter à retrouver son âme d’enfant!

Il y a bien longtemps que je voulais aller voir Mickey (entre autres), mais ça ne s’est jamais fait. Sans que je sache vraiment pourquoi ! Pas la bonne saison, pas assez de jours de congés, zut c’est les vacances scolaires… Bref depuis que je suis indépendante financièrement, j’ai continuellement remis la visite de Disneyland à plus tard.

Mais j’ai enfin trouvé le bon moment !

C’est donc d’un pas allègre (si, si), que j’ai pris l’Eurostar, direction Paris pour changer (Bruxelles, c’est d’un commun) en ce mercredi soir du mois de mars. Grâce à l’une des Amies et son CE, j’ai deux billets journée deux parcs à moitié prix, pour le jeudi et le vendredi. En contrepartie, elle m’accompagne le vendredi… Non mais en fait ça, c’est chouette! Boulette un jour, boulette toujours, j’avais oublié mes billets imprimés sur ma commode à St Albans. Très utile! Heureusement, ils sont habitués aux boulettes chez Mickey, et il y a un service qui permet d’imprimer les billets. Il suffit juste d’avoir un peu de réseau…

C’est parti pour deux jours au pays de Mickey…

A la sortie des Studios

Premier jour, seule donc, je fais des kilomètres à pied (ça use, ça use vraiment) parce que j’ai envie de tout voir, et que j’ai peur de ne pas pouvoir pour cause de monde. Au final, j’ai fait quasiment tout ce que je voulais ce jour-là et j’ai pris mon temps pour refaire les plus sympas le lendemain. Il ne fait pas chaud mais le temps est sec, et ça c’est un sacré avantage: la plupart des files d’attente sont en partie en extérieur. Au menu des mésaventures, parce qu’il en faut, j’ai réussi à être coincée dans It’s a Small World pour cause de problème technique, heureusement sans la musique. Pour le reste, quel bonheur ! La Tour de la Terreur, Pirates des Caraïbes (l’attraction qui a inspiré les films), Hyperspace Mountain (Space Mountain version Star Wars), Rock’n’Roller Coaster, Crush Coaster, Ratatouille… Que du bon tout ça, avec une mention spéciale pour la Tour de la Terreur, qui m’a particulièrement fait hurler (c’est une bonne chose) et donne une bonne dose d’adrénaline. J’ai aussi réussi l’exploit de manger debout en faisant la file pour Space Mountain. Oui, l’attraction qui secoue bien fort. Warrior! Faudrait quand même pas perdre une seconde ?

La tour dans le Labyrinthe d’Alice

C’est tranquille qu’on part le vendredi matin avec l’Amie, fatiguées toutes les deux (elle d’une grosse semaine de travail, moi de la bonne excursion d’hier). Mais comme à deux on est moins manche, on arrive à rentrer dans le parc plus tôt que la veille. Première étape : Buzz Lightyear, l’attraction reine de la visite entre amis. On se balade dans un univers de jeu vidéo, un pistolet laser à la main, et c’est parti! Celui qui touche le plus de cibles (ou les mieux cachées) gagne. Je fais pas le poids par rapport à l’expertise de l’amie. Puis on se balade, elle me fait découvrir des passages que je n’avais pas vu la veille. Cette fois-ci, pas de déjeuner debout dans la queue, mais burger à deux pas de l’entrée. C’est bien aussi. On se (re-)fait la tour de la terreur, malgré un temps d’attente fabuleux et faussement indiqué à l’entrée (mais oui, 20 mins) parce que quand même. La pluie commence à tomber peu de temps avant la parade, je m’en fous, je verrais! C’est pas aussi féerique que de nuit en pleine période de Noël mais c’est chouette à voir.

Gros coup de gueule quand même, le nombre d’attractions fermées! Le train de la mine, la tour hantée et les tea cups, pour ne citer que ceux là. Ça fait beaucoup… Et je me sens obliger de revenir!

Le Génie a refusé la photo ! Pas assez jeune peut-être ?Je dis ça, je dis rien, les Choupettes auraient raison d’être jalouses de Tata…

[Voyages] Italie des Grands Lacs – Jour 1: Lago Maggiore

Et oui, me revoilà ! J’ai l’impression de dire ça un peu trop souvent… C’est un peu étrange la relation que j’ai avec ce blog : parfois à fond, parfois silence pendant des mois ! Mais là j’ai quand même des choses à dire alors, me revoilà. Pour le moment.

