[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 2

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Qu’y-a-t-il de meilleur qu’une journée en auberge de jeunesse après une belle rando sous un soleil estival ? OK, tellement de choses… Bon, ça fait partie de l’expérience, et je sais que mon lit m’attend en rentrant. Aujourd’hui encore, le soleil brille, la crème solaire est de rigueur et j’utilise mon deuxième tee-shirt – et le même pull. Cette fois-ci, nos voitures nous amènent du côté d’Oxwich, à quelques miles par des routes super étroites de Port Eynon, en direction de Swansea. 4.50£ au gardien du parking dépassé par l’afflux soudain de voitures, et hop nous partons à pied sur la plage.

Marcher sur la plage, c’est bien mais c’est bien crevant, surtout que le groupe est plutôt rapide ! Rapidement, nous montons sur la dune (le sable en montée c’est encore mieux), puis nous suivons la côte en direction de Swansea. On arrive rapidement assez haut, suffisamment haut pour passer au dessus d’un brouillard résiduel qui donne une impression surréaliste du paysage. Beau. Cette rando est un peu plus dure que la précédente: ça monte et ça descend, il y a beaucoup de sable et il fait encore plus chaud. Mais c’est tellement beau. Surtout l’arrivée (en courant toute la descente à fond dans le sable – souvenir de volcan au Cap-Vert) à la Three Cliffs Bay et sa rivière sinueuse. Notre objectif pour le pic-nic, le château de Pennard en ruine, se dessine sur le haut d’une des falaises. De là-haut, la vue se mérite mais est vraiment exceptionnelle.

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Après le lunch, nous redescendons dans la baie. Les guides, compte tenu du fait que nous sommes un groupe rapide (y avait le choix?), décident d’allonger le parcours et de rentrer par l’intérieur des terres au lieu de passer par la plage comme  l’aller. Nous partons donc en direction d’une belle colline. Encore une fois, ça monte dur et vite mais la vue est superbe. C’est dingue ce qu’un groupe peut faire à votre motivation. Je me serais sûrement arrêtée des centaines de fois si j’avais été seule… Mais je ne veux pas être à la traîne, alors j’avance. Pfiou. La resdescente est moins évidente que le reste de la ballade, et je vois bien que cette partie là est improvisée. On voit bien le parking du haut de la colline mais les « quelques kilomètres, et seulement une heure de descente » annoncés se transforment en deux heures de hauts et de bas mais surtout de bataille contre la boue qui crève bien tout le monde. J’aime bien les sentiers bien marqués moi… Quand enfin on arrive au village d’Oxwich, tout le monde est sur les rotules après une rando de 22 km au lieu des 14 annoncés. Ah bravo.

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Même si cette rando s’est révélée bien difficile, nous avons eu droit à un temps exceptionnel et à des vues hallucinantes. Je ne regrette rien,  mais autant dire que je n’ai pas été voir les étoiles le soir… Surtout que le repas du soir s’est révélé désastreux, dans un pub pas du tout équipé pour recevoir un groupe de 30 personnes affamées. Allez, il reste encore un jour sur ce beau week-end dans une région dont, il faut bien l’avouer, je n’avais jamais entendu parler auparavant !

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I am asking you – what is better than a night in a youth hostel after a tiring hike under a sun stronger than expected? A lot of things, indeed. But hey ho, I chose it so I am going to enjoy it, no matter what! Today, the sun shines even stronger, I put on my second tee-shirt, and keep the same hoody I had the day before, just in case in the bottom of my backpack… This time we take our cars to the nearby village/beach of Oxwich, only a few miles away. The parking attendant is obviously dumbfounded by this influx of cars at 9 in the morning on a Sunday but well. Here we go, and this time we start on the beach.

Walking on the beach on a sunny day is amazing, but it is pretty tiring when the sand is soft and the hiking group fast. Soon, we leave the beach and get up through the dunes – if walking on the beach was hard, i let you guess how the very sandy dunes were… We get to the top quite fast, and I am amazed by the view: a thick fog blinds the valleys but the top of the cliffs is piercing through and it is beautiful. This hike is more difficult, it goes up and down, and there is sand everywhere but it is indeed worth it. It is near noon when we arrive at Three Cliffs Bay, and I am the only one who follows our guides running down to see level in the sandy path. That reminds me of a very impressive hike down the side of a volcano in Cape Verde… There is no danger, I trust the guides and I just let go. So fun. The bay is amazing, with its river meandering in the middle. Pennard Castle, the ruins were we will have lunch is visible on one of the cliffs. From there, the view is – guess what? – amazing, and somehow soothing.

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After lunch, we go back down to the bay. The guides, as we are a fast group (did we have a choice not to be?), decide to extend the hike. Instead of going back through the beach as planned, we get up to the hills. It goes up hard and goes up fast. I am quite out of breath, but then again, the view is also amazing. I guess I would have stopped so much more if I had been on my own – what a group makes you do is crazy! Once we are done with going up, we see the parking down below, but the end is far from near unfortunately. Even if the guides clearly said it would just be « an hour and all downhill », it turns out to be more like two hour, up and down, with the last part of it inches deep in mud. It’s 25C out here and there is no water left. Not the best way to finish a hike… I like my ways clearly planned, but well… Everybody in the group is parched (we thought it would be only an hour…) after walking 22km instead of the 14 planned, so the (large) cold one is again more than welcome before we go back to the hostel.

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Even if this hike was longer and more difficult than the first one, it was great. It would be no surprise to you that I did not get to see the stars that evening, i just plunged in my bed. I need to make sure I was still alive for the last hike of the week end!

[Voyages] Un long week-end dans la Peninsule de Gower, Wales – Jour 1

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Pour une fois, j’ai réfléchis très tôt à l’organisation de mes longs week-end de printemps: si je me souviens bien, j’ai du réserver tout ça peu de temps après le premier de l’an. OK, j’ai annulé un week-end rando dans le Lake District prévu pour Pâques, ne me sentant pas en forme pour attaquer des randonnées « challenging », comme ils disent sur le site de Outdooraholics. Et apparemment j’ai bien fait: il a fait tellement froid que les randonneurs ont eu droit à de la neige tout le week-end ! Cette fois-ci, les prévisions annoncent un temps sec, pas très chaud mais trop chaud + rando, je ne suis pas sûre d’aimer, alors tant mieux. Toujours avec Outdooraholics, une compagnie trouvée sur Meetup et avec laquelle j’ai déjà fait des randos à la journée autour de Londres. Randos parfois violentes (>25km en un jour), je sais donc à quoi m’en tenir… Cette fois-ci, direction la péninsule de Gower, au sud du Pays de Galles (la ville la plus proche est Swansea).

Première étape: récupérer Eimar (prononcez imeur), une Irlandaise qui a accepté ma proposition de covoiturage – le Pays de Galles c’est loin ! On est parties pour 5h30 – avec pauses – sur les routes… Heureusement Eimar s’avère très sympathique, il semblerait qu’on ait les mêmes idées sur la vie et les randos, tant mieux, le voyage sera moins long ! Compte-tenu du monde sur la route (vive les bank holidays weekends), nous n’arrivons pas avant 21h30, et il fait bien sombre malgré notre envie de voir les dernières lueurs du coucher du soleil – tant pis, nous verrons ça demain. Les organisateurs arrivent à l’auberge de jeunesse de Port Eynon en même temps que nous, c’est un peu le bazar… On décide d’aller voir la plage juste à côté pour leur laisser le temps de s’organiser, il ne fait pas chaud mais l’absence de pollution lumineuse laisse entrevoir ce que pourra être le ciel plus tard dans la nuit. Mais 5h30 de route dans les jambes me font revenir vite à l’auberge et on nous assigne rapidement notre chambre – bien petite pour 2×2 lits superposés… La nuit est agitée, je ne suis plus habituée aux AJ moi.