Il y a déjà deux semaines, je suis partie en Italie avec mon acolyte de voyage préférée, Audrey. Vous savez ? Celle de Naples, de la Sicile, de la Crête… On est le plus souvent sur la même longueur d’onde, on aime les mêmes choses en voyage. Que demander de plus ? Cette année le voyage habituel est assez limité pour moi, 4 vrais jours de visite seulement sur place (je ne compte pas les jours de voyages) parce qu’il ne me reste pas beaucoup de jours de vacances. Oui bon j’ai prévu 2.5 semaines en Novembre pour aller en Australie mais bon. Chut.

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Laggo Maggiore

Déjà, l’hébergement. Si vous passez par le lac Majeur, que vous avez des jambes, je vous recommande vraiment d’essayer de réserver sur AirBnB la belle chambre de Guiliano à Cannero Riviera. Extrêmement tranquille, chambre de belle taille avec lit énorme, petit dej dans le jardin… Tout est nickel ! Aussi, c’est agréable d’échapper aux hordes de touristes, qui se concentrent plus vers le sud du lac. Un conseil comme un autre…

On est toutes les deux bien crevées en ce samedi matin, alors on prend notre temps et on profite bien du jardin, quel bonheur! Mais grossière erreur… Je ne m’était pas rendue compte qu’il y avait si peu de bateaux sur le lac Majeur. Vraiment très étonnant. Renseignez-vous la veille, ça évitera les déceptions parce qu’on ne trouve pas d’infos valables sur Internet. Les horaires sur papier ressemblent aux anciens horaires de la SNCF, c’est drôle même si c’est bien dur à lire.

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Isola Madre

Au final, nous nous décidons pour une excursions à la journée vers les Îles Boromées, plus précisément l’isola Madre et l’Isola Bella. Il s’agit d’îles privées mais visitables, il y a même un billet combiné pour les deux, plutôt intéressant. De la première, l’isola Madre, on retient surtout ses jardins, magnifiques et luxuriants, avec des vues absolument époustouflantes sur le lac. Et des paons blancs. Oui, blanc. Plutôt classe. Par contre, le palais est assez vieillot et sombre. Au contraire, sur la deuxième, Isola Bella, le palais est impressionnant mais les jardins sont très « minéraux » et franchement mégalo. Bon les vues sont aussi sympa, ne crachons pas dans la soupe. C’est juste une histoire de comparaison. Avec tout ça, on a passé une bonne journée. Je laisse parler les photos.

Le retour en bateau est agréable mais plutôt long. On se décide à aller manger du cöté de Cannobio, quelques km plus loin en direction de la Suisse. Il y a du monde, et de la musique cheesy sur le front de lac. Dommage. On se rabat vers l’intérieur de la ville, pour manger à la terrasse de Vizi & Sfizi, le restaurant de l’hôtel Pironi, grâce au Routard. C’est bon, pas exceptionnel et ça sent un peu le tourisme mais c’est très agréable. Pâtes à la truffe et tiramisu.

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Isola Madre
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Isola Bella
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Cannobio

La suite, bientôt !

[Voyages] Dublin – Jour 3: Bray to Greystone

Alors que revoilà la sous-préfète… Ou plutôt le troisième épisode de mes récentes aventures irlandaises, après ça et ça. Je vous rassure, je ne suis pas partie un mois, ce sera plus une mini série qu’un long feuilleton à la « plus belle la vie ». Ouf. Au menu de ce vendredi, coolitude.

On ne commence pas trop tôt, parce que bon, la veille à 7h du mat’ ça pique un peu les yeux. Il faut bien qu’on se rattrape, alors direction Irish Breakfast ! Notre guide d’hier nous a recommandé un restaurant qui, à priori, sert les meilleurs irish breakfast du coin: le métro café, pas loin de Grafton Street. J’opte pour l’option sans oeufs (tu déconnes?) soit des pancakes avec bacon et tutti quanti (miam) alors qu’Alma cède au full irish. C’est beau, c’est bon mais au final c’est peut-être un peu trop « tendance » et pas assez authentique. Moi je ne dis rien, je n’y connais rien et c’était bien bon, ma foi. Et le décor est sympa ! Bref, une bonne découverte.

La plage de Bray, avec au fondle promontoire rocheux derrière lequel se trouve Greystones.
La plage de Bray, avec au fondle promontoire rocheux derrière lequel se trouve Greystones.