Après une bataille rangée pour accéder à la salle de bain que nous partageons à quatre, et un petit dej pris dans le jardin, je me rends compte qu’il fait assez chaud pour se mettre directement en tee-shirt. Mais enfin ! Quand je pense à toutes les affaires à manches longues que j’ai amené et les trois tee-shirts qui se battent en duel dans ma valise, je me dis que je vais peut être avoir un problème quand même… C’est armée de mes fidèles bâtons de marche que nous attaquons la rando, directement de l’auberge, en direction de Rhossili, notre « terminus » si je puis dire. 21.5km de rando côtière exceptionnelle, pas trop violente en collines, mais riche en vues exceptionnelles. J’adore randonner sur les sentiers côtiers, je peux dire sans hésiter que c’est de loin ce que je préfère. Malgré la brise, le temps est à la chaleur: je n’ai pas mis mon pull de la journée c’est dire !

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Les criques et les pointes (heads) se suivent et ne se ressemblent pas, jusqu’à l’arrivée à Worms Head, une île reliée à la péninsule uniquement à marée basse. Les marées jouent en notre faveur (ou alors le weekend est extrêmement bien organisé), et le passage s’ouvre tout juste quand nous arrivons. Me voilà exposée à un genre de rando différent: la marche de crabe, pas de côté non, mais imaginez-vous marcher sur une fond marin tout juste découvert, avec pierres bien glissantes mises n’importe comment, pas de chemin marqué, le tout recouvert de moules et de flaques d’eau de mer éparses… intéressant mais fatiguant ! Sur la terre ferme de l’île, la vue de la peninsule est magnifique malgré une sorte de brouillard persistante qui recouvre les hauteurs au delà de la plage exceptionnelle de la baie de Rhossili. Je renonce (!) à aller jusqu’au bout de l’île, y a une partie escalade sur pierres glissantes qui ne me tente pas du tout. On est quatre à rester derrière et attendant les autres, nous avons la chance de recevoir la visite d’un phoque énorme. J’utilise mon excellent cadeau de Noël pour la première fois, ces jumelles sont vraiment super (merci papa, maman) !

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Après une bière bien fraîche et encore plus méritée, nous rentrons à l’auberge grâce à un système  ingénieux de covoiturage – pour une soirée sympathique à base de lasagnes, de bonne bière et d’observation du ciel étoilé magnifique. Je dormirai mieux chez moi mais le lit est tout de même le bienvenu. Encore deux jours de rando !

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For once, I managed to organise and book activities for all the spring long weekends, and I did that early enough so that I could choose nice things to do. All right, I chickened out of an Easter hiking week end in the Lake District with Outdooraholics. I did not feel up the « challenging » hikes they were announcing… On hindsight, I am glad that I did not go, as the group who did had snow and rain all week end long. If you don’t know them, Outdooraholics is a company who organises day hikes around London and longer hiking week end in exceptional parts of the UK and even abroad. You can find them on Meetup. If you like hiking, you should check them out, they are great. For the May Bank Holiday week end, I took the direction of Wales and spent three amazing days in the Gower Peninsula, based in Port Eynon.

But first things first, I had offered car sharing as Wales is quite far. After getting a nice girl from Northern Ireland from St Albans station, here we go for 5h30 minutes on the road. It seems everybody is on the road this Friday evening, all fleeing away from London. My co-pilot is nice and we get on quite quickly. Although we hoped to see the last lights of sunset on our arrival, it is actually quite dark when we get to the hostel at Port Eynon. The organisers arrived at the same time as we did, much later than they were expecting. We leave them organise themselves and go on the beach to see the clear sky and the first stars lighting up. This will be amazing later, there is no trace of light pollution around here. I wish I could stay more, but the drive has taken its toll, and I am quite tired. I get assigned to a very small room, with 2×2 bunk beds and one bathroom to share… Well, I need to get used to hostels again…

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After a proper battle for the bathroom in the morning and very decent breakfast taken in the garden, it is time to start the hike. Straight from the beginning, I am wearing only a tee-shirt – this day is going to be hot. It pains me to think about the numerous long sleeves tops I have in my suitcase when I took only 3 tee shirts for the week end… Anyway, it is armed with my walking sticks and a thick coat of sun cream that I start on the journey from Port Eynon to Rhossili, 21.5 km of amazing coastline. Under an unusually strong sun for these parts of the world, the path takes us around many beaches and heads, but is actually quite soft and not too hilly. The day is quite well organised as the path to the island of Worms Head is accessible just when we get to Rhossili. And here we go for an interesting new type of walking: crab walking. No, not sideways, but up and down slippery rocks that are usually underwater, covered in mussels and quite slippery. The view of the Rhossili bay from the island is quite exceptional, even if a weird fog covers the top of the dunes. I decide not to get to the last part of the island, as there is a scrambling part I don’t feel like passing. The sun shines, and a few of my hiking mates stay back with me. We get the visit of a very large seal buck – far enough to be safe but I can get my new binoculars out and observe.

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After a well-deserved cold one at the Rhossili pub, we get back to the hostel for an evening of nice beer, lasagnas and star gazing. The bed is not even close to mine, but it is welcome after a great day out. One done, two more to go !

[Voyages] Au fil de l’eau à Paris

Bonheur.

Suite nécéssaire de mon escapade à Disneyland, il me fallait faire un pèlerinage vers les voies d’eau si agréables de la capitale. C’est un fait, j’aime me balader le long de l’eau, donnez moi une rivière, un lac, la mer… Je n’ai pas besoin de beaucoup d’autres choses. Ça fait longtemps que je ne suis pas venue trainer par ici. L’Amie a d’excellentes « adresses », des coins sympas où déambuler à l’aise, notamment « en bas de chez moi », y a des endroits pas moches à Paris, même (surtout ?) hors des sentiers battus. Bonheur.

Au long du bassin de la Villette puis du Canal de l’Ourcq, qui prolonge vers le nord le fameux Canal St Martin, le soleil brille et les jolis tags très colorés pullulent, et ça donne de jolies photos. Je ne connais pas bien, mais c’est très agréable, et il n’y a pas grand monde. A Paris, c’est bien agréable. Il fait très beau, pas encore très chaud certes, mais on desserre quand même l’écharpe. Le printemps arrive. Bonheur.

La ballade continue le long de la Seine, et ses différents ponts. Que d’histoire dans cette partie de la capitale quand même ! Le moindre pilier, le moindre micro parc, si, si, quelque chose de plus ou moins épique s’est passé là. Il fait toujours beau, quoique plus sur l’autre rive. Le Louvre impressionne, le musée d’Orsay émerveille. Les Tuileries bouillonnent de ce rayon de soleil printanier. L’alignement avec l’Arc de Triomphe et la Défense est parfait, la visibilité est excellente. Le café est déjà ouvert et toutes les tables sont prises, ça donne envie. Mais nous nous dirigeons vers le café de WHSmith pour un afternoon tea comme il se doit, thés Twinnings et scones aériens. Je répète, bonheur.

Si les choses s’en étaient arrêtées là, j’aurai dit OK, mais non, nous finissons notre soiree par un dîner exceptionnel au Café Constant, rue Saint Dominique. Sur excellents conseils des Parents. Pas de réservations possibles, et c’est samedi soir, donc on s’y prend tôt (19h15). Nous avons eu une table directement. Est-ce normal? Aucune idée. A l’étage, au cœur de l’action, le serveur nous laisse apprécier notre coupe de champagne avant de nous amener nos entrées, premières asperges vertes pour mois, tarte fine pour l’Amie. Les St Jacques toutes simples mais d’autant plus bonnes se laissent apprécier. Il parait que la joue de boeuf fond dans la bouche. Je ne vous parle pas du baba, plus imbibé c’est impossible. Il y a eu des jaloux. Je réitère, bonheur.

[Voyages] Une escapade à Oxford

C’est par un beau et chaud samedi de juillet (le 23 plus précisément) que ma visiteuse d’un week-end (Carole) et moi avons été visiter Oxford. Cette fameuse ville universitaire est située à environ 50 miles de Hemel, soit à peu près à une heure de voiture.

D’abord, et ça vaut pour la plupart des villes « musées » comme Oxford et Cambridge, je vous conseille vraiment d’opter pour l’option tranquille des park & ride. On trouve une place en 10 secondes, on ne paye pas grand chose pour le parking: 2£ pour 11h, je vous mets au défi de trouver ça plus près du centre-ville. Ensuite on prend un bus qui passe toute les 10 mins et coûte 4 £ pour deux pour un aller-retour. Plus cher que le parking, mais bon ça reste intéressant dans l’ensemble. 10 min plus tard, nous voilà en plein centre d’Oxford. Je valide.