Ensuite, il faut bien dépenser tout ça, alors on part vers la banlieue de Dublin. Un petit tour rapide en DART (Dublin Area Rapid Transit, qu’est ce vous croyiez ?), et nous voilà en bord de mer dans la station balnéaire de Bray. C’est joli, c’est pas encore la pleine saison mais le soleil pointe son nez, le vent n’est pas trop froid et la mer est belle. Que demande le peuple ? Une jolie balade ? d’accord ! Il faut un peu plus de deux heures (je n’ai pas compté) pour rejoindre Greystones, de l’autre côté d’un promontoire rocheux. C’est beau, c’est facile, bien délimité et bien indiqué, bref une jolie balade à faire par relatif beau temps. Ici, il faut se bouger même si il pleut ! Car il ne pleut jamais longtemps (enfin c’est ce que je croyais jusqu’à ce vendredi fatidique,pour comprendre il faudra le post de demain).

Sur le chemin de Bray à Greystones.
Sur le chemin de Bray à Greystones.

Bref. La côte est couverte de ces arbustes aux fleurs jaunes (des ajoncs épineux, il paraît) qui sentent si bon la noix de coco (étrange en Irlande) et de plein de sortes de fleurs sauvage, j’adore. Il y a aussi des tas d’oiseaux marins, mai aussi le clou du spectacle: j’ai vu un phoque ! Au début, j’étais là « non c’est un rocher », « ah ben non ça bouge », « oh c’est un phoque », « oh il est déjà parti », « reviens ! ». Excellent ! A priori, d’après notre expert local es  Dublin, il était là pour effrayer les oiseaux qui mangeaient son poisson, pas pour manger les oiseaux eux-mêmes. Mouais. C’est pourtant pas mauvais, la mouette, n’est-ce pas ?

Sur le chemin de Bray à Greystones (avec les fameux ajoncs)
Sur le chemin de Bray à Greystones (avec les fameux ajoncs)

Il est 14h30, et devinez-quoi ? J’ai FAIM ! Etrange, non ? Bref, nous nous dirigeons vers un café de Greystones qui nous a été recommandé par le même expert que je mentionne plus haut. Enfin, recommandé, « ah ben non moi j’y suis jamais allé en fait ». Tout ça me rappelle une vieille histoire de Vosges et d’Ardennes. Moi, voyageant dans les Ardennes belges avec des amies, dit « c’est beau par ici, on dirait les Vosges », « ah oui ? tu connais les Vosges? », « ah ben non, en fait ». Oh, oh. Mais fermons la parenthèse. Le café, « The Happy Pear », était un excellent choix, dans le genre magasin/bar bio à l’extrême et bobos qui vont avec, pour un repas en terrasse super sympa avec des bonnes choses dedans. Alma et moi avons cru de prime abord que le bol de ragoût et l’assiette de salade posés sur la table à côté de nous était une sorte de vitrine de ce que nous pouvions manger dans ce bar, donc nous n’avons rien fait que nous émerveiller avec des « oh » et des « ah » quand un oiseau tout mimi est venu choper un morceau de ragoût. Ah, non, en fait il s’agissait de repas d’un jeune homme voyageant seul, qui était rentré quelques minutes dans le bar… Oups !

C’est amusant comme les retours en train paraissent souvent plus long que les allers, et celui-ci n’a pas échappé à la règle. La suite de la journée se passe en séance shopping bien comme il faut dans les magasins de Henry Street (Debenhams, Penneys…), puis nous nous posons à The Church, une église désacralisée (obviously), transformée en lieu de perdition (entendez un bar/resto/boite plutôt sympa). On est vendredi, le bar principal est bondé, tant pis on se replie vers la crypte, quelle bonne idée: un groupe de musique folklorique s’y produit, avec danseurs ! Tout ça se transforme en night club plus tard mais nous restons soft, on mange un peu et hop, retour à l’hôtel pas trop tard. Après tout, nous n’en pouvons plus et le lendemain la journée sera loooooongue.

A bientôt pour la suite !