Première impression: mais quel monde ! J’ai du mal à y croire. D’une part, il y a les groupes d’étudiants étrangers (essentiellement asiatiques) en voyage linguistique et

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Plafond de l’escalier – Christchurch College

sûrement en repérage pour une future candidature. Après j’imagine qu’ils ne vont pas pouvoir prendre tout le monde. D’autre part, il semblerait que ce soit un jour de remise de diplôme, alors on voit un certain nombre de parents endimanchés fiers comme des paons avec leur jeune adulte arborant la toge traditionnelle. Amusant à voir.

Première visite, Christchurch College. Un conseil, ne passez pas par Grove Walk/Merton Walk: au milieu, il y a ce qu’on appelle une kissing gate. Seulement une personne peut passer à la fois, dans un sens. Compte-tenu du monde qu’il y a dans la ville, j’ai vu mon premier bouchon humain hors de Londres et de ses stations de métro. Bref, passez par St

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Great Hall – Christchurch College

Aldate’s. On fait la file en plein cagnard, pendant que d’énormes groupes d’étudiants passent vite (on dirait qu’ils ont réservé). Heureusement, malgré le monde, la visite est bien organisée et linéaire donc peu importe le monde. Les fans d’HarryPotter reconnaîtrons l’escalier et espéreront y voir Dame Maggie Smith en McGonagall. Le grand hall aussi semble familier… Bref, on est bien dans une école anglaise prestigieuse. Il ne manque que la magie.

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Plafond de l’escalier – Christchurch College

Après une pause déjeuner bien méritée, nous nous dirigeons vers la Bodleian Library. C’est en arrivant que je me suis souvenue qu’il fallait réserver un tour online pour pouvoir accéder aux bâtiments, pas de visite libre ici. Après tout, c’est une bibliothèque que les étudiants utilisent. Hélas, tous les tours sont complets… Il faudra revenir pour voir ça quand même. Note pour plus tard.

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Magdalen College

Nous décidons de nous balader dans la ville, avec la rivière et éventuellement du punting en tête. Le punting est traditionnel des villes universitaires, je laisse Wikipedia vous expliquer. Mais en passant, nous sommes intriguées par la Magdalen College. On se décide à visiter et quelle excellente décision. C’est beau, il n’y a pas grand monde et on peut se faire une belle ballade le long de la rivière. Il y avait même un mariage dans le cloître, et des chevreuils (d’élevage) dans un champ. C’est chouette, je vous conseille la visite.

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Magdalen College

On finit par sortir de ce bel endroit, et on se dirige vers les endroits qui proposent du punting. Et là c’est le drame. D’une part, on dirait qu’il n’y a que des bateaux à louer, pas vraiment de tours comme à Cambridge. Le punting, c’est dur et on est que deux. En plus, il y a une file d’attente énorme, ça ne donne pas vraiment envie. Et enfin, contrairement à Cambridge, la rivière ne passe pas devant les collèges. Autant vous dire qu’on a vite abandonné l’idée. Si vous voulez tenter l’expérience, allez plutôt à Cambridge.

A défaut, on repart au hasard dans la ville, vaguement en direction de l’autre côté, vers le château, ou ce qu’il en reste. Ici aussi, il y a moins de monde, bonheur. On s’arrête pour luter contre la chaleur avec un cocktail sans alcool au gingembre et avec plein de glaçons, le long d’un canal. Bonheur. Le château a été bien utilisé, l’intérieur à ciel ouvert est occupé par des terrasses de restaurants, des bars. Une bonne ambiance ! Mais il est encore tôt pour le dîner.

Bref, je pense que je retournerai à Oxford, au moins pour visiter la Bodleian library. Mais sûrement hors-saison, si je sais ce que ça veut dire pour Oxford. Des idées ?

Allez, la suite, bientôt.

[Voyages] Dublin – Jour 6: Jameson’s & back

Les bonnes choses ont une fin, il parait… C’est nul, mais c’est comme ça: voilà le dernier article sur mon trip à Dublin ! Après, ma mère m’a dit il ne faut jamais dire jamais, alors, pourquoi pas ? Sauf que là j’ai envie de soleil et de mer (chaude). Comment ça je hante les sites de voyage divers et variés. D’ailleurs si vous cherchez quelqu’un pour voyager en juin ou potentiellement en juillet, je suis là !

IMG_0991J’ai failli réunir deux articles en un, parce que cette dernière journée à Dublin fût bien courte, mon avion étant à 17h. Mais vous me connaissez, je sais profiter du moindre instant. Ce lundi est un jour férié en Irlande: le first monday of May, il ne faudrait pas confondre avec le August holiday ou le June holiday. Quand je pense qu’on s’embête avec des noms comme « ascencion », « pentecote » et autre armistices… Les irlandais ont la vie plus facile, c’est sûr. Après avoir envoyé Alma à l’aéroport (son avion étant plus tôt que le mieux), hop direction les magasins, il faut le dire, je n’en ai pas eu assez. Mais ce jour étant férié, les magasins ouvrent comme ils ouvrent le dimanche: ils ouvrent quand même, mais plus tard.

IMG_0987Ni une, ni deux, je change de plans et je pars directement pour visiter la Jameson Distillery. Un peu tôt pour un whiskey ? Jamais! Et heureusement que je me présente tôt, les visites sont rapidement complètes après la mienne… Un lundi ! Je n’ose même pas imaginer ce que ça doit le week end. J’ai lu que la brasserie Guiness, l’autre attraction alcoolisée de Dublin, était l’attraction payante la plus visitée d’Irlande. J’en garde d’excellents souvenirs, et je vous le conseille grandement. La distillerie Jameson, c’est très sympa aussi, mais à beaucoup plus petite échelle. Au lieu d’une visite libre (qui laisse le temps de profiter), la visite est guidée un peu au pas de course: on n’a pas vraiment le temps de penser aux questions qu’on pourrait poser. Après le guide est très sympa, et la visite intéressante, mais j’ai trouvé que ça allait trop vite. La dégustation est bien faite, on compare le whiskey Jameson (triple distilled) à un whisky écossais (Johnnie Walker, double distilled) et à un bourbon américain (Jack Daniels, single distilled). IMG_0986Mais vu que j’ai fait la dégustation spéciale lors de ma visite d’Edinbourgh l’année dernière, je sais qu’il y a des whiskys écossais  bien meilleurs… Biaisée la dégustation ? Un peu à mon avis… Il est un peu trop tôt dans la matinée, sinon j’aurai tenté la dégustation spéciale aussi.

Mais en sortant, je me félicite de mon choix, j’ai l’impression que mes jambes sont lourdes ! C’est pas grave, je n’ai pas long à faire jusqu’à Penneys/Primark où j’oublie le temps, puis Debenhams où je trouve LE maillot de bain. Je tente une virée vers le magasin outlet de Patagonia de l’autre côté de la rivière: si vous allez à Dublin, je vous conseille d’y aller, les prix sont impressionnants et la qualité est là. Dommage que je n’ai eu besoin de rien.

Et voilà, c’est la fin… J’espère que cette aventure vous a plu ! On verra ce que je vous raconterai la prochaine fois: surprise !

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A bientôt !

[Voyages] Dublin – Jour 5: Dun Laoghaire

Tap Tap Tap. Me revoilà. C’est la fin, je me crois au théâtre on dirait. Il va falloir faire quelque chose… Par exemple, repartir en long week end ? Ah oui pourquoi pas… Mais d’abord finissons-en avec Dublin. Parce que Dublin, c’est bien. Et qu’il faut y aller. Alors j’ai envie de dire, allez-y ! Les billets d’avion sont pas chers, c’est sympa et il y a plein de belles choses à faire dans le coin !