[Voyages] Mexico: jour 15 (Colima), et fin du voyage

Dernier jour à Mexico ! Je ne compte pas le vrai dernier jour, un dimanche, qui s’est résumé à des au-revoirs dans tous les sens (snif), un vol en coucou (cette fois à l’heure), cinq heures d’attente à l’aéroport, des heures d’avion toujours trop longues et un peu de train pour couronner le tout. Et le froid belge. Bref. Le dernier jour est finalement celui pour lequel j’ai fait ce voyage: le mariage de mon amie mexicaine avec son fiancé belge. Je n’ai pas beaucoup de photos malheureusement, j’ai laissé les gens aux appareils surpuissants se charger de ça. C’est beau…

… Mais c’est tôt ! Suite aux aventures en avion de la veille, je n’ai pas vraiment le temps de me retourner que le réveil sonne (à 6h) pour un départ en bus à 7h du matin, direction l’église qui se trouve à Manzanillo, à 1h30 de bus de là. Beaucoup de gens sont venus d’autres pays et restent au même hôtel, et les transports sont organisés. Comme c’est bien fait ! Le seul bémol c’est qu’étant arrivée tard, je n’ai pas pu m’organiser pour le petit dej… No worries, c’est supportable ! Dans le bus, je retrouve d’autres amis qui ont juste commencé leur voyage, d’autres qui en sont à la moitié, alors les 1h30 passent très vite en échange de bons plans et autres conseils en tout genre.

Arrivés à l’église, surprise: le bâtiment est ouvert sur tous les côtés, et le plafond couvert de ventilateurs. Le soleil chauffe comme il faut. J’adore ! La cérémonie en espagnol est assez courte, tant mieux vu je n’y comprends rien (en même temps ça aurait été en français je n’aurai pas plus compris, mécréante que je suis). C’est marrant de voir le prêtre prononcer le nom à rallonge de mon amie beaucoup plus vite que le nom ultra simple et court (mais belge) de son fiancé. Pendant la cérémonie, une guirlande de fleurs naturelles est passée autour des épaules des futurs mariés, je trouve ça sympa. Et la mariée a les mêmes fleurs naturelles dans les cheveux, j’en connais en France/Belgique qui auraient été jalouses !

Après la cérémonie, bonheur, la famille de la mariée distribue de délicieux petitstacos, arrosés d’un jus de palme

Manzanillo - Plage
Manzanillo – Plage

légèrement fermenté dans lequel on a mis des cacahuètes. Même sur un estomac vide ça passe sans problème, vu que c’est plus sucré qu’alcoolisé. Après recherche sur internet parce que j’ai oublié ce que m’a dit mon amie, cette boisson s’appelle du tuba. C’est délicieux, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas ! Le bus repart vers Colima où notre groupe doit continuer la journée par la visite d’un musée et d’une ville typique des environs de Colima, Comala. Enfin, ça c’était le plan de base… Avant que le bus ne rende l’âme quelques minutes après le départ. Verdict: plus de direction, ce qui est quand même gênant pour un bus me direz-vous… Il nous faudra attendre 1h30 que la compagnie renvoie un autre bus de Colima. L’avantage, c’est que le bus nous a lâché à côté d’une plage magnifique. l’inconvénient c’est que je n’ai ni maillot, ni crème solaire, ni lunettes de soleil. Tant pis, cet arrêt est vraiment chouette ! Au moins j’aurai vu le Pacifique !

Après 15 mins de pause à l’hôtel, on part pour Comala où nous prenons un lunch bien mérité (il est 15h, les tacos sont loins) dans un restaurant original. Ici on ne paye que les boissons (qui en plus seront payées pour nous), les plats défilent tant qu’on ne dit pas stop. Et comme c’est excellent, ça tourne beaucoup. J’aime le concept, surtout avec de la nourriture si bonne et si fraîche. Rien que d’y penser, par rapport au chou qui m’attend ce soir (même si c’est moi l’ai fait donc que c’est délicieux). Bref, l’après midi s’achève par une pause bien méritée à la petite piscine de l’hôtel, en compagnie de nouveaux et d’anciens amis.

Le clou de la journée reste la soirée, qui se passe dans un jardin/hacienda du coin. Nous sommes accueillis par une bande de mariachis et par des cocktails (je prends une margarita, of course), puis dirigés vers nos tables sous un grand tivoli ouvert sur tous les côtés. Je suis à la table des jeunes cool, ah ah tant mieux. Il y a là des potes d’études et de boulot, des cousins, bref une joyeuse bande. Le buffet est délicieux, et l’ambiance est sympathique. Le serveur fait de son mieux pour que mes voisins et moi se moquent de lui, le pauvre. Trop empressé avec nous le jeune homme, mais il ne comprend rien c’est mignon. Le groupe se cantonne a de la musique latino, au début j’ai peur mais, au final, c’est très sympa, surtout qu’ils savent mettre l’ambiance avec des tas d’animations toutes plus folles les unes que les autres: faux chippendales, match de lucha libre, guitares en plastique, bref on se marre comme des baleines et la tequila à la gourde (qui a besoin de verres?) aide. Retour à l’hôtel vers 3h, voilà une excellente soirée !