Cette (quasi) dernière journée commence tranquillement, petit dej fort honorable à l’hôtel, que ce soit la première fois est plutôt étonnant mais bon un voyage doit aussi contenir sa part de surprise ! Si tout est joué d’avance, c’est moins drôle (n’est-ce pas Alma?). Bref. Ensuite nous partons litteralement down memory lane, petite rando urbaine pour retrouver l’endroit où Alma habitait pendant le temps qu’elle est restée à Dublin. Quartier sympa, jolie balade mais sacré trotte, quasi une heure aller du centre, c’est un poil plus loin que le Parvis de St Gilles. De retour au centre, on étudie minutieusement les rayons de Marks & Spencer (hum du bon earl grey comme seuls les anglophones savent le faire !). Oui, je sais, un Marks & Spencer vient d’ouvrir sur Bruxelles, mais comme la Guiness sur le continent, « c’est pas pareil ». Ne cherchez pas. On met dix minutes chacune à trouver le sandwich qui nous tente, et hop direction les bancs au soleil à côté de The Church. S’il n’y avait pas de pigeons ce serait parfait mais heureusement une gamine (max 4 ans) nous protège en leur lançant des cailloux. Merci petite !

Le port de Dun Laoghaire

Une séance shopping plus tard, et hop, direction Dun Laoghaire (prononcez deune liri, à peu près, normal). Il s’agit d’un petit port de la banlieue de Dublin (encore elle!), en fait entre le centre et notre précédente étape Bray. Mais cette fois-ci, on prend le bus pour changer. Obligées d’acheter deux paquets de chewing gums pour avoir la monnaie exacte pour le bus… On s’arrête à temps, car heureusement je sais faire le bip, rapport au fou rire le plus violent du séjour, il en faut : »do the bip ! » « euh… bip ? » « no, i meant push the button », ah oui d’accord. Bravo ! Dun Laoghaire est vraiment très joli, et la balade sur l’un ou l’autre des jetées qui ferment le port est sympa, et fort appréciée des locaux en goguette par ce beau dimanche après-midi. Ah oui, parce que ce dimanche, il fait beau. On a eu de la pluie que le jour où on décide de partir plus loin en balade… Est-ce un signe ? Faut-il rester à Dublin ? A méditer. Il ne fait pas chaud mais j’ai l’impression que je m’adapte au temps irlandais. Le soleil rasant sur les bateaux au mouillage, c’est quelque chose.

Le port de Dun Laoghaire
Le port de Dun Laoghaire

Kevin (notre ami/guide local) nous rejoint un peu plus tard, on tente vainement de trouver un pub pour boire une bière. On se replie vers une usine à familles dont le seul avantage est la vue sur le port. Je trippe sur la couleur huître (oui, huître) de la mer, c’est beau. J’ose le dire, j’aime la mer. Un guet-apens plus tard, Alma nous abandonne pour rejoindre son amie d’étude pour faire un retour vers leurs jeunes années bien comme il faut. Je profite pour ma part d’un tour dans le centre ville, en mode exploration sans souci (après tout, quand il y a un local dans le groupe, pas moyen de se perdre), et nous finissons par une excellente bière dans un bar 100% irlandais où je n’aurai jamais eu l’idée de mettre les pieds, encore une fois merci à notre « guide » local. Quelle ambiance, quelle énergie, j’ose le dire: j’aime les pubs irlandais. Ayant marché toute la journée, un généreux lift à l’hôtel plus tard, et hop finie la journée.

Sur ce, à bientôt pour la (courte) suite.

[Voyages] Dublin – Jour 3: Bray to Greystone

Alors que revoilà la sous-préfète… Ou plutôt le troisième épisode de mes récentes aventures irlandaises, après ça et ça. Je vous rassure, je ne suis pas partie un mois, ce sera plus une mini série qu’un long feuilleton à la « plus belle la vie ». Ouf. Au menu de ce vendredi, coolitude.

On ne commence pas trop tôt, parce que bon, la veille à 7h du mat’ ça pique un peu les yeux. Il faut bien qu’on se rattrape, alors direction Irish Breakfast ! Notre guide d’hier nous a recommandé un restaurant qui, à priori, sert les meilleurs irish breakfast du coin: le métro café, pas loin de Grafton Street. J’opte pour l’option sans oeufs (tu déconnes?) soit des pancakes avec bacon et tutti quanti (miam) alors qu’Alma cède au full irish. C’est beau, c’est bon mais au final c’est peut-être un peu trop « tendance » et pas assez authentique. Moi je ne dis rien, je n’y connais rien et c’était bien bon, ma foi. Et le décor est sympa ! Bref, une bonne découverte.

La plage de Bray, avec au fondle promontoire rocheux derrière lequel se trouve Greystones.
La plage de Bray, avec au fondle promontoire rocheux derrière lequel se trouve Greystones.

Ensuite, il faut bien dépenser tout ça, alors on part vers la banlieue de Dublin. Un petit tour rapide en DART (Dublin Area Rapid Transit, qu’est ce vous croyiez ?), et nous voilà en bord de mer dans la station balnéaire de Bray. C’est joli, c’est pas encore la pleine saison mais le soleil pointe son nez, le vent n’est pas trop froid et la mer est belle. Que demande le peuple ? Une jolie balade ? d’accord ! Il faut un peu plus de deux heures (je n’ai pas compté) pour rejoindre Greystones, de l’autre côté d’un promontoire rocheux. C’est beau, c’est facile, bien délimité et bien indiqué, bref une jolie balade à faire par relatif beau temps. Ici, il faut se bouger même si il pleut ! Car il ne pleut jamais longtemps (enfin c’est ce que je croyais jusqu’à ce vendredi fatidique,pour comprendre il faudra le post de demain).

Sur le chemin de Bray à Greystones.
Sur le chemin de Bray à Greystones.

Bref. La côte est couverte de ces arbustes aux fleurs jaunes (des ajoncs épineux, il paraît) qui sentent si bon la noix de coco (étrange en Irlande) et de plein de sortes de fleurs sauvage, j’adore. Il y a aussi des tas d’oiseaux marins, mai aussi le clou du spectacle: j’ai vu un phoque ! Au début, j’étais là « non c’est un rocher », « ah ben non ça bouge », « oh c’est un phoque », « oh il est déjà parti », « reviens ! ». Excellent ! A priori, d’après notre expert local es  Dublin, il était là pour effrayer les oiseaux qui mangeaient son poisson, pas pour manger les oiseaux eux-mêmes. Mouais. C’est pourtant pas mauvais, la mouette, n’est-ce pas ?

Sur le chemin de Bray à Greystones (avec les fameux ajoncs)
Sur le chemin de Bray à Greystones (avec les fameux ajoncs)

Il est 14h30, et devinez-quoi ? J’ai FAIM ! Etrange, non ? Bref, nous nous dirigeons vers un café de Greystones qui nous a été recommandé par le même expert que je mentionne plus haut. Enfin, recommandé, « ah ben non moi j’y suis jamais allé en fait ». Tout ça me rappelle une vieille histoire de Vosges et d’Ardennes. Moi, voyageant dans les Ardennes belges avec des amies, dit « c’est beau par ici, on dirait les Vosges », « ah oui ? tu connais les Vosges? », « ah ben non, en fait ». Oh, oh. Mais fermons la parenthèse. Le café, « The Happy Pear », était un excellent choix, dans le genre magasin/bar bio à l’extrême et bobos qui vont avec, pour un repas en terrasse super sympa avec des bonnes choses dedans. Alma et moi avons cru de prime abord que le bol de ragoût et l’assiette de salade posés sur la table à côté de nous était une sorte de vitrine de ce que nous pouvions manger dans ce bar, donc nous n’avons rien fait que nous émerveiller avec des « oh » et des « ah » quand un oiseau tout mimi est venu choper un morceau de ragoût. Ah, non, en fait il s’agissait de repas d’un jeune homme voyageant seul, qui était rentré quelques minutes dans le bar… Oups !

C’est amusant comme les retours en train paraissent souvent plus long que les allers, et celui-ci n’a pas échappé à la règle. La suite de la journée se passe en séance shopping bien comme il faut dans les magasins de Henry Street (Debenhams, Penneys…), puis nous nous posons à The Church, une église désacralisée (obviously), transformée en lieu de perdition (entendez un bar/resto/boite plutôt sympa). On est vendredi, le bar principal est bondé, tant pis on se replie vers la crypte, quelle bonne idée: un groupe de musique folklorique s’y produit, avec danseurs ! Tout ça se transforme en night club plus tard mais nous restons soft, on mange un peu et hop, retour à l’hôtel pas trop tard. Après tout, nous n’en pouvons plus et le lendemain la journée sera loooooongue.

A bientôt pour la suite !