Voilà, j’ai réussi. Je m’étais mis en tête de raconter ici mon trip au Mexique. Ca c’est fait. Et maintenant on se dirige vers les fêtes, avant de commencer à réfléchir à la prochaine destination de voyage. Vous en pensez quoi, l’année prochaine, où vais-je ? Je prends les idées !

[Voyages] Mexico: jour 5 (Tulum – Chichen Itza – Ek Balam – Valladolid – Tulum)

On avance doucement mais sûrement…

Etapes du jour: deux sites archéologiques mayas et une cité coloniale ! Le programme est chargé mais somme toute relativement cool, car j’ai choisi la solution de facilité, c’est à dire un tour organisé. Non, non, pas avec les américains mais avec une agence basée à Playa del Carmen tenue par des français, qui donc fait des excursions customisées pour clients un poil plus exigeants. Ou juste différents en fait. Petits groupes, départ tôt (7h du mat, dur dur)… C’est quand même plus sympa comme ça, pas besoin de se prendre la tête toute seule avec les bus. C’est les vacances, dediou !

Chichen Itza - Pyramide
Chichen Itza – Pyramide

Premier stop: Chichen Itza. En tant que Nouvelle Merveille du Monde, c’est le site maya qui a reçu le plus d’argent pour les fouilles et leur mise en valeur. Et ça se voit, c’est propre, grandiose et, même si on arrive tôt, il y a plus de monde que n’importe quel site que j’ai fait avant, ou après. Notre guide José (ah ah, cliché) est très chouette et nous explique, dans un français un peu hésitant, à quel point les mayas étaient avancés au niveau astronomie. Rien n’a été laissé au hasard, que ce soir la taille et l’orientation de la grande pyramide, ou les fenêtres de l’observatoire. Quand on sait que les mayas savaient que la terre étaient ronde plus de 1600 ans avec Copernic… Ah bravo ! On apprend à éviter les marchands qui fourmillent sur le site, un vrai supermarché du souvenir cheap. En même temps, je commence juste mon voyage et l’idée de remplir mon sac à dos si tôt me donne des frissons…

On s’arrête manger un bon poulet asado (poulet au barbecue) à Piste, avant de se diriger vers un site moins grand et moins connu: Ek Balam. Le site est à peine sorti de la jungle, la plupart des bâtiments ne sont dégagés que sur un côté,

Ek Balam - Pyramide
Ek Balam – Pyramide

quand ils sont dégagés. Contrairement à Chichen, c’est intéressant de voir à quoi les bâtiments ressemblent, recouverts par la jungle Yucatèque. Mais le premier avantage d’Ek Balam, c’est qu’on peut monter au sommet de la pyramide. La vue du haut est impressionnante, d’autant que les architectes mayas ont fait en sorte que du haut, on ne voit pas les marches du bas. Freaky. La péninsule du Yucatan est très plate, quasiment au niveau de la mer. Pourtant on voit des collines par ci, par là… Des collines ? Non! Des sites mayas qui n’attendent que d’être dégagés… Quand on sait que la plupart des sites ouverts n’ont pas plus de 10% à 20% degagés, c’est impressionnant. Il y a encore beaucoup à faire !

La dernière étape de la journée est un court (45 mins) arrêt à Valladolid, une ville coloniale de la péninsule. C’est beau, c’est

coloré, ça semble intemporel… Je ne le sais pas encore mais toutes les villes coloniales de cette région se ressemblent, avec le même type de place centrale (le zocalo) entouré de bâtiments très colorés. C’est chouette mais rapide. En même

Valladolid - Zocalo
Valladolid – Zocalo

temps la journée a été longue et il nous reste de la route pour rentrer à Tulum, alors…

Helas, l’excellent resto de poisson conseillé par le proprio de mon hôtel est fermé. j’ai attendu trop longtemps ! Je suis kaput alors je me rabats sur une autre tournée de deliceux tacos al pastor, au même endroit que la veille.

A bienôt pour la suite